Le Reporter

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renlacDepuis 2009, l’or est devenu le premier produit d’exportation du burkina Faso. La contribution du secteur aurifère en termes de mobilisation de recettes a connu un accroissement, passant de 9 milliards FCFA en 2008 à 191,408 milliards FCFA en 2013. Au regard de son importance dans l’économie du pays, le Réseau national de Lutte anticorruption (REN-LAC) a commandité une étude sur « les perceptions et les présomptions de la corruption dans le secteur minier au burkina Faso ». Résultats…

familialeCeci est une déclaration du syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA)- section de la Gnagna à propos de la semaine nationale de la planification familiale (SNPF) de 2016. La section syndicale fait des reproches médecin-chef du district sanitaire de Manni qui aurait fait main basse sur des financements des activités de la semaine nationale.

Depuis mi-mai 2016 une crise secoue le district sanitaire de MANNI. Cette situation fait suite à la semaine nationale de la planification familiale (SNPF) tenue du 9 au 15 mai 2016. Déjà le 08 mai 2016, lors d’une rencontre préparatoire de ladite activité, les agents de santé des maternités du centre médical et du CSPS de MANNI ont souhaité que leur prise en charge pour l’animation des stands, soit comme pour leurs confrères de GAYERI à savoir 5000f/jour au lieu de 2500f. En rappel, le même problème de prise en charge s’était posé à la SNPF 2015 et le Médecin Chef du district(MCD), Docteur HARO Emmanuel avait répondu que pour cette activité il peut se passer des services des agents de la maternité du centre médical de MANNI quand bien même ils sont les principaux acteurs. Le premier jour de l’activité, le MCD avait convoqué les représentants des agents à une réunion. C’est au cours de cette réunion qu’il leur fit comprendre qu’il n’a pas de solution à leur problème (augmentation de la prise en charge.) et il a même poussé l’outrecuidance en disant qu’il n’est pas prêt à trouver une solution audit problème.

C’est après avoir jeté à la figure des agents de tels propos (refus d’augmenter la prise en charge même s’il a la possibilité, dixit le MCD) qu’il les expulsa de la salle de façon très humiliante. En lieu et place des agents des maternités du centre médical et du CSPS de MANNI, le MCD fit venir des agents d’autres CSPS pour animer les stands avec une prise en charge de 4000f/jour. Ces dits agents sont venus faire des prestations à la maternité du CM de MANNI sans même que le premier responsable de la maternité ne soit informé.La section SYNTSHA de la GNAGNA saisie de la situation, rencontra le MCD et convoqua le 14 mai 2016 une Assemblée générale (AG). Au cours de cette AG, les participants ont souhaité que le MCD arrête les manœuvres de division de l’équipe médicale et qu’il respecte les agents de santé quelle que soit leur grade et leur fonction. De plus, les participants ont exigé la transparence dans la gestion du district sanitaire de MANNI. Il s’agit par cette revendication d’exiger la transparence dans la gestion des différentes activités et plus précisément de la SNPF et aussi que le MCD mette les accords du district à la disposition du SYNTSHA.

La réponse du MCD à cette revendication des travailleurs au cours de l’audience du 25 mai 2016 est plus que révoltante : concernant la transparence dans la gestion et précisément dans la gestion de la SNPF, le MCD dit que c’est trop lui demandé que de vouloir la transparence. Il dit n’avoir pas de compte à rendre au SYNTSHA. Pour ce qui est des accords il dit tout simplement qu’il ne les donnera point au SYNTSHA. L’appréciation globale qu’on fait de la situation est que la transparence est la chose la moins partagée au district de MANNI, En analysant le financement sur la SNPF en notre possession, on se rend compte que des rubriques ont été financées alors que des dépenses n’ont pas été effectuées sur le terrain. Il s’agit par exemple de la location de chaises et de la sonorisation qui sont financées à hauteur de 105.000F alors que pendant l’activité c’est le matériel du district qui a été utilisé à cette fin. Ainsi plus de 450.000f soit près de la moitié des 996 875f financé pour la SNPF n’a pas été utilisé sur le terrain. Où est allé cet argent restant ? Dans la poche du MCD ? Ce dont on est sûr, ce n’est pas dans la SNPF qui s’est déjà réalisée.

A l’image de la SNPF, nul doute que si rien n’est fait, les plus de 120 millions de financement que l’état et ses partenaires ont accordé au district de MANNI en 2016 seront gérés de la sorte. Le financement de 2015 n’a d’ailleurs pas échappé à cette gestion mafieuse. A titre illustratif, Alors que l’ECD a estimé qu’en dehors des SONU, le financement de l’Etat a été exécuté à 100% (confère le plan d’action 2016 du district) nous constatons amèrement l’absence du matériel et des réactifs commandés sur le budget de l’Etat 2015. Où se trouve l’appareil d’électrophorèse commandé sur ledit budget ? En tout état de cause le district de MANNI est en attente de cet appareil pouvant soulager la souffrance des populations qui ne seront plus obligées de se déplacer jusqu’à KAYA (à 130Km) pour faire cet examen. Où se trouve la petite bouteille d’oxygène commandée sur le même budget ? Combien de malades dépendant de l’oxygène seraient sauvés s’ils avaient bénéficié de l’oxygène au cours de leur évacuation ?

Le MCD interpelé à maintes reprises sur cette question nous a tout simplement dit que le fournisseur, un certain LEBGO GROUP, ne décroche plus leur appel. Pourquoi le fournisseur a-t-il été intégralement payé sans avoir livré la bouteille d’oxygène? Des malversations comme celle-là, pullulent au district de MANNI. La gratuité des soins tant annoncée sera-t-elle vraiment utile à la population de MANNI si l’argent destiné pour relever le plateau technique se trouve détourner pour d’autres fins ? A titre d’exemple, l’appareil d’électrophorèse est sans trace à ce jour alors que l’électrophorèse fait partie des examens devant être gratuits. Les accords demandés par le SYNTSHA constituent un simple document Excel où sont compilés les détails des différentes activités financées par les partenaires. Pourquoi le MCD tient-il à garder ce document à sa propre discrétion ?

Le SYNTSHA prend acte du mépris affiché par le MCD de MANNI vis-à-vis des travailleurs et de leur syndicat et le tiendra pour responsable de la dégradation du climat social. C’est pourquoi le SYNTSHA, section de la GNAGNA :

- Dénonce cette attitude de mépris du MCD contraire à un partenariat social constructif ;

- interpelle de nouveau le MCD de MANNI sur sa gestion et exige de lui un bilan sérieux de la SNPF et la mise à la disposition du SYNTSHA les accords du district;

- appelle les travailleurs des districts de MANNI et BOGANDE à se mobiliser, et à se tenir prêts pour exiger un traitement sérieux de leurs revendications.

  • Non à une gestion mafieuse du district de MANNI !
  • Non au détournement des fonds destinés aux soins des populations !
  • Oui à une gestion transparente !
  • Oui à une santé accessible aux populations !

Pain et Liberté pour le Peuple !

BOGANDE le 07/06/2016

Le bureau de la section

* Le titre est de la rédaction

COTECNA

Fin de règne pour COTECNA au Burkina ?

cotecnaApparemment, les carottes sont cuites pour la multinationale suisse COTECNA au Burkina Faso. Entre les nouvelles autorités et ce partenaire de l’Etat burkinabè, dans le domaine de l’inspection et de la vérification de la valeur des marchandises en importation au Burkina, la collaboration semble tirer vers sa fin. Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a en effet adressé une lettre au Directeur général de COTECNA. Dans ladite lettre, signée de la ministre Rosine Coulibaly, tenant aussi lieu de préavis, conformément aux termes du contrat qui lie les deux parties, l’Etat burkinabè manifeste sa volonté de ne plus poursuivre ce partenariat.

Crise scolaire à Gounghin

La lecture de la F-SYNTER

menaUne crise a débuté au cours de l’année scolaire précédente, 2014-2015 et a perduré jusqu’en cette année scolaire 2015-2016. Conséquence, un dénouement tragique. Des motos incendiées, des enseignants violentés et un élève décédé mystérieusement. Une fin d’année scolaire ensanglantée et endeuillée. On se rappelle que le 16 mai 2016, des élèves ont manifesté et brûlé les engins de leurs enseignants, dit-on. Les motos brûlées appartiennent au personnel de l’administration, à savoir le proviseur, le censeur et le conseiller d’éducation principal. Sur place, des acteurs ayant suivi les événements ne partagent pas entièrement les faits tels que rapportés par les responsables du lycée. La Fédération du syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), un syndicat présent dans l’établissement, a suivi l’affaire de près. Sa lecture est toute autre !

CSM

De manœuvres maladroites et dilatoires pour reprendre le contrôle du CSM

jjgL’Union pour le progrès et le changement (UPC), chef de file de l’opposition politique (CFOP), s’est enfin décidée à sortir de sa torpeur et son silence incompréhensibles face aux remises en cause des acquis de l’insurrection populaire, notamment dans le domaine de la justice. Elle avoue que sa position n’est pas aisée avec sa cohabitation avec l’ex-majorité dans l’opposition politique. Mais les principes doivent transcender les humeurs et les intérêts de quelques groupes sociopolitiques. A défaut de pouvoir jouer pleinement son rôle dans le cadre unitaire de l’opposition, l’UPC n’a d’autre choix que de faire des sorties solitaires ou tout au moins avec les anciens partis du CFOP qui y sont toujours. En effet, elle s’est fendue d’une longue déclaration pour dénoncer l’instrumentalisation de la Justice par le pouvoir MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir).

Orphelins des martyrs

Bientôt des pupilles de la Nation

cntLe document n’est pas encore officiel, la loi n’étant pas encore promulguée. Il est d’une importance capitale et tombe à une période toute aussi capitale de la vie de la Nation. Nous avons choisi d’en parler à l’occasion de ce premier anniversaire de l’insurrection populaire. Que dit-il ? Il est question de « pupille de la Nation ». Au Conseil national de la transition (CNT), la question a préoccupé certains députés qui ont décidé de créer une loi. Pourquoi ? A certaines occasions dues à des « opérations de guerre ou de sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire national, à l’accomplissement de missions en service commandé ou de devoir vis-à-vis de la Nation, au sacrifice de dignes filles et fils de la patrie pour que triomphe les nobles idéaux du peuple », certains enfants du pays meurent. Que faire des orphelins, veufs, veuves, ayants droit de ceux-ci morts pour la patrie ? Un député a proposé une loi.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite