• 10
  • Juil

Quand des privées s'approprient les réserves et espaces verts

sonaturL’histoire remonte à 2003, avec la mise en œuvre du projet ZACA (zone d’activités commerciales et administrative) dans les quartiers Zangouetin, Kiendpaalogo et Koulouba de Ouagadougou. Des populations sont délogées, c’est le terme par lequel il faut les appeler, puisque ce ne sont pas des déplacées. A leur délogement, il leur a été promis des habitats adéquats et selon des normes requises, afin de leur permettre de vivre dans un milieu adapté. Ce sont normes, ce sont le sanitaire, les infrastructures socio-éducatives, les espaces réservés aux loisirs et bien d’autres. Il faut ajouter à tout cela les réserves administratives et les espaces verts. Ces espaces qui constituent des secours pour l’Administration en cas d’urgence nationale. Par la suite, des maisons pour se loger, les habitants de ce quartier ont pu en construire, à qui mieux-mieux. Et voilà ! Les habitants de la trame d’accueil de Ouaga 2000 sont en passe d’être envahis pas des bâtisses. Tout l’espace est en train d’être occupé par des constructions de tout genre. Qui construit dans les réserves administratives de la trame d’accueil de Ouaga 2000 ? Quelle autorisation a été requise ? Qui a signé lesdites autorisations de déclassement ?

  • 10
  • Juil

affaireor2Dans notre édition du 1er au 14 juin dernier, nous faisions écho d’une rocambolesque affaire de fraude au sujet d’une quantité de plus de 23 kg d’or saisie par la Brigade anti-fraude de l’or (BNAF). Une affaire qui est en train de virer au déni de justice (sens politique du terme), voire à la duperie. Malgré une décision de Justice le lui ordonnant, le DG de la BNAF, écrivions-nous, avec la bénédiction de sa hiérarchie, refuse de restituer l’or à son propriétaire légitime. Vraisemblablement, notre article a fait un effet sismique dans les hautes sphères de l’Etat, plus particulièrement au sein du ministère en charge des mines.

  • 10
  • Juil

Ces “suspects sérieux” qui disparaissent les uns après les autres

YaroSales temps pour les suspects sérieux identifiés par la Commission d’enquête indépendante (CEI) dans le cadre de l’assassinat de Norbert Zongo en 1998. Ils sont en train de disparaître, fauchés les uns après les autres par la mort. Le 12 juin dernier, c’était au tour du soldat Ousséni Y aro de s’en aller. Dans le dénuement total. A-t-on appris. Avant lui, c’était le sergent Edmond Koama et l’adjudant Marcel Kafando, pour les cas connus.

Des disparitions qui compliquent davantage un dossier déjà pas si aisé à élucider. Sur les 6 qu’ ’ils étaient au départ, les suspects sérieux ne devraient rester que deux ou trois en vie. Pour le dernier disparu, le soldat Yaro, sa mort est survenue dans des conditions des plus pathétiques. A ce qu’ ’on dit, ses derniers moments sur terre n’ont pas été du tout aisés.

  • 23
  • Jui

Des licenciements en cascades

YougaLe bras de fer engagé entre travailleurs et l’administration de la mine d’or de Youga depuis le mois de février dernier se poursuit toujours. Parti de l’affiche de caricatures des ouvriers autour de leurs conditions de vie et de travail, que l’administration a trouvées injurieuses, la société Burkina Mining Company (BMC) a interdit toute activité syndicale sur le site depuis le 15 mars. Le 22 mai, la direction de BMC procède au licenciement des travailleurs dont des délégués du personnel et des délégués syndicaux, malgré le refus de la Direction régionale du Travail du Centre-Est (Tenkodogo). En outre, la gendarmerie a occupé le site depuis quelques jours.

  • 23
  • Jui

Une affaire brûlante de «deal» de plus de 23 kilos d’or !

promin Salif KL’affaire fait grand bruit en ce moment dans les milieux judiciaires et embarrasse fortement au sommet du ministère en charge des mines. Courant mars 2012, la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) saisit une importante quantité d’or sur la RN4, route de Pô. Le détenteur, immédiatement mis aux arrêts et déféré à la MACO, est poursuivi notamment pour fraude en matière de commercialisation d’or. Au terme d’un marathon judiciaire, l’intéressé est blanchi et relaxé. La Justice ordonne par ailleurs la restitution de l’or, jusque-là censé être sous scellé à la BNAF, comme le prévoit la loi. Mais depuis lors, ça coince. Que de tribulations et d’atermoiements! Le propriétaire légitime éprouve toutes les peines du monde pour rentrer en possession de son or. Le Directeur général de la BNAF refuse de s’exécuter malgré la décision de Justice. Selon certaines indiscrétions, bien avant que la Justice ne tranche l’affaire, l’or avait déjà disparu des locaux de la BNAF, apprend-on. Pour quelle destination ? Bien malin qui saura le deviner !

  • 23
  • Jui

gendPourquoi le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Blaise Compaoré, s’est-il comporté de la sorte ? C’est la question que l’on se pose tout de suite, en découvrant cette troublante affaire. D’aucuns se demandent même si c’est vraiment lui qui a fait ça. Tant les faits sont invraisemblables et indignes du ministre de la Défense, de surcroît président du Faso, chef suprême des armées et garant du respect de la Constitution qu’il est. De quoi s’agit-il exactement ? Courant 2012, il a décidé de mettre fin à la carrière professionnelle de deux jeunes femmes gendarmes, en les radiant des rangs de la Gendarmerie nationale, par arrêtés ministériels. Cependant, les arrêtés de radiation posent problème à bien des égards. Leur légalité est sujette à caution. L’affaire a atterri sur le bureau du juge administratif. Celui-ci a fait droit à la cause des plaignantes, en ordonnant le sursis à l’exécution desdits arrêtés. Mais, près d’un an après, les intéressées ne sont toujours pas rétablies dans leurs droits. Au grand mépris de la Justice.

  • 06
  • Jui

Dans l’empire des sans foi ni loi !

namendeDécidément, certains acteurs du monde du transport en commun au Burkina Faso sont incorrigibles. Comme si les nombreux accidents de la circulation déplorés au quotidien, avec leurs cortèges de blessés et de morts, ainsi que les nombreuses actions de sensibilisation menées par l’autorité publique et les médias n’avaient aucune prise sur eux. Ces négriers des temps modernes ne sont visiblement pas prêts de renoncer à leurs pratiques rétrogrades et assassines sur nos routes. La société de transport « Air Namendé» intervenant sur la ligne Ouagadougou – Boulsa fait incontestablement partie de ceux-là.

  • 23
  • Mai

Les travailleurs s’interrogent sur leur avenir

air bOù va Air Burkina à cette allure? C’est la question que se pose le personnel de cette compagnie aérienne depuis un certain temps. La perte de certains avantages des travailleurs, la fermeture de représentations comme celles de Pointe Noire et de Douala, le rappel de plusieurs représentants…ont fini par attirer l’attention des travailleurs sur l’avenir de la compagnie et partant leur avenir. Durant ce mois d’avril, les délégués du personnel et les délégués syndicaux n’ont cessé de multiplier les actions en vue d’interpeller les responsables de la boîte et l’Etat sur leur responsabilité. Certains travailleurs craignent même une compression du personnel.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite