• 25
  • Aoû

Le torchon brûle- t-il chez Soungalo Ouattara ?

anLe 20 juillet, à l’appel de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la fraude, la corruption, l’impunité et pour les libertés (CCVC), les Burkinabè ont exprimé massivement leur mécontentement à la place de la Nation, au cours d’un meeting organisé dans le cadre de la journée nationale de protestation contre la vie chère. Parmi les nombreuses pancartes, banderoles et autres affiches, on a pu apercevoir la marque d’agents de l’Assemblée nationale. Fait insolite ? Cela reste toute de même une première dans l’histoire, de l’avis de certains observateurs. Mais la question qui revenait sur toutes les lèvres était de savoir ce qui se passe dans l’administration parlementaire pour que des agents viennent à soutenir publiquement la lutte de la CCVC. En s’y intéressant de près, l’on se rend compte que la frustration était bien grande chez certains agents.

  • 25
  • Aoû

Le député, les préfets et le secrétaire titulaire !

jeromeLe jeune Issaka Kaboré, secrétaire titulaire du tribunal départemental de Zam, dans la province du Ganzourgou, est inquiet. Son poste au sein de la préfecture de cette localité est menacé. Sa décision de quitter le parti au pouvoir pour rallier l’opposition est, dit-il, à la base de cette situation. Selon lui, le député CDP de la localité, Jérôme Compaoré, qui aurait été à la base de son accession à ce poste, il y a quelques années, cherche à l’évincer, du fait de son nouveau bord politique. Diverses machinations sont orchestrées, soutient-il, à cette fin. Mais le député incriminé s’en défend.

  • 25
  • Aoû

SamskSIls occupent le devant de la scène depuis l’avènement du concept de « balai citoyen » qu’ils ont mis en place, dans le sillage de la lutte pour le changement en cours au Burkina Faso. Eux, ce sont les artistes musiciens Sams’K le Jah et Smokey. En ces temps d’incertitudes, où le peuple burkinabè négocie un tournant décisif de son histoire, ils ont décidé de ne pas rester en marge de l’écriture de cette histoire. « Grandes gueules » devant l’éternel, ils ne manquent pas d’occasion pour asséner leurs coups de gueule, abrupts et sans état d’âme. Ils sont à l’avant-garde de lutte avec leur trouvaille qui, plus qu’un simple concept, se veut toute une « philosophie de vie ». Le concept ne cesse de faire des émules. Et, face à la vague déferlante que cela suscite, les deux frangins, comme ils aiment s’appeler, se disent plus que jamais engagés et déterminés à aller jusqu’au bout de leur combat. « Nous ne sommes pas là pour reculer ». Affirment-ils d’emblée. Du contenu de ce concept, du sens de leur engagement, des difficultés qu’ils rencontrent, de leurs chances de réussite ainsi que de bien d’autres questions d’actualité, les deux artistes parlent sans périphrase, dans cet entretien qu’ils nous ont accordé dans la soirée du 26 juillet dernier, à Ouagadougou.

  • 04
  • Aoû

Le CDP va-t-il rouler Me Gilbert Ouédraogo (ADF/RDA) dans la farine ?

NoelDepuis janvier dernier, l’ADF/RDA ne fait pas partie du dernier gouvernement Tiao. Cela faisait longtemps que ce parti n’avait pas boudé son entrée dans un gouvernement de Blaise Compaoré. Les supputations vont bon train quant aux raisons réelles de cette absence. Mais dans cette situation, le parti de l’éléphant n’est pas le seul à ne pas se satisfaire de cette rupture, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) aussi. Le parti au pouvoir, le CDP, semble n’avoir pas digéré lui aussi cette déconvenue avec son « épouse préférée » qu’est l’ADF/RDA. Alors, il a entrepris de ramener « l’épouse fougueuse » dans le domicile conjugal d’autant plus que la sérénité n’est plus de mise dans le foyer. Va-t-on vers un remaniement gouvernemental ? Qui seront les nouveaux membres du gouvernement ? En tout cas, certains militants de l’ADF/RDA semblent intéressés. Qui sont-ils ces militants de l’ADF/RDA  qui veulent dribler Me Gilbert ? Ont-ils l’onction du président du parti ?

  • 04
  • Aoû

magistratAu plus fort de l’affaire dite des 23 kilos d’or (cf. Le Reporter N° 119, 120 et 121), les syndicats de magistrats, à travers leur comité intersyndical, étaient entrés dans la danse. Une entrée qui s’était faite de façon fracassante et retentissante, puisque les intéressés n’avaient pas fait dans la dentelle. Ils n’étaient pas passés par quatre chemins pour exiger, dans une lettre ouverte en date du 25 juin 2013, la démission et la mise à disposition de la Justice du ministre Garde des Sceaux, Dramane Yaméogo. Ils lui reprochaient notamment une atteinte grave et intolérable à l’indépendance de la Justice et à la séparation des pouvoirs. Dans le même temps, son collègue des mines, Salif Kaboré, devrait lui aussi, rendre des comptes à la Justice, pour le discrédit jeté sur une décision de Justice à travers ses commentaires jugés déplacés. Inutile de dire que cette sortie des magistrats avait suscité de gros espoirs et fait rêver plus d’un citoyen burkinabéè, quant à l’avènement d’une justice indépendante, juste et équitable pour tous. Maldonne! L’on est sans doute allé trop vite en besogne. C’était manifestement sans compter avec les vraies réalités du monde des robes noires. Au détour d’une session du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 8 juillet dernier, les contempteurs de Dramane Yaméogo ont pris un virage à 180 degrés.

  • 20
  • Juil

Une mobilisation historique à Ouagdougou

senatLe 29 juin dernier, les partis de l’opposition ont organisé sur l’ensemble du territoire national, une marche de protestation contre la mise en place de la deuxième chambre parlementaire, le Sénat , mais aussi contre ce qu’ils ont qualifié de mauvaise politique du gouvernement. A Ouagadougou, des milliers de gens ont honoré ce rendez-vous à la place de la Nation qui était le lieu du rassemblement. Mais les choses ont fini par tourner à l’envers. La marche s’est transformée en courses-poursuites entre policiers et manifestants.

  • 19
  • Juil

Médiateur trop suspect, protagonistes trop exigeants, un compromis qui sauve la face !

blaiseQu’elle fut longue et parfois éprouvante, cette médiation de Blaise Compaoré dans la crise malienne. Elle avait même été enterrée par le gouvernement malien de transition qui jugeait, sans l’avouer, le médiateur trop partisan et trop suspect. Même des chefs d’Etat de la Cédéao, comme le Béninois Yayi Boni et, à une certaine mesure, l’Ivoirien Alassane Ouattara, avaient fini par se convaincre de l’échec programmé de la médiation. D’autres observateurs et analystes avaient clairement affirmé que c’était la médiation de trop pour Blaise Compaoré. Contre vents et marées, celui-ci a tenu bon, décidé à réussir le mandat que lui ont confié ses pairs. Opportunément, il a saisi le contexte post-guerre contre les Djihadistes, pour se relancer. Bénéficiant de l’exigence française (une fixation à la limite obsessionnelle), d’un pouvoir central légitime à Bamako, la médiation a dû recadrer son travail autour des conditions pour l’organisation de l’élection présidentielle. De même, le MNLA, sous pression de toutes parts, avait plus intérêt à sortir par la porte du dialogue en lieu et place d’une déculottée inévitable. Finalement, un compromis a été trouvé mais le plus dur reste à venir.

  • 19
  • Juil

L’or a été restitué mais le dossier loin d’être clos

Une21L’affaire ne finit pas de faire des vagues. Que d’encre et de salive ont coulé depuis notre article paru dans notre édition N°119 du 1er au 14 juin 2013. Malgré une décision de Justice et une lettre de l’Agent judiciaire du Trésor (AJT) qui le lui ordonnaient, le Directeur général de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), appuyé par son ministre de tutelle, refusait de restituer plus de 23 kg d’or saisis par ses éléments. Suite à la pression qui s’était accentuée ces derniers temps, avec notamment la lettre ouverte des syndicats de magistrats demandant la démission des ministres en charge de la justice et des mines, et leur mise à la disposition de la Justice, la donne a radicalement changé en fin de semaine dernière. L’or a enfin été restitué à son propriétaire légitime, le vendredi 28 juin dernier.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite