• 22
  • Oct

Le Conseil constitutionnel relance les hostilités

justice bfLa rumeur se fait de plus en plus persistante. Le Conseil constitutionnel aurait enfin vidé sa saisine à propos de la constitutionnalité ou non de la loi n°026-2008/AN du 8 mai 2008 ou « loi anti-casse ». De sources proches de la Justice, les membres du Conseil ont fini par se décider. Il aurait déclaré la loi constitutionnelle. Mais avant d’en arriver à une telle décision, les sessions ont été houleuses. Que de tiraillements, que de tractations ! De vives tensions, il y en a eu entre conseillers, à ce que l’on dit. Créant même des camps au sein du Conseil. Pendant qu’un camp jugeait la loi anticonstitutionnelle, comme le prétend la défense des étudiants, l’autre argumentait le contraire. En définitive, un camp a pris le dessus et la décision serait prise. Face à une telle situation, à quoi faut-il donc s’attendre à présent ? Du côté de la défense, on attend patiemment d’être informé officiellement avant d’aviser. En tout état de cause, si cette information se vérifie, cela revient à dire que le dossier des étudiants est loin de connaître son épilogue. De grandes joutes oratoires sont donc en perspective…

  • 22
  • Oct

Entre bénévolat et exploitation de l’homme par l’homme

balayeuseLa pauvreté et la misère noire qui frappent les populations sont souvent perceptibles à travers les activités qu’elles mènent pour faire face à leurs besoins. Cela est surtout manifeste au sein de la gent féminine. Ne dit-on pas souvent que la pauvreté a un visage féminin? Nous sommes allés à la rencontre d’un groupe de vieilles femmes qui se battent au sein d’une association dénommée « Association Sougr-Nooma ». Leur combat cache une bien triste réalité. Une exploitation de l’homme par l’homme ? Même si ça ne l’est pas, ça y ressemble

  • 01
  • Oct

SOS, il y a péril en la demeure !

fumeuseEffet de mode ? Volonté de satisfaction d’un besoin naturel réel ? Crise de valeurs ? … Les questions se bousculent. Difficile d’y apporter une réponse non risquée. Le phénomène quant à lui est réel. Il est même préoccupant. La percée de la cigarette au sein de la gent féminine, puisque c’est de cela qu’il s’agit, est inquiétante. Jadis apanage de femmes d’un certain âge et circonscrit dans une certaine catégorie sociale, l’usage du tabac par les femmes a pris aujourd’hui un autre visage. De plus en plus de mineures s’y adonnent dans une insouciance parfois déconcertante. Petite immersion dans le monde des filles fumeuses.

  • 01
  • Oct

« Une tentative de payer une paix sociale pour faire avancer son agenda de réformes », dixit Dr Seydou Ouédraogo

SeydouLes dernières mesures prises pas le gouvernement en réponse à la crise socio-politico-économique dans laquelle est plongé le pays depuis quelques temps ne finissent pas de susciter des réactions. A travers cet entretien, réalisé le 14 septembre dernier à Ouagadougou, le docteur Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, jeune économiste-chercheur, enseignant à l’université Ouaga II, ne se fait pas d’illusion quant à la finalité de ces mesures. Elles ne peuvent pas être efficaces. Affirme-t-il sans ambages. Et pour cause, l’économiste trouve, à travers la myriade de mesures prises, une dispersion d’efforts contraires aux lois élémentaires de l’économie politique. Mais il ne s’arrête pas là, il y voit une tentative du gouvernement de s’acheter une légitimité politique et faire passer un agenda caché, au grand dam des préoccupations réelles des populations. « Ces mesures visent à faire face à un épuisement de la légitimité politique du régime ». Assène-t-il imperturbable. Lisez plutôt…

  • 23
  • Sep

Tentative d’assassinat du Président Compaoré ou simple aventure suicidaire ?

blaise 5Dans la nuit du 30 au 31 août 2013, tout le pays a retenu son souffle. La raison, de fortes détonations ont été entendues dans le quartier Ouaga 2000, faisant penser à des bruits d’armes lourdes. Ces bruits inhabituels ont mis toute la ville en émoi, même en dehors. Alors, les interrogations allaient bon train. Que s’est-il réellement passé ? Quel est le bruit venant de Kosyam qui a troublé la relative quiétude des Ouagalais ?

Le 30 août 2013, aux environs de 20h30mn, de curieux bruits étaient entendus dans la zone de Ouaga 2000. Ils n’ont laissé personne indifférent. Plus curieux, c’est la cascade avec laquelle ils se sont fait entendre. Cela faisait penser à des tirs à l’arme lourde. Mais pour des couche-tard, cela n’empêche personne, à Ouaga, de partager une table avec des amis avant de rejoindre son domicile. Mais les choses se sont précisées quand d’autres coups ont encore été entendus. Il faut vite aller à la source. Dans le quartier Patte d’Oie, l’on est proche de Ouaga 2000. Eh oui, c’est de là-bas que venaient les détonations. Plus précisément du Palais de la Présidence. C’était le silence radio dans ce quartier. Encore curieux pour un soir où le président du Faso venait de recevoir le rapport circonstancié qu’il avait demandé au comité de suivi des réformes politiques. Quelle lecture a-t-il fait de ce rapport ? Plein de supputations. Plusieurs versions sur la table que nous partagions avec des amis. La première est que les conclusions du rapport n’ont pas été du goût du président du Faso. Il faut provoquer une situation de « non droit », inventer un coup d’Etat. Cette dernière n’a pas longtemps tenu la route. La seconde version, et celle qui semblait venir de Kosyam cette fois-ci, c’est qu’un groupe électrogène aurait explosé ou encore des soutes à carburant. Cette dernière version a rassuré les amis autour de la table. On peut continuer la soirée tranquillement. L’un de nous poussa un ouf de soulagement. « Enfin, ils vont régler ça entre eux », a-t-il lancé.

  • 23
  • Sep

Le délibéré attendu pour ce 3 septembre

Maco1La Société burkinabè des filières alimentaires (SBFA) qui commerce avec la marque Baradji a connu des pertes au cours des 7 premiers mois de l’année 2013. De grosses pertes qui ont surpris les responsables de l’entreprise.Ce qui les a conduitsà mettre tout en œuvre pourretrouver l’origine du gros trou. Une trentaine de travailleurs ont été arrêtés puis conduits à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) depuis le 24 juillet 2013. Leur jugement n’interviendra que le 22 août 2013 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Finalement, les agents devront attendre le 3 septembre prochain pour connaître leur sort.

  • 07
  • Sep

Que devient l’ex-cité universitaire de Zogona ?

citeJadis la plus grande cité universitaire du pays, Zogona a hébergé plusieurs générations d’étudiants sur le campus de Ouagadougou. Parmi elles, se trouvent des cadres et des responsables de ce pays. Mais contre toute attente, surtout dans un contexte de crise du logement, le gouvernement procède à sa fermeture définitive en juin 2008, à la suite d’une crise universitaire. Des étudiants qui étaient en lutte autour des questions de laboratoires et de bourses de troisième cycle, ont été durement réprimés le 17 juin, puis jetés hors du campus le 21 juin. Par la même occasion, le gouvernement procède à l’arrêt des prestations des œuvres sociales. A la reprise en septembre de la même année, la cité de Zogona relevait du passé. On apprenait que les locaux seraient aménagés et rétrocédés aux enseignants en vue de pallier le manque criard de bureaux pour ces derniers. Mais cinq ans après, elle demeure dans une situation des plus ambigües.

  • 07
  • Sep

Les règles foulées aux pieds ?

cnouLe 30 juillet dernier dans la soirée, les étudiants des cités universitaires de la capitale apprenaient dans les coulisses la fermeture des cités universitaires pour la période des congés à partir du lendemain 31 juillet. Cette fermeture devait durer deux mois (août et septembre). Bien évidemment, cette nouvelle provoque la psychose et la colère chez bien d’étudiants qui ont trouvé des formes et des moyens pour se faire entendre à travers des manifestations spontanées à la Patte d’Oie, à Gounghin et à Kossodo. A l’opposé, l’Etat a réagi une fois de plus par la répression entraînant au passage d’énormes dégâts. Mais pourquoi la décision de fermeture intervient-elle si brusquement ? Quelles sont les dispositions en la matière ? Ce sont là des questions de non moins importance auxquelles nous nous sommes intéressés.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite