• 23
  • Aoû

Une décision, plusieurs interprétations, attention danger !

KassoumDepuis le lundi 13 juillet dernier, la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu sa décision sur sa saisine par sept partis de l’ex-majorité et une dizaine de personnalités sur le nouveau Code électoral du Burkina. Mais la décision de la Cour risque de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. En effet, tandis que les requérants exultent de joie et affirment que la Cour a purement et simplement invalidé le nouveau Code électoral, les positions divergent dans le camp d’en face. Le gouvernement dit prendre acte de la décision. Mais des voix s’élèvent pour relever que la décision de la Cour ne remet pas en cause l’article 135 du Code électoral. Elle demande à ce qu’il soit suffisamment précis en faisant en sorte que la restriction des candidatures concerne uniquement les dirigeants de la 4e République et non tous les citoyens ordinaires ayant soutenu le projet de modification de l’article 37 de la Constitution. Visiblement, comment appliquer cette décision sans provoquer de part et d’autre une colère susceptible de perturber l’ordre public et menacer le processus et le calendrier électoral ? Voilà un autre dilemme auquel est confronté la Transition déjà embourbée dans les contradictions entre le RSP et le PM.

  • 23
  • Aoû

La CENI se prête

CENI 1A trois mois des élections présidentielle et législatives au Burkina, le président de la CENI, Barthélémy Kéré, et son équipe ont rencontré les partis politiques et les organisations de la société civile pour leur présenter le bilan de l'opération de révision des listes électorales et les informer des conditions et modalités de dépôt des dossiers de candidatures aux élections du 11 octobre 2015. C’était le vendredi 12 juillet à la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale.

  • 14
  • Aoû

Qui en veut au Group Africom

DécodeurL’affaire avait fait grand bruit pendant le FESPACO 2015. L’opérateur de diffusion de chaînes de télévision AFRITNT avait fait le buzz avec ses décodeurs à 5 000 francs CFA. Dans la cour du SIAO où il avait obtenu son stand, c’étaient des vagues déferlantes de foules qui voulaient se procurer de ce décodeur à leur portée. Mais un différend avec les organisateurs l’avait contraint à fermer son stand. C’était le 5 mars 2015. Le même jour, le Group Africom, promoteur de AFRITNT, recevait une lettre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), un courrier lui reprochant de mener des activités d’opérateur de diffusion sans en avoir l’autorisation.

  • 05
  • Aoû

Le “come-back” de Me Mamadou Savadogo

mamadouLes avocats du Burkina se sont réunis le 6 juin 2015 à Ouagadougou pour élire un nouveau Bâtonnier, en remplacement de Me Mamadou Traoré, en fin de mandat. Trois candidats étaient en lice. Au final, c’est Me Mamadou Savadogo qui l’a emporté avec une majorité écrasante. Ainsi, celui qui avait démissionné avec fracas de ce poste en 1997, pour protester contre la loi du 4 novembre 1997 portant réglementation de la profession d’avocat, loi qu’il jugeait attentatoire à l’indépendance de la profession d’avocat, retrouve son fauteuil plus de 15 ans après.

  • 05
  • Aoû

La justice, maillon faible de la Transition

josephineLe gouvernement de la Transition à beau proclamer sa bonne foi et son engagement à lutter contre l’impunité des crimes économiques et de sang, la réalité du terrain renvoie une autre réalité : celle d’un attentisme ou d’un laxisme incompréhensible par rapport aux urgences. La justice reste encore un rêve pratiquement impossible. Les dossiers pendants et sur lesquels les autorités de la Transition sont attendues sont légion. On peut relever, entre autres, les dossiers des victimes de l’insurrection, des anciens dignitaires qui avaient été interpellés en début avril et relaxés en attendant la mise en route des procédures devant la Haute Cour de Justice relookée, les suites à donner aux plaintes du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) avec les familles des victimes, la traque des biens mal acquis, etc. Mais hélas, le sentiment qui se dégage est que la Transition risque à ce niveau de décevoir les espoirs.

  • 13
  • Juil

Quand Nathalie Somé fait son cinéma !

cscLe Conseil supérieur de la communication (CSC) a perdu définitivement le peu de crédit qui lui restait. Mais plus que l’institution elle-même, c’est sa présidente Nathalie Somé qui s’est complètement fait une très mauvaise publicité. Depuis la décision inique de suspendre pour trois mois les émissions interactives ou d’expression directe dans toutes les radios et télévisions du Burkina Faso, le CSC a suscité le courroux des professionnels et promoteurs des médias et des organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression.

  • 13
  • Juil

Hommage d’accord, mais justice d’abord

martysAux premières heures de la matinée du 30 octobre 2014, le Burkina a commencé à enregistrer ceux qui sont aujourd’hui appelés les martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Après une première tentative, le 13 décembre 2014, de rendre hommage à ces fils et filles tombés sur le champ d’honneur, le gouvernement de la Transition a enfin décidé de commémorer avec tous les honneurs ce triste épisode de la vie de la nation les 27, 28, 29 et 30 mai 2015. Ces activités ont mobilisé toutes les autorités avec une bonne partie de la population. Hommage, oui, mais aussi de l’émotion et des engagements.

  • 02
  • Juil

Vaincre coûte que coûte l’insécurité

gendarmerieLa sécurité constitue une préoccupation essentielle de nombreux Burkinabè. Beaucoup sont inquiets du niveau d’insécurité jugé très grave. Dans un tel contexte, la Gendarmerie nationale dont l’une des missions essentielles est d’assurer la sécurité des citoyens est plus que jamais interpellée. Cette institution est à pied d’œuvre, aux côtés des autres forces de sécurité, pour assurer la quiétude nécessaire à chaque citoyen. Conformément à une devise qui lui est chère, à savoir « travailler et laisser dire », la gendarmerie accomplit de grands exploits en toute discrétion. Afin de lever un coin de voile sur les efforts qu’elle déploie au quotidien pour sécuriser les populations, elle a convié, dans la matinée du mardi 12 mai dernier, un groupe de journalistes à assister à une série de simulations en rapport avec son travail au quotidien en matière de sécurisation des personnes et des biens. Le but de l’exercice, une meilleure collaboration entre populations et forces de sécurité pour un mieux-être de tous.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite