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Fonction publique

17 novembre 2015 Auteur :   Y. Ladji BAMA
Choisir entre un déficit momentané de personnel et un personnel à la moralité douteuse !

fonction publiqueL’affaire des fraudes aux concours de la Fonction publique session 2015 ne finira sans doute pas de faire parler d’elle de sitôt. En plus du volet judiciaire en cours, il y a le bras de fer opposant le ministère en charge de ces concours et ceux qui revendiquent leur annulation pure et simple et leur reprise, dans de meilleures conditions. A regarder de près les arguments des uns et des autres, il y a lieu d’appeler l’autorité à faire le bon choix, le choix de la raison. Si tout le monde, y compris le ministère lui-même, est d’accord pour reconnaître que ces concours ont été émaillés de fraudes, les arguments de moyens, de temps et autres ne devraient aucunement tenir. La fraude, la corruption, la réussite à la courte échelle, … ont atteint un tel seuil de gravité dans la société burkinabè qu’il faut désormais des signaux forts à travers des actes volontaristes pour venir à bout des fléaux. Les faux-fuyants, les ruses et autres jeux de cache-cache doivent être absolument bannis au profit d’actions vigoureuses à même de marquer durablement les esprits. Dans ce sens, laisser passer ce cas manifeste de fraudes serait un grave recul et un précédent très dangereux dans ce contexte post insurrectionnel du Burkina Faso. Même à considérer que l’argument des moyens financiers avancé par le ministère soit justifié, il ne serait pas superflu de considérer cette autre proposition consistant à annuler définitivement ces concours pour cette année et répercuter les effectifs sur la session 2016. Entre un déficit momentané de personnel (juste pour une année) et un personnel à la moralité douteuse, le choix est évident. Il ne faut pas se voiler la face. Il y va de la crédibilité de l’administration publique, et par-delà, de la survie de toute une nation.

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