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Coup d'Etat de Gilbert Diendéré

09 novembre 2015 Auteur :   Y. Ladji BAMA

une175« Bori bana » (la fuite est terminée). Cette phrase chère au professeur Ki-Zerbo trouve tout son sens aujourd’hui, avec la situation actuelle de Gilbert Diendéré. Ce Général d’un autre genre se retrouve, sauf séisme, au terme d’une sulfureuse et affreuse carrière bâtie dans le sang, les complots, les sordides trafics de tout genre, etc. Il retourne donc dans les poubelles de l’histoire comme il était venu : dans le sang. Véritablement révélé au monde, et aux Burkinabè en particulier, un certain 15 octobre 1987, où il aura, selon toute vraisemblance, été le commandant en chef de la sinistre expédition du Conseil de l’entente, ayant coûté la vie au Président Thomas Sankara et à sa douzaine de compagnons, Gilbert Diendéré n’en finira jamais avec le sang humain.

Sa carrière n’aura été qu’un ruisseau de terreur et de sang. Son nom revient, 2 ans plus tard, dans la liquidation des deux autres chefs historiques de la Révolution d’Août, Henri Zongo et Jean-Baptiste Lingani, en 1989. Ensuite, il n’est jamais loin des autres assassinats ayant jalonné le parcours du Front populaire jusqu’à l’avènement de l’Etat de droit. Propulsé par la suite à la tête du tristement célèbre RSP, véritable machine à tuer et à griller de l’humain, spécialisée dans le crime et l’économie de rapine, il a multiplié les hauts faits de guerre. Dabo Boukary, Guillaume Sessouma, Oumarou Clément Ouédraogo, David Ouédraogo, Norbert Zongo etc. sont les plus célèbres. Quid de ces anonymes disparus sans traces ? A l’international, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Léone, l’Angola, … sont au nombre des terres de conquête de ce ramassis de « voyous » (pour emprunter le mot à Robert Ménard) abusivement baptisé « unité d’élite ». Il ne reste plus qu’à ouvrir au plus vite le procès de ces terroristes patentés, Blaise Compaoré y compris, afin qu’ils aillent méditer le reste de leur vie en prison, avec sur la conscience les fantômes de toutes ces vies fauchées.

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