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AFFAIRE NORBERT ZONGO : François Compaoré enfin face à la Justice !

30 janvier 2018 Auteur :  

Visé par un mandat d'arrêt international depuis mai 2017 dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, François Compaoré ou l'ex-petit président (frère cadet du président déchu Blaise Compaoré) avait cru bon de revenir sur la scène, trois ans après sa fuite du Burkina.

En effet, dans une récente inter­view accordée à notre confrère « Jeune Afrique », il affirmait n'en avoir connais­sance lui et ses avocats. Mais il n'avait pas parlé que du dossier Norbert Zongo, il a évoqué bien d'autres sujets, notamment la réhabilitation rêvée de son frère par « la grande histoire », son attachement au Burkina Faso malgré l'acquisition de la nationalité ivoirienne, etc. Au passage, il nargue les insurgés. Et voilà, comme l'a relevé notre confrère L'Observateur Paalga, les fantômes de Norbert Zongo sont à ses trousses.

Le déclic serait-il parti de cette interview ? Oui. Cette interview a eu au moins le mérite de susciter la curiosité des autorités judiciaires burkinabè qui ont décidé de vérifier si tous les actes de procédures ont été posés dans la transmis­sion du mandat d'arrêt international et si tous les acteurs ont joué leur parti­tion. Finalement, le mandat lui est parvenu. Mais il croyait comme depuis le début de cette affaire, qu'il allait pouvoir continuer à jouir de l'impunité. Sans doute que s'il avait pensé un seul instant qu'il allait être interpellé, il ne se serait pas rendu en France le 29 octobre 2017.

Ce 29 octobre 2017, il a été interpellé par Interpol à l'aéroport Roissy Charles De Gaulle en provenance d'Abidjan. L'annonce de ce qui, il y a encore quelques années, était inimaginable, créa la surprise et des ques­tionnements chez plus d'un. Pour son conseil, Me Pierre- Olivier Sur, François Compaoré « a été entendu trois fois par la commission d'enquête internationale et trois autres fois par une juri­diction d'instruction au Burkina, or, chacune de ces deux procédures l'a dis­culpé » dans ce dossier. Et l'avocat d'affirmer que « le pouvoir en place, qui ne parvient pas à retenir de charges contre Blaise Compaoré, change aujour­d'hui son fusil d'épaule et accuse son frère. Comme dit la fable : «Si ce n'est toi, c'est donc ton frère»». Et voilà, il a déjà choisi son angle de défense. Il veut politiser l'affaire, car sachant bien que la France n'extradera pas François s'il s'agit de procès politiques. Mais qui vivra verra !

«Nous sommes saisis offi­ciellement. Nous sommes en train de préparer une demande d'extradition que nous allons transmettre aux autorités du Burkina, qui par la voie diplomatique, vont l'acheminer au niveau de la France et nous osons espérer que les autorités françaises vont accéder favorablement à cette requête.» Avait prompte­ment réagi, le Procureur général, Laurent Poda. Présenté lundi 30 octobre devant un juge, l'ex-petit président a bénéficié de la Cour d'appel de Paris d'une remise en liberté. La Chambre de l'instruction de Paris a décidé de son main­tien en liberté mais sous contrôle judiciaire strict avec « interdiction de quitter le territoire français, pointer tous les 15 jours au com­missariat de son domicile, répondre aux convocations de la Chambre de l'instruc­tion ». Titulaire de 4 passe­ports (3 passeports diplo­matiques et 1 passeport civil burkinabè), il s'est vu retirer tous ces documents qui ont été placés sous scellés. Si, comme l'ont relayé des médias français, « François Compaoré a fêté sa libéra­tion aux côtés de ses pro­ches et de son avocat dans un restaurant parisien », côté burkinabè, l'on veut accélérer la procédure.

« Une demande d'extradi­tion de monsieur François Compaoré a été envoyée aux autorités françaises ce 30 octobre 2017     »,

annonce le ministère de la Justice. C'est donc le début d'une procédure qui risque d'être longue. Mais il faut espérer qu'au bout, François Compaoré sera extradé au pays pour répondre des faits qui lui sont sont reprochés et pou­voir enfin défendre sa cause dans le cadre d'un procès juste, équitable et transpa­rent.

Amélie GUE

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