• 09
  • Nov

Aux premières heures de la terreur !

rspL’information venait de tomber. Le RSP a encore fait irruption dans la salle du Conseil des ministres. Cette fois-ci, les choses sont plus sérieuses. Le président, le PM et des membres du gouvernement sont pris en otages. Des manifestants commencent à se diriger vers le palais présidentiel. Objectif, libérer les otages du RSP. Cette action assez osée avait du mal à prospérer car, les manifestants craignaient la furie des militaires du RSP. Ils se limitent au croisement de la télévision privée BF1. C’est le début de la résistance. La tension monte irrésistiblement. Les mines sont graves. Là, ils érigent des barricades, détournent automatiquement tous les passants. Personne ne devait accéder au palais, sauf quelques militaires du RSP qui osent et forcent les barrages. Des éléments du RSP arrivent à bord d’une 4X4 V8 et tente de faire un demi-tour quand trois manifestants les accostent.

  • 09
  • Nov

Qui sont les victimes de la résistance ?

La forfaiture de Gilbert Diendiéré et ses hommes a la désolation des populations. Nombreuses sont les familles à Ouagadougou qui pleurent toujours, qui un fils, qui une mère, qui un époux ou une épouse. Sur les traces des familles des personnes tombées sous les balles assassines de l’ex-RSP, nous en avons pu retrouver neuf des douzes victimes décédées. Douze innocents, pour la plupart des jeunes, et même de très jeunes, tous tués de façon violente. Nous vous proposons en images, les visages de ces martyrs.

  • 04
  • Nov

Le déni de justice se poursuit !

justiceDans nos éditions numéros 165, 166 et 167, nous relations les mésaventures de cet expatrié Belge du nom de Christophe Delacroix, dans les couloirs de la Justice burkinabè. L’intéressé, écrivions-nous, s’est fait escroquer plus d’un milliard de FCFA au Burkina Faso. Il s’est confié à la Justice pour obtenir réparation mais depuis des années, il arpente les couloirs de cette Justice, sans gain de cause. Les scènes de déni de justice continuent de se multiplier pour barrer la voie à la manifestation de la vérité.

  • 04
  • Nov

Vers une liquidation de l’institution ?

uemoaDans nos éditions antérieures, nous faisions cas de cette crise qui caractérise certains organes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), notamment la Cour de justice, plongée depuis de longs mois, dans un blocage sans précédent. Dans notre dernier article, nous évoquions cette décision à la fois gravissime de conséquences, anachronique et illégale, prise par le président béninois Yayi Boni, président de la conférence des chefs d’Etat, visant à démanteler la Cour de justice basée à Ouagadougou. Mais les choses coincent toujours. Et les manèges même les plus anachroniques se multiplient, pour parvenir coûte que coûte aux fins.

  • 15
  • Oct

186 bébés mort-nés en 2014

CMA PISSYLe climat social n’est pas des plus sereins en ce moment au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy. La structure est malade. Elle a visiblement mal à sa gouvernance. La grogne monte en sourdine au sein des agents. La gestion de la garde pose problème. Entre la Direction et les agents, le courant ne semble plus passer comme il se doit. Et comme pour ne pas arranger les choses, la disparition d’une moto du CMA dans des conditions assez troubles ne finit pas d’empoisonner l’atmosphère. Inutile de dire qu’il faut une thérapie urgente pour cette structure dont l’importance dans le dispositif sanitaire de la ville de Ouagadougou n’est plus à démontrer.

  • 15
  • Oct

Les dessous d’une affaire brûlante au sommet de l’Etat

Boubacar BADans notre précédente édition, nous nous faisions l’écho de la situation à la mine de manganèse de Tambao, dans la région du Sahel. Cela fait plusieurs mois que cette mine qui venait pourtant de rentrer en production a été fermée, sur une décision de suspension unilatérale du ministère en charge des mines, au grand dam des accords signés. Depuis lors, un dialogue de sourds est engagé entre ledit ministère et la société exploitante de la mine. Visiblement, les choses ne sont toujours pas prêtes de s’arranger. Après quelques rencontres et échanges de courriers entre les deux parties, le ministère est rentré dans un mutisme étouffant. Et l’échéance d’une bataille judiciaire, dans laquelle les chances pour l’Etat burkinabè de s’en sortir à bon compte sont jugées presqu’inexistantes, est plus que jamais imminente. Mais comment en est-on arrivé là ? Certains dessous de l’affaire sont renversants. Eléments d’enquête

  • 08
  • Oct

alcoolLe  commerce de la mort !

Le phénomène de la commercialisation des alcools dits frelatés a pris des proportions inquiétantes dans la capitale burkinabè depuis ces dernières années. Les unités de production de ces boissons aux origines et à la qualité douteuses foisonnent dans les quartiers, dans une insouciance déconcertante. Elles déversent des quantités inimaginables des redoutables liquides, tuant à petit feu, dans les circuits de la consommation, au grand péril de la santé publique. La situation est si préoccupante qu’il devient de plus en plus impossible de distinguer le vrai du faux.

  • 08
  • Oct

tabaoLe projet intégré de mise en valeur du gisement de manganèse de Tambao, dans la région du Sahel, est dans l’impasse. Cet ambitieux projet qui semblait pourtant enfin bien décoller, avec notamment les premiers minerais qui avaient commencé à sortir de la mine, bat à nouveau de l’aile. Sur le site, aucune activité ne se mène depuis plusieurs mois. Le ministère en charge des mines a décidé unilatéralement de l’arrêt de l’exploitation de la mine. Mettant ainsi son partenaire, Pan African, l’entreprise exploitante de la mine, dans une situation très inconfortable depuis belle lurette. De nombreuses tractations ont eu lieu en vue de la réouverture de la mine, mais les choses piétinent désespérément. Manifestement, il y a des dessous indicibles dans cette affaire. L’entreprise exploitante, lasse d’attendre une issue favorable à cette situation qui n’a que trop duré, commence à montrer des signes d’impatience. Les enjeux sont énormes. Le ton monte en sourdine entre les deux parties. Les derniers échanges de courriers entre les deux parties n’augurent pas de lendemains sereins dans l’affaire. On s’achemine inexorablement vers un contentieux judiciaire. Mais l’Etat et le contribuable burkinabè risquent gros dans ce bras de fer aux rebondissements imprévisibles. Plus de 100 milliards de FCFA sont en jeu.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite