Boureima Ouédraogo

Boureima Ouédraogo

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Depuis le vendredi 8 septem­bre 2017, le perchoir laissé vacant par Salifou Diallo, décédé le 19 août dernier, est occupé par Alassane Bala Sakandé, l'un des fidèles lieutenants du Président Kaboré depuis les années 90. Jusqu'à la veille de cette propul­sion inattendue, il était un vrai out­sider parmi les successeurs poten­tiels à ce poste de deuxième person­nage de l'Etat.

Décédé le 19 août à Paris (France) et inhumé dans son domicile à Ouahigouya, le 25 août dernier, Salifou Diallo, le champion des sprints politiques des 30 dernières années, a définitivement rangé les crampons. Il a été accom­pagné à sa dernière demeure avec les hommages dus à son rang ou à ses rangs.

Août 2017: un mois à vite oublier !

Le mois d'août 2017 aura été marqué par plusieurs drames pour le Burkina Faso. Tout com­mence avec des accidents mortels à Ouagadougou et sur des axes rou­tiers ayant causé la mort de plus d'une dizaine de personnes. Ensuite, c'est le front social qui entre en ébul­lition avec le bras de fer entre le gou­vernement et les routiers qui a bloqué le pays et une bonne partie de l'éco­nomie nationale pendant plusieurs jours. Et le 13 août, Ouagadougou a de nouveau été frappé en plein cœur par le terrorisme, à travers l'attaque du café Aziz Istanbul sur l'avenue Kwamé Nkrumah, à seulement deux cent mètres du café Cappuccino qui avait été la cible de la première attaque terroriste à Ouagadougou, 1 8 mois plus tôt.

En ces circonstances douloureuses, l’heure est au discours convenu, le plus souvent empreint d’hypocrisie. Au-delà de l’émotion et du choc, ces circonstances interpellent fortement les consciences individuelles et collectives sur l’impératif de sortir de cette longue inertie politico-institutionnelle et des tensions de toutes sortes qui ont fragilisé l’Etat et ses institutions, mis en péril la sécurité des citoyens et de leurs biens.

Démissionnera, démissionnera pas ? C’est la question que bien des observateurs se posent par rapport au président du Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), Benoît Kambou, dont la démission était exigée par la majorité des membres dudit Conseil. Depuis, sa démission imminente avait été annoncée plusieurs fois, par la presse.

Les récents évènements liés aux grèves des routiers, des agents du Trésor et des Impôts doivent interpeller le président du Faso et la communauté nationale sur l’impératif de donner une chance au pays de se relever, de sortir de l’Etat patrimonial et de l’économie des mafieux vers la construction d’un nouveau pacte républicain et une reconstruction du tissu socioéconomique national.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite