• 03
  • Mar

Qui finance la médiation ?

mediationCertains diront encore que nous cherchons des poux sur un crâne rasé. Mais la question mérite bien d’être posée. Car parfois, les sources de financements conditionnent l’issue des négociations. Pour une médiation autosaisie, il n’y a logiquement pas de question à se poser. Car ceux qui ont décidé de s’autosaisir de la situation sociopolitique nationale devraient se donner les moyens de garder leur indépendance de tous les bords politiques.

  • 19
  • Fév

Militaires ou bandes de voyous ?

ComandosOn avait cru ces pratiques dignes d’un autre âge révolues. Mais que nenni. Les évènements de la nuit du 10 au 11 janvier 2013 au secteur 3 de Tenkodogo viennent nous rappeler cette autre réalité hideuse qui colle à la peau de notre armée. Pour la moindre futilité en ville, des militaires n’hésitent pas à aller s’organiser en bande et se servir des biens que le contribuable a mis à leur disposition dans le cadre de leur travail pour aller régler des comptes privés. Pire, ils s’en servent pour aller commettre des actes répréhensibles, des actes qui déshonorent toute l’Armée nationale.

  • 05
  • Fév

Justice aux ordres, avez-vous dit ?

justice bfC’est avilissant ! Avouons-le. Un magistrat, ça a du cran, de la personnalité, de la dignité, de l’honneur à défendre. Un magistrat, ça ne devrait pas se laisser utiliser comme un vulgaire domestique. Un magistrat, ça ne devrait pas voguer au gré du vent, tel un papillon, sans réelle autorité sur sa trajectoire. Un magistrat, ça devrait être le seul symbole de vertu qui devrait demeurer, même quand tout le reste de la société est parti à la perdition. Ô que dommage! Dommage qu’au Burkina Faso, magistrat rime désormais avec larbinisme, filouterie, servilité abjecte.

  • 20
  • Jan

Pauvre Madiba !

MandelaDécidément Nelson Mandela aura tout vu de son vivant comme après sa mort. Le décès de Madiba survenu le 5 décembre 2013 a donné lieu, comme il fallait s’y attendre, à une vague de témoignages de compassion et d’hommage en provenance de la planète entière. Cette circonstance malheureuse a permis à l’humanité entière de mesurer une fois de plus la grandeur et l’aura de l’homme. Tel un courant irrésistible, il emporte tout sur son passage. Même les dictateurs les plus invétérés s’efforcent, dans une hardiesse frisant parfois le ridicule, de s’identifier à l’illustre disparu. C’est ainsi que l’on a pu écouter ébahi des gens dont la vie, les reflexes, les valeurs et les actes sont aux antipodes de ceux de Mandela, affirmer sans sourciller qu’ils ont été inspirés par Mandela. Quel choc pour la mémoire du pauvre! Comment des individus scotchés au pouvoir depuis des décennies, des individus toujours prêts à tripatouiller leur Constitution, des fauteurs de troubles, des trafiquants d’armes, des bandits de grands chemins reconnus, des gens n’hésitant pas à surfer sur des flots de sang de leurs concitoyens pour se maintenir au pouvoir osent-ils s’identifier à Nelson Mandela ? C’est à se demander s’il y a eu deux Mandela.

  • 11
  • Déc

Ce qu’il faut savoir

dengueLa dengue est une maladie due à un virus appelé « arbovirus », largement répandu dans les pays tropicaux et en forte expansion en Afrique depuis 30 ans. La maladie est transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique (Aedes albopictus) qui a la particularité de piquer durant la journée. Nous sommes en pleine période épidémique, puisqu’elle s’étend du mois d’août au mois de décembre, c’est-à-dire lorsque les moustiques vecteurs sont plus nombreux. Cette infection virale entraîne habituellement de la fièvre, de forts maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, une fatigue, parfois des nausées, vomissements et souvent une éruption de petits boutons rouges sur la peau.

  • 11
  • Déc

himoCourant septembre dernier, le gouvernement a pris une batterie de mesures dites exceptionnelles, pour faire face à la vie chère qui tenaille les Burkinabè depuis belle lurette. Nombreux sont les observateurs avisés qui avaient prédit l’échec de ces mesures vu leur caractère manifestement hasardeux, inapproprié et le manque de clairvoyance qui les caractérise. Plus de 64 milliards FCFA. C’est ce que ces mesures coûteront au Trésor public. Parmi les mesures énoncées, une concerne la création d’emplois et de revenus, à travers le recrutement temporaire de 83 720 jeunes et femmes pour des travaux à hautes intensités de main d’oeuvre (HIMO). La mise en oeuvre pratique de cette mesure sur le terrain fait sourire.

  • 03
  • Déc

C'est indécent !

argent-cfaLes plaintes et complaintes se font de plus en plus persistantes. Un affairisme d'un autre genre a pion sur rue dans les banques et autres établissements financiers. Manifestement, il ne fait plus bon d'avoir un projet et de solliciter un prêt bancaire pour sa réalisation. La qualité et la pertinence du projet ne semblent plus déterminantes. Seul élément qui compte dans ces établissements, le pourcentage que le demandeur consent à rétrocéder à certaines personnes intervenant dans le circuit du crédit au sein de la banque. Ainsi fonctionne le milieu désormais. Malheur à celui qui s'y méprend. Votre projet a beau être pertinent, porteur, il a beau intéresser la banque, si vous n'êtes pas prêt à " faire une proposition concrète", votre dossier moisira dans les tiroirs. Beaucoup d'usagers l'ont appris à leurs dépens. Les témoignages sont légion. Le plus souvent, après avoir accusé réception du dossier de demande de prêt, la petite cellule de crédit de la banque, jugeant le projet intéressant, peut même convoquer le requérant pour amples informations.

  • 08
  • Nov

Pourquoi est-il si difficile de lui donner une sépulture digne de son rang ?

thomsankLa tombe de Thomas Sankara, se rappelle-t-on, avait été l’objet d’une tentative de profanation dans la nuit du 27 au 28 juillet 2011. Cet acte ignoble avait suscité l’indignation générale au Burkina Faso, voire dans le monde entier. A l’occasion, se souvient-on aussi, les autorités gouvernementales, le Premier ministre Luc Adolphe Tiao en tête, avaient pris l’engagement solennel de réhabiliter cette tombe. Les émotions et la fièvre des condamnations une fois retombées, les belles paroles du gouvernement sont restées lettres mortes. Des années se sont écoulées. Le gouvernement n’a rien fait dans le sens d’une réhabilitation de la tombe de celui qui est pourtant classé aux rangs les héros nationaux. Celle-ci est restée dans son état de lambeau, jusqu’à ce que les partisans du défunt décident de la réparer des séquelles de la tentative de profanation. La tombe de Thomas Sankara continue de trôner dans des conditions écœurantes au cimetière de Dagnoen. Plus qu’une insulte pour la mémoire de l’homme lui-même, l’état de cette tombe est, à la vérité, une honte, un déshonneur pour la nation burkinabè toute entière et ses gouvernants au premier chef. Il est sans doute temps de mettre fin à cette imposture qui n’honore personne.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite