Y. Ladji Bama

Y. Ladji Bama

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L'incivisme rampant semble être un problème face auquel les autorités burki­nabè sont désemparées. Depuis des années que ce phénomène est en train de gagner du terrain à une vitesse exponentielle dans la société burkinabè, aucune esquisse de solution sérieuse ne pointe à l'horizon.

Dans Le Reporter N°224 du 15 octobre 2017, nous révélions les sombres dessous de l'implication du Général de gendar­merie Djibrill Bassolé, dans le coup d'Etat du 16 septembre 2015. Nous retracions les nombreux contacts téléphoniques que l'homme a eus avec ses acolytes, que ce soit au sein du RSP parmi les civils à l'intérieur comme à l'extérieur du Burkina, y compris avec des djihadistes, pour faire aboutir le foireux coup d'Etat dont il se présente finalement, disions- nous, comme le réel cerveau.

L'enquête menée par le consortium international des journalistes d'investigation (CIJI) en collaboration avec le Journal Le reporter, dans le cadre du projet « Paradise papers », au sujet de l'exploitation de la mine de zinc de Perkoa, dans la province du sanguié, a visiblement touché là où ça fait très mal.

Un amateurisme d éroutant !

Ces dernières semaines ont été marquées au Burkina Faso par de grosses bourdes au sommet de l'Etat. Après la signature en août 2017 d'un accord de siège aux contours fumeux au profit de Coris holding, le ministère en charge des Affaires étrangères s'est illustré également par une nomination d'ambassadeur aux contours tout aussi brumeux qui a provoqué un incident diplomatique avec l'Ethiopie.

« Quand vous empruntez une marmite à quelqu'un pour préparer le dîner, ne la rendez pas vide ». Ces paroles sont celles du chef de village de Perkoa, dans les années 70-80. Le vieux sage ne croyait certainement pas si bien dire lorsqu'il rappelait ce dicton aux tous premiers explorateurs du site de la mine de Zinc, venus dans le village, en vue de son exploitation future.

Sous le régime Compaoré, le minis­tère de la Santé avait commencé à donner le bon exemple à travers le recrute­ment des Directeurs géné­raux des centres hospitaliers par la procédure d'appel à candidature. C'est ainsi que la quasi-totalité des DG des centres hospitaliers natio­naux et même régionaux ont été recrutés par cette procédure, reconnue par tous comme gage de transparence, de bonne gouvernance et de promo­tion basée sur le mérite.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite