Boureima Ouédraogo

Boureima Ouédraogo

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L’ un des évènements politiques majeurs de l’année est, sansconteste, la disparition brusquede Salifou Diallo, président del’Assemblée nationale et du parti aupouvoir le 19 août dernier. SalifouDiallo a eu droit à tout. Le pays s’estpratiquement arrêté pendant une semaine pour rendre hommage à l’unde ses fils qui a marqué de son empreinte et influencé l’échiquier politique national au cours de ces 30 dernières années.

Dans quelques jours, le Président Roch Marc Christian Kaboré bouclera ses deux années à la tête de l'Etat. Deux années difficiles pour le pays qui cherche encore vainement ses marques et ses populations qui se demandent encore si le changement espéré n'est pas un rêve impossible. 2017 s'achève comme sa sœur ainée 2016 qui n'a pas été à la hauteur des espérances.

L'année 2017 aura été une année éprouvante pour le Burkina Faso. Attaques terroristes, front social en permanente ébullition, adversités poli­tiques à tous les niveaux, mort du prési­dent de l'Assemblée nationale, collectivi­tés territoriales devenues des chaudrons politiques, « gouvernement frileux, flottant et composé d'aveugles politiques » (l'ex­pression est d'Emile Paré, membre du Bureau politique du MPP), président papa bonheur, bref, toutes les conditions d'un pays ingouvernable ont été réunies.

La visite du président français, emanuel Macron, au Burkina Faso du 27 au 29 novembre dernier, a eu le mérite, entre autres, de mettre à nu toute la laideur de la réalité sociopolitique burkinabè. De la majorité présiden­tielle aux anti-impérialistes en passant par l'opposition politique et la société civile, l'on a raté une opportunité historique de montrer que le Burkina faso de Thomas sankara, de Ki-Zerbo et de Norbert Zongo (pour ne citer que ces héros) est une terre riche de sa diversité et capable de sursaut autour de l'intérêt supérieur de la nation.

En réduisant Norbert Zongo en 5 kilogrammes de cendre, le pouvoir de Blaise Compaoré a fabriqué une bombe de 5 mégaton­nes qui va lui exploser la face ». Ainsi prédisait Me Halidou Ouédraogo, le 19 décembre 1998 à la Bourse du travail de Ouagadougou, lors du meeting fon­dateur du Collectif des organisations démocratiques de masses et des partis politiques (CODMPP). L'histoire lui donnera raison 16 ans plus tard.

Le dossier du coup d'Etat manqué du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ne finit pas avec ses surprises. Au moment où l'on est en train d'amorcer l'avant dernier virage vers le procès, à travers les audiences de confir­mation des charges, le Général Diendéré et ses conseils ont sorti une nouvelle parade.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite