• 15
  • Nov

Dans quelques jours, le Burkina Faso commémorera le deuxième anniversaire de l’insurrection populaire qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir et suscité l’espoir d’un renouveau politique, institutionnel et socioéconomique. A la veille de cet anniversaire de l’un des grands moments de l’histoire de ce pays, tous les voyants sont au rouge. En effet, depuis quelques mois, le front social est en ébullition avec des grèves ou des menaces de grève dans presque tous les secteurs de la vie publique. Si l’on y ajoute l’immobilisme sur le plan économique, les incessants louvoiements du gouvernement, les scandales judiciaires et les lenteurs dans l’instruction des dossiers des victimes de l’insurrection, du coup d’Etat et de bien d’autres dossiers pendants, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que le Burkina Faso est véritablement à la croisée des chemins. La situation est d’autant plus inquiétante avec les incursions meurtrières des groupes terroristes et des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). L’heure est grave ! Il faut sauver le Faso.

  • 10
  • Nov

Le 16 septembre 2016 le gouvernement s’est fait conspué par les parents des victimes de la tentative meurtrière de Coup d’etat de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). L’explosion de la colère légitime des parents des victimes au cimetière de Gounghin, était l’expression de plusieurs mois de frustrations et de sentiments d’abandon doublé de fortes suspicions d’insouciance voire d’indifférence de la part du gouvernement sur leurs souffrances. Dans l’organisation des activités commémoratives de ce triste anniversaire, le gouvernement a fait montre d’une intolérable légèreté. Pour une fois que ce gouvernement avait l’occasion de s’attirer la sympathie de la grande majorité des burkinabè, l’on peut dire qu’il a simplement manqué de bon sens et de sérieux.

  • 30
  • Oct

Le 16 septembre 2015, le Burkina Faso a failli plonger dans l’inconnue avec la tentative sanglante de coup d’Etat de Gilbert Diendéré et sa horde de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. Mais le peuple, notamment sa frange jeune (civils et militaires) a opposé une résistance farouche à cette félonie doublée d’une barbarie d’une autre époque. Au-delà du rétablissement des institutions de la Transition cette résistance populaire a permis de sauver le pays de l’instabilité chronique et du retour des barbouses aux affaires. Un an après, que retenir de cette lutte héroïque? Les espoirs semblent maigrir chaque jour un peu plus. Le rêve du changement éloigne progressivement, tant les nouvelles autorités ne semblent pas à la hauteur des attentes et des ambitions.

  • 25
  • Sep

cfopLe Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés de la mouvance présidentielle est en train d’échouer lamentablement. C’est le verdict sans appel de la coalition de 13 partis politiques ayant soutenu la candidature de Zéphirin Diabré à la présidentielle de novembre 2015 (coalition Zéph 2015 pour le vrai changement). Ils ont peut-être raison, tant la gestion du pouvoir par les nouveaux maîtres du pays ne rassure pas sur leur capacité à répondre aux immenses besoins des populations burkinabè confrontées aux dures réalités du quotidien.

  • 18
  • Sep

rockLes Burkinabè sont inquiets. Pour les gouvernants, ils sont impatients. De plus en plus, l’optimisme du gouvernement Thiéba est en décalage croissant avec les craintes et le désespoir qui gagnent progressivement une bonne partie des citoyens. Pour qui connaît d’où l’on vient, l’on ne peut que partager les inquiétudes de ceux qui commencent à redouter une prochaine implosion sociale. Certainement, il ne s’agira pas, comme rêvent certains, d’une implosion de nature à provoquer forcément un changement non constitutionnel de régime. Cette implosion pourrait cependant plomber durablement tous les efforts de reconstruction politique, économique et sociale. Ce pays est si fragile par ses ressources qu’un vrai changement impose une détermination à toute épreuve, beaucoup de courage et d’audace. Jusque-là, en dehors des discours, la rupture attendue d’avec les 27 ans de prédation et de l’impunité érigée en fondement du maintien au pouvoir, demeure une vue de l’esprit. Le Président Kaboré et ses compagnons ont du mal à porter le changement qu’ils ont pourtant promis.

  • 06
  • Sep

juticeDepuis l’avènement de la 4e République, la Justice burkinabè est perçue comme la source principale des déficits démocratiques. L’impunité érigée en système de gouvernance sous le règne de Blaise Compaoré avec ses clans, réseaux mafieux et ses « juges acquis » a largement contribué à décrédibiliser le troisième pouvoir, devenu pratiquement un instrument au service des pouvoirs politiques et économiques. De nombreux dossiers pendants de crimes économiques et de sang, des citoyens complètement anéantis et qui garderont pour toujours les séquelles de l’action de certains juges, des justiciables méfiants et même révoltés, préférant parfois se rendre justice, etc. Le tableau peut être davantage plus sombre. L’insurrection populaire qui devrait permettre de relancer le processus démocratique et redonner à la Justice la place qui lui revient dans l’architecture institutionnelle du Burkina nouveau ne semble pas avoir fondamentalement touché les milieux judiciaires. L’actualité de la Justice au cours de ces derniers mois est assez interpellatrice mais aussi révélatrice d’une résistance de certains acteurs de la Justice qui refusent le changement ou tentent d’utiliser les acquis de l’insurrection pour couvrir leurs propres turpitudes.

  • 21
  • Aoû

simonÇa y est ! Le gouvernement s’est enfin décidé à lutter contre l’incivisme, pourrait-on s’écrier. Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi a adopté des mesures relatives «à la recrudescence des actes d’incivisme au Burkina Faso». Partant de l’actualité nationale «marquée ces derniers temps par la recrudescence des actes d’incivisme et de troubles à l’ordre public», le Conseil des ministres «appelle au strict respect de la législation en vigueur et instruit les autorités compétentes à l’application rigoureuse de la loi.» Ce n’est pas trop tôt ! Il ne reste plus qu’à espérer que cette fatwa gouvernementale contre l’incivisme ne reste pas une simple incantation. Car jusque-là, le gouvernement est à la peine et donne l’impression d’un aveu d’impuissance face à ces pratiques de défiance de l’autorité de l’Etat par certains citoyens organisés ou non. Il faut passer aux actes. Ici et maintenant.

  • 06
  • Aoû

mppL’heure est grave !

Le rêve du renouveau a fait place à de terribles menaces pour la cohésion sociale et la paix dans plusieurs communes du Burkina Faso. Dans certaines communes, les nouveaux conseils municipaux portent une tare congénitale qui risque d’empoisonner tout le mandat des exécutifs locaux. Les violences aveugles avec parfois morts d’hommes qui ont entaché l’élection des maires issus des municipales du 22 mai 2016, constitueront certainement des épines aux pieds des nouveaux édiles locaux. Ces violences sont des prémisses d’une gestion conflictuelle, voire chaotique des communes. C’est du jamais-vu dans l’histoire récente de ce pays. La faute aux partis politiques, notamment le parti au pouvoir, le mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dont des militants sont au cœur de cette tragédie digne d’une autre époque.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite