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AFFAIRE MALVERSATION DE 251 MILLIONS AU SIAO : A quoi joue la Justice ?

01 avril 2018 Auteur :  

Dans plusieurs de nos précédents numéros, nous nous sommes fait l'écho de cette rocam- bolesque affaire de malver­sations financières portant sur plus de 250 millions FCFA au SIAO.

Une affaire dont la Justice s'était saisi. Au terme d'une procédure ayant duré un peu plus de trois mois en gros, écri­vions-nous dans notre édi­tion du 1er octobre 2017, le verdict de l'affaire est rendu le 26 septembre 2017. L'Agent comptable et le caissier de la boîte sont reconnus coupables par la Chambre correctionnelle du TGI de Ouagadougou et condamnés à diverses pei­nes.

Un dénouement que plus d'un observateur a jugé assez curieux. La responsa­bilité du DG du SIAO, Dramane Tou, qui a été l'instigateur d'un important nombre de dépenses irré­gulières, n'a pas été enga­gée dans l'affaire. En plus, le verdict ne dit mot sur comment sera recouvré tout cet argent du contribuable perdu. Suite à l'indignation populaire suscitée par ce verdict, le tribunal est revenu sur ses pas pour ren­dre un second verdict dans lequel les condamnés doi­vent aussi rembourser soli­dairement les sommes per­dues.

Les mis en cause interjettent immédiatement appel de cette décision. Mais pour que la procédure puisse sui­vre son cours, il faut bien que le juge de première instance rédige sa décision et transfère le dossier à la Cour d'appel. Voilà où l'af­faire coince. Depuis plus de trois mois que la décision a été rendue, apprend-on, impossible d'avoir la déci­sion rédigée. Les deux condamnés et leurs conseils ont beau poursuivre le juge pour qu'il rédige sa décision afin de permettre d'exercer leur droit de recours, impossible pour eux de l'obtenir. On prétexte un manque de temps dû à une charge de travail élevée au niveau de la Chambre concernée pour justifier cet état de fait. Pourtant, il se dit que d'autres décisions ren­dues bien longtemps après, ont été rédigées. Comment comprendre cette ambiva­lence au sein de la même Chambre. Que veut-on cacher à travers cette non- rédaction de la décision de justice. Bien malin qui saura le deviner. Pourtant, il faut bien que ce dossier qui est encore très loin d'avoir révélé tous ses secrets avance. Affaire à suivre !

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