• 03
  • Juil

Quand les Présidents Kaboré et Ouattara se battent pour l’impunité !

kabore ouattaraL’instruction du dossier du putsch avorté du mort-né CND (Conseil national pour la démocratie) est entachée, depuis l’avènement du régime Kaboré, par des actes tout aussi rocambolesques qu’incompréhensibles avec une immixtion grossière du politique. Celui-ci sera finalement tenu responsable de la mauvaise administration de la justice dans ce dossier. Le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro aura donc été l’élément déclencheur d’une mobilisation extraordinaire au sommet de deux Etats (la Côte d’Ivoire et le Burkina) pour tordre le coup aux principes élémentaires de droit et discréditer terriblement la Justice burkinabè. Pire, l’on commence à servir du mensonge à l’opinion (lire page 5) Contrairement à ce que pensent les « Grands » des deux pays, ils contribuent à polluer les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire par un gros mensonge que la postérité se chargera sans doute d’éclairer. C’est simplement scandaleux ! Malheureusement, les Burkinabè ne sont pas encore au bout de leurs surprises. Ce dossier pendant devant le Tribunal militaire s’annonce comme l’une des plus grosses déceptions dans l’histoire politico-judiciaire de ce pays. Il révèle aussi l’idée que se font les autorités actuelles de la Justice. Il ne reste plus à prier que ce ne soit finalement une grosse arnaque politique.

  • 23
  • Nov

En un an le peuple s’est libéré des forces du mal !

chefsVendredi 31 octobre 2014, aux environs de midi des scènes de liesse éclatent dans presque toutes les grandes villes du Burkina pour saluer la chute et la fuite de Blaise Compaoré vers la Côte d’Ivoire. S’installe alors une situation sociopolitique et sécuritaire volatile avec un gouvernement fragile et sous forte pression populaire. Malgré cette fragilité institutionnelle le pays force l’admiration et la sympathie de l’Afrique et du monde. Son peuple est resté mobilisé pour imposer sa soif de changement et de démocratie. Un an après la chute du faucon et la mise en place de la Transition pour conduire les affaires de l’Etat jusqu’aux prochaines élections, que retenir ? Le rêve du Burkina nouveau est-il utopique ou réaliste ? Les Burkinabè ont-ils tout mis en œuvre pour réussir l’après-Blaise Compaoré ? Retour sur un an de transition qui aura connu des hauts et des bas.

  • 17
  • Nov

L’auto-liquidation du système Compaoré

rspLa deuxième révolution burkinabè entamée avec l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre est encore loin d’être achevée. Lentement mais sûrement, épreuve après épreuve, elle devrait aboutir à l’instauration d’un nouvel ordre politique fondé sur des institutions solides protégées par une armée républicaine. Le système militaro-politique de Blaise Compaoré est en train de sombrer et ses acteurs se cherchent désormais. Le système repose désormais sur une seule béquille bien fragile : la béquille économique. Mais le traumatisme subi par le bras politico-militaire risque d’affecter profondément, tel un cancer, le bras économique. Tout doucement, le système politique de la terreur et de la prédation construit par Blaise Compaoré risque de s’écrouler plus vite que prévu. Le peuple est en train d’avoir raison de l’égoïsme boulimique et prédateur. Mais attention à ne pas trop se perdre dans l’euphorie de la victoire d’étape. Le plus dur est encore devant et le chemin est encore long et périlleux. Car, au fond, la classe politique reste dominée par trop de produits de ce système qui risque de se régénérer autrement.

  • 09
  • Nov

La fin d’une si longue imposture !

gilbL’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 n’aurait sans doute pas produit autant de bouleversements si le Général Gilbert Diendéré et sa « horde d’insoumis » du Régiment de sécurité présidentielle n’avaient pas provoqué la colère de leur peuple à travers ce coup d’Etat stupide. En réaction à cette imposture digne d’une autre époque, le peuple burkinabè, appuyé par son armée, a réaffirmé que personne n’usurpera son pouvoir. Il n’a pas chassé le maître (Blaise Compaoré) pour que l’élève (Gilbert Diendéré) puisse s’installer. Pour ne l’avoir pas compris, Gilbert Diendéré, après plusieurs tentatives déjouées, a persisté diaboliquement dans la félonie. Comme Blaise Compaoré, ses ambitions l’ont perdu. Et avec lui, les derniers soutiens politiques de Blaise Compaoré. Triste fin de parcours de celui qui a été au cœur de tous les complots au sommet de l’Etat depuis bientôt 30 ans. Pour avoir voulu sortir de l’ombre qui lui a bien réussi pendant ces 30 dernières années, il a fait tomber le mythe. Celui que les médias français surnommaient, au lendemain de sa forfaiture, « le nouvel homme fort du Burkina » n’est finalement qu’un « officier félon » prêt à sacrifier les autres au nom de ses ambitions et ses intérêts égoïstes. Gilbert Diendéré, c’est fini ! Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), c’est fini. L’ex-majorité (le CDP et compagnie), c’est également terminé. Le processus de restauration du système Compaoré aura finalement été un processus d’auto-liquidation.

  • 04
  • Nov

L’assaut final des insurgés sur Kosyam

voteDans moins d’un mois, les Burkinabè choisiront démocratiquement leur nouveau président et pouvoir les 127 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Pour la première fois de son histoire, le pays va enregistrer une élection présidentielle sans candidat sortant. Le Conseil constitutionnel a validé 14 candidatures sur 22 au départ. Parmi les recalés, il y a : les anciens ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré (le Général Djibrill Bassolé, ministre des Affaires étrangères, et le Colonel Yacouba Ouédraogo, ministres des Sports) ; d’anciens députés de l’ex-majorité qui avaient signé l’appel du 10 septembre 2014 appelant Blaise Compaoré à convoquer le référendum et ayant adopté l’inscription du projet de loi modificative de l’article 37 dans l’ordre du jour de la session du 30 octobre 2014. Sont de ceux-là, Eddie Komboïgo du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et Gilbert Noël Ouédraogo de l’Alliance pour la démocratie et la fédération, Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA). Quatre autres candidats sans poids réel n’ayant pas pu mobiliser les 25 millions pour la caution ou ne remplissant pas d’autres conditions d’éligibilité ont été également mis hors jeu pour la présidentielle. Ils seront donc 14 au départ. Sauf par revirement extraordinaire de dernière minute, le prochain président du Faso sera un insurgé d’octobre 2014, ou du moins, l’un des leaders des partis politiques ayant porté la désobéissance civile jusqu’à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

  • 15
  • Oct

Le CDP évitent de justesse la bagarre de trop et l’implosion finale

cdpL’élection présidentielle du 11 octobre risque de se dérouler sans le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Il paiera ainsi le prix de l’entêtement dans la provocation inutile et improductive. Eddie Komboïgo, son nouveau patron, a eu la réponse à sa question de savoir qui peut l’empêcher d’être candidat : la loi ! Le conseil constitutionnel s’est chargé de lui rappeler et de la manière la plus concrète que comme tous les Burkinabè, il n’est et ne saurait être au dessus de la loi. Il ne sera candidat ni aux législatives ni à la présidentielle. Il ne sera donc pas Président. En tout cas pas en 2015. Et sauf par extraordinaire, il est loin de réunir les conditions pour l’être un jour ! Pire, il y a de forte chance que sa carrière politique tourne court. En politique, il y a des erreurs que l’on paie cash pour toujours ! Eddie Komboïgo gagnerait mieux à retourner à ses affaires qui lui réussissaient d’ailleurs. Son ascension fulgurante de ces derniers mois lui avait apparemment monté la tête. Heureusement, depuis le samedi 29 août, Eddie Komboïgo et ce qui reste encore du CDP ont enfin décidé de rentrer dans la république après avoir tenté la rébellion. Le CDP va devoir aller aux législatives sans la trentaine de candidats recalés par le conseil constitutionnel. Achile Tapsoba, Fatou Diendéré, Eddie Komboïgo, Léonce Koné et les autres ne siègeront pas dans la nouvelle Assemblée nationale post insurrection. Ils sont désormais obligés de céder la place à d’autres personnes, peut-être plus jeunes et plus neuves.

  • 08
  • Oct

Faut-il prendre au sérieux le ménaces d’Eddie Komboïgo?

Eddie KomboigoLe Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et ses alliés de l’ex-majorité n’ont pas encore tiré leçons des pratiques politiques qui leur ont fait perdre le pouvoir. Comme si les soutiens politiques et militaires de Blaise Compaoré ont fait le pari d’imposer la continuité par tous les moyens, y compris la prise en otage du processus électoral et de la Transition, ils essaient de créer et d’entretenir constamment des crises artificielles pour obtenir des concessions ou des compromissions avec le gouvernement de la Transition. Après certains officiers et des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui ont agité toutes sortes de menaces et de stratagèmes pour soutenir des revendications politiciennes, revoilà le CDP et ses alliés qui tentent maladroitement d’exhiber la menace de prise en otage des élections pour se soustraire de la justice et de la rigueur de la loi. Mais c’est surtout le président du CDP, Eddie Komboïgo, qui, au cours d’une conférence de presse, s’est tristement illustré par un discours inutilement guerrier et irrévérencieux. De qui se moque le CDP ou du moins pour qui se prend son président candidat aux prochaines élections présidentielle et législatives ?

  • 01
  • Oct

Que d’espoirs déçus !

mikafPlus que deux mois et les Burkinabè seront invités aux urnes pour élire leurs nouveaux président et députés. La Transition a donc amorcé le dernier virage vers le retour à l’ordre constitutionnel normal. Le renouveau politique ne sera certainement pas au rendez-vous, au sortir de ce processus de transition. Cette transition débouchera sur une nouvelle transition avec des organes dotés de la légitimité électorale. A deux mois de la fin de la Transition, le constat est on ne peut plus clair. Le changement en profondeur de la gouvernance attendu de cette période de transition post-insurrectionnelle sera incontestablement un espoir déchu. Heureusement, les horizons ne sont pas bouchés. Il n’y aura certainement pas d’insurrection électorale. La même classe politique restera sans aucun doute aux affaires, sans Blaise Compaoré et son clan. Mais cette génération de politiciens va inéluctablement vers sa fin. Une nouvelle transition s’ouvrira après les prochaines élections présidentielles, législatives et locales. Une nouvelle génération de leaders politiques, secrétés à la fois par les formations politiques actuelles mais également des organisations de la société civile, des mouvements sociaux de tous genres émergera incontestablement dans les prochaines années. Le mandat du prochain président sera donc une autre transition. Le peuple insurgé d’octobre 2014 va devoir donc ronger ses freins. Le changement, ce n’est pas maintenant. C’est après 2015.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite