• 03
  • Jui

On est bien parti pour des hostilités !

cfopLe Chef de file de l’opposition politique (CFOB) a organisé une conférence de presse hier 15 mai à son siège. Pour Zéphirin Diabré, entouré de figures de proue de l’opposition burkinabè, dont Bénéwendé Stanislas Sankara, Ablassé Ouédraogo, Rock Marc Christian Kaboré, l’heure n’est plus à l’attentisme. Il faut passer à la vitesse supérieure. Car, la sortie de Blaise Compaoré à Réo, si elle ne surprend pas l’opposition politique, sonne comme de la provocation de trop. Ainsi, Zéphirin Diabré a convoqué les hommes de médias pour leur annoncer une batterie de mesures qui concourent à  barrer la route à ce qu’il considère comme une « forfaiture » du CDP et de ses partisans qui veulent violer la Constitution.

  • 03
  • Jui

Blaise Compaoré dévoile ses intentions

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Blaise Compaoré vient de briser ce qui n’était qu’un secret de polichinelle au Burkina Faso. Presque tous les observateurs savaient bien que dans ses plans, il n’y a pas de place pour une passation volontaire des charges à un successeur. Son pouvoir, il le conçoit personnel et à vie. Malgré que tous ses plans aient été contrariés, il cherche, à tout prix, les moyens de se maintenir. Il ne lâchera pas prise, sauf s’il y est contraint. Il s’accroche désormais au seul moyen qui lui reste pour se maintenir : le référendum. C’est à Réo, dans la province du Sanguié, fief de son Premier ministre Luc Adolphe Tiao, qu’il s’est le plus clairement prononcé jusque-là. C’était le samedi 10 mai dernier. Dans une atmosphère inutilement surchauffée, où le ridicule le disputait à la platitude, Blaise Compaoré a retrouvé de l’allant et promet que la majorité va imposer le « droit du peuple à choisir ». Comme si la Constitution du Burkina Faso n’avait pas déjà garanti ce droit du peuple à choisir, mais surtout le devoir du peuple à ne plus le choisir.

  • 21
  • Mai

Gilbert Diendéré pris la main dans le sac !

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Les révélations sont graves, même très graves. Le Burkina Faso apparaît encore sous un jour très sombre dans un rapport des Nations unies. Malgré l’embargo sur l’importation d’armes imposé à ce pays depuis 2004, il a continué d’être ravitaillé en armes. A en croire le tout récent rapport du groupe d’experts des Nations unies sur la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso s’est une fois de plus très négativement illustré dans cette sulfureuse affaire. Une grosse quantité d’armes de guerre, commandée auprès d’une compagnie brésilienne, du nom de CONDOR SA. QUIMICA, par le chef d’Etat-major particulier de la Présidence du Faso, Gilbert Diendéré, s’est retrouvée, on ne sait trop par quelle acrobatie, au pays d’Alassane Ouattara et de Soro Guillaume. Pourtant, sur le certificat de destination finale desdites armes, signé des mains de Gilbert Diendéré, il est écrit, noir sur blanc, que le matériel en question était exclusivement destiné au Burkina Faso et ne serait ni expédié, ni cédé à une tierce partie sans l’autorisation préalable du gouvernement brésilien.

  • 21
  • Mai

Le CDP abandonne Blaise Compaoré dans la solitude !

blaiseBlaise Compaoré a véritablement du souci à se faire. Tout le monde, y compris son parti (le Congrès pour la démocratie et le progrès – CDP-) l’a abandonné. Plus l’échéance de la fin de son mandat avance, plus il est seul face à ses responsabilités devant l’histoire et son peuple. En l’invitant « à user de ses prérogatives constitutionnelles pour convoquer le corps électoral pour un scrutin référendaire relatif à la révision de l'article 37 », le CDP se décharge de toute responsabilité quant aux conséquences de sa décision. Si référendum, il y a, ce sera seulement par la volonté du seul Blaise Compaoré. Ni plus, ni moins. Le CDP n’est donc simplement qu’un instrument à son service. C’est à lui de décider et l’instrument se met à son service. Naturellement si ça tourne mal, il en sera seul responsable. Ce n’est un secret pour personne. Blaise Compaoré n’a jamais voulu quitter le pouvoir. Et Le CDP a toujours été et fait ce qu’il veut. Prendra-t-il le risque de se lancer dans cette aventure hautement risquée du référendum ? C’est possible ! Mais ce qui est certain, ce référendum n’apportera rien de bien, ni pour lui, ni pour le Burkina Faso.

  • 04
  • Mai

Entre publicité politique et agendas cachés

conseilLe gouvernement a cédé à la pression du mouvement syndical en lutte depuis de longues années déjà pour la revalorisation des grilles indemnitaires des salariés burkinabè. Près de 55 milliards (54,7) de francs CFA, c’est le montant que l’Etat va devoir débrousser en cours d’année budgétaire pour satisfaire cette revendication. Mais ce n’est pas tout ! Il en débloquera autant pour répondre à d’autres demandes sociales. Au total, 110 milliards de nos francs, (117, selon des délégations gouvernementales envoyées pour donner la bonne nouvelle aux populations des 13 régions) vont être mobilisés pour alléger la souffrance de la majorité des populations burkinabè dont le quotidien est synonyme de misère et de désespoirs. A priori, ces mesures sont salutaires. Cependant, le gouvernement donne l’impression que ces mesures sociales relèvent d’un acte de générosité d’un individu comme si cet argent provenait de la poche ou de la boutique qui consent à entendre le cri de détresse des populations. Son attitude ressemble fort à une tentative désespérée d’une récupération politicienne de la lutte des syndicats et de la détresse des citoyens.

  • 16
  • Avr

Blaise Compaoré à la fois le problème et la solution

bc

Depuis le début de l’année 2014, le climat sociopolitique national ne cesse de se dégrader. Chaque jour apporte son lot d’incertitudes, tant les positions de plus en plus tranchées se cristallisent davantage sur la perspective de la présidentielle 2015, surtout depuis la création du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). L’espoir de les concilier se réduit dangereusement. Pour certains, c’est le combat de leur vie. Pour d’autres ça risque d’être le combat de trop. Tous les regards sont tournés désormais vers celui qui est à la fois le problème et la solution : le Président Blaise Compaoré. Celui-ci s’est emmuré dans un mutisme peu rassurant. Ce silence encourage ses partisans à multiplier les sorties et les discours qui incitent moins à la paix. Consciemment ou non, on est en train de dresser les Burkinabè les uns contre les autres. Il faut vite arrêter ce jeu de massacre qui se prépare. A force de surchauffer les esprits avec cette culture de la haine de l’autre, on risque de faire naître un monstre incontrôlable.

  • 04
  • Avr

Blaise toujours seul face à ses responsabilités devant l’histoire !

jbbc

10 mars 2014, la médiation autosaisie, conduite par le Président Jean-Baptiste Ouédraogo s'est soldée par un échec. C'était prévu! Malgré tout le respect que l’on peut et doit avoir pour leur personnalité et leur initiative, l’on ne peut s’empêcher de relever que les médiateurs eux-mêmes semblent avoir créé les conditions objectives pour échouer. Il ne faut pas se complaire dans cette hypocrisie bien burkinabè qui voudrait que l’on dise chaque fois le contraire de ce que l’on pense. Nous l’avions déjà écrit dans nos précédentes éditions. De leur lecture de la situation sociopolitique à travers leur déclaration d’engagement à leur démarche en passant par le choix des protagonistes de la médiation, tout indiquait que cette initiative ne pouvait que faire flop. Ce n’est donc pas une surprise que cette médiation ait échoué sans avoir abordé les questions de fond. Cet échec est la traduction, on ne peut plus claire de la crise de confiance entre acteurs politiques dont certains ont des agendas cachés d’autres une opportunité historique de rentrer dans l’histoire par la grande porte. Blaise Compaoré est toujours à la case départ : seul face à ses responsabilités devant l’histoire. C’est à lui de choisir entre ses ambitions personnelles, les intérêts de son clan et la stabilité du pays.

  • 04
  • Avr

Amour compliqué, divorce impossible !

justice« Justice et médias forment un couple uni par les liens de la démocratie et de l’Etat de droit. Ce couple, souvent traversé par une incompatibilité d’humeurs, est condamné à ne jamais épuiser les vertus du mariage, tant chacun de ses membres doit à l’autre jusqu’à sa propre survie ». Cette analyse on ne peut plus pertinente au sujet des rapports tumultueux entre le monde judiciaire et celui des médias est d’Arnaud Ouédraogo, Directeur de cabinet de la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC). Les récurrentes montées de fièvre ayant caractérisé les relations entre les deux entités ces derniers temps ont conduit le CSC à organiser un panel sur le sujet le 25 février dernier, à Ouagadougou. « Justice et médias : quelles valeurs communes ? ». Tel est le thème de cette rencontre qui se voulait un pont jeté entre les deux membres du couple en vue de les dissuader de toute tentation de divorce.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite