• 11
  • Déc

La torture, l’autre plaie de la démocratie burkinabè

torture

Le comité   de lutte contre la torture (CAT : Committee Against Torture en anglais) des Nations unies a tenu du 28 octobre au 22 novembre 2013 sa 51e session, à Genève en suisse. A l’occasion, de nombreux Etats parties à la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ont présenté leurs rapports d’état de mise en œuvre. Le Burkina était présent à cette session pour présenter, avec un grand retard, son rapport initial. Les membres du comité n’ont pas manqué de remonter les bretelles au gouvernement burkinabè. Ils ont formulé de nombreuses critiques sur ce rapport initial et la situation des droits humains de façon générale au pays des Hommes intègres.

  • 11
  • Déc

La chasse aux lesbiennes

femmeLa nuit du samedi 9 novembre fut particulièrement chaude au quartier Wayalghin de Ouagadougou. Des filles accusées d’être des lesbiennes ont été délogées manu militari par un groupe de jeunes du quartier. un ultimatum de quatre jours, à compter du mercredi 6 novembre leur avait été donné pour quitter le quartier. A l’expiration de celui-ci, le « couple » ne s’était pas exécuté. Les jeunes sont donc passés à l’acte. Retour sur une nuit mouvementée dans ce quartier situé au côté nord de l’échangeur de l’est.

  • 03
  • Déc

Un crime sanglant

migrantsPourquoi les métropoles européennes sont-elles pleines d’Africaines et d’Africains au regard hagard, au sourire contrit, désemparés – mendiant pauvrement, vendant à la tire, « bossant » durement, le balai à la main, la pelle au bout du bras, fouillant la benne à ordures derrière le restaurant ? Quel désespoir incommensurable a bien pu chasser ces êtres admirables hors de leur patrie ensoleillée – qu’ils apprécient tant ¬– et les pousser sur les chemins de l’exil pleins de périls pour aboutir à Bruxelles, Londres, Paris, Athènes, Barcelone…? Leur exode risqué s’est amorcé il y a une dizaine d’années au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en RDC, au Burkina, au Kenya, en Somalie, au Mali ou au Rwanda, peu importe; il a toujours débuté là où leur vie était menacée, puis par monts et par vaux, à pied, en car, en train ou en bateau, la longue caravane des déshérités s’est ébranlée laissant çà et là son tribut d’éclopés, d’affamés, d’épuisés, de morts vivants, dans le grand désert brûlant, sur les chemins de brousse mal famée, dans l’océan déchaîné jusqu’à Ceuta l’insolente, tripoli la décadente, Alexandrie l’énigmatique ou Tunis la tragique. Là, les derniers rescapés de ces sentiers de souffrance se feront offrir à gros prix par un passeur bandit de compléter la traversée du continent – de la faim – vers un illusoire paradis pour démunis où ils iront grossir les rangs des exclus de la prospérité tapageuse et surfaite. Nul ne sait encore sur ce rafiot de la mort qu’au bout de ce chemin de calvaire sur les flots mortifères, la dernière épreuve sera d’être arraisonné avant d’être retourné sur leur chemin d’amertume !

  • 03
  • Déc

Le pouvoir avance à pas mesurés, l’opposition affûte timidement ses armes

Blaise compaoreeeeeeDans notre précédente édition, nous annoncions que le processus de création du front républicain impliquait l’introduction à l’Assemblée nationale par le gouvernement d’un projet de loi portant modification de la Constitution pour permettre à l’Assemblée nationale de délibérer en toute légalité, en attendant la mise en place du Sénat et des débauchages dans l’opposition pour l’affaiblir. Les choses se précisent maintenant. En effet, deux projets de loi ont été adoptés par le Conseil des ministres du mercredi 16 octobre dernier. L’un portant modification de la Constitution et l’autre du statut de l’opposition. Ils sont déjà sur le bureau du président de l’Assemblée nationale. Le projet de loi portant modification de la Constitution sera examiné le 12 novembre prochain par les députés. Celui sur le statut de l’opposition passera à la plénière du 17 décembre.

  • 10
  • Nov

 Démystifier le langage de l’économie

defie eSeptembre 2012 – septembre 2013, un an qu’un groupe d’acteurs multidisciplinaires portaient sur les fonts baptismaux le magazine « Défis Economiques ». Contribuer à rendre l’information économique pertinente, claire et accessible à tous, en décodant le langage ésotérique des économistes et en suscitant des débats contradictoires sur des thématiques d’intérêt, tel est le sens du défi que se sont lancé les promoteurs de ce magazine. A en croire Idrissa Mohamed Ouédraogo, Directeur de publication de « Défis Economiques », l’idée est née d’un constat : le paysage médiatique burkinabè d’alors ne comptait aucun titre dédié à l’économie.

  • 10
  • Nov

Vite des actions fortes

vih sida afriqueDans les 13 régions du Burkina Faso, les PVVIH sont confrontés à de nombreuses difficultés pour accéder aux médicaments essentiels. Les résultats d’une sortie de collecte d’informations sur l’accès aux soins par les PVVIH , réalisé par le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME) parlent d’eux-mêmes. Le réseau appelle donc à des actions fortes pour préserver la santé et le bien être de ces citoyens.

  • 22
  • Oct

Pas un pas sans l’opposition !

coutumiersLes chefs coutumiers ont été reçus par le chef de l’Etat le 16 septembre 2013 à sa résidence de Kosyam. Ils ont dit être venus sur convocation de Blaise Compaoré qui entendait partager ses préoccupations de l’heure avec eux. Il s’est donc agi de la situation nationale marquée par les controverses sur la mise en place du Sénat. La presque totalité des « têtes couronnées étaient présents : le Mogho Naaba, le Roi du Gulmu, le Roi du Yatenga, les Dima de Boussouma et de Tenkodogo, …). Ils ont été convoqués et ils ont donné leur point de vue. Pour l’essentiel, ils marquent leur accord pour l’institution, mais à une condition : l’implication de l’opposition. C’est dire donc que la mise en place de cette institution qui divise les Burkinabè ne sera pas une chose aisée pour le chef de l’Etat. Après la remise du rapport circonstancié du Comité de suivi et d’évaluation, Blaise Compaoré a entrepris des rencontres de concertation avec les religieux et les coutumiers uniquement. Chacun donnant son point de vue. La condition des chefs coutumiers semble une condition presque irréalisable, du moins si nous restons dans la logique du président du Faso. Ils demandent que l’opposition puisse être prise en compte dans la mise en place du Sénat. Selon le porte-parole des chefs coutumiers, le Roi du Gulmu, Sa Majesté Koupiendiéli, « le Sénat étant créé par une loi, il faut qu’il y ait toutes les dispositions pour que ce Sénat soit préservé, qu’il soit institutionnalisé et fonctionnel. Mais auparavant, il faut qu’il y ait la paix, et qu’il y ait l’entente avec tous les partis d’opposition afin qu’on puisse prendre le chemin ensemble et obtenir les objectifs auxquels nous aspirons tous ». Mais le hic, c’est que Blaise Compaoré n’a jamais entrepris des rencontres avec son opposition réelle dans le cadre de la gestion du pays, surtout pour les grandes questions nationales. Le Président ne peut pas, pour le moment, se satisfaire de la position des coutumiers. Cela parce que l’opposition ira, si le chef de l’Etat l’appelle, dire un non catégorique à l’institution.

  • 22
  • Oct

Le Conseil constitutionnel relance les hostilités

justice bfLa rumeur se fait de plus en plus persistante. Le Conseil constitutionnel aurait enfin vidé sa saisine à propos de la constitutionnalité ou non de la loi n°026-2008/AN du 8 mai 2008 ou « loi anti-casse ». De sources proches de la Justice, les membres du Conseil ont fini par se décider. Il aurait déclaré la loi constitutionnelle. Mais avant d’en arriver à une telle décision, les sessions ont été houleuses. Que de tiraillements, que de tractations ! De vives tensions, il y en a eu entre conseillers, à ce que l’on dit. Créant même des camps au sein du Conseil. Pendant qu’un camp jugeait la loi anticonstitutionnelle, comme le prétend la défense des étudiants, l’autre argumentait le contraire. En définitive, un camp a pris le dessus et la décision serait prise. Face à une telle situation, à quoi faut-il donc s’attendre à présent ? Du côté de la défense, on attend patiemment d’être informé officiellement avant d’aviser. En tout état de cause, si cette information se vérifie, cela revient à dire que le dossier des étudiants est loin de connaître son épilogue. De grandes joutes oratoires sont donc en perspective…

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite