• 21
  • Aoû

mescDans Le Reporter n°191 du 1er au 14 juin 2016, nous nous faisions l’écho d’un conflit foncier opposant certains membres d’une famille aux responsables de l’église « ministère évangélique du salut confirmé » (MESC). Certains membres de la famille Tapsoba, avec à leur tête Nathanaël Tapsoba, sont à couteaux tirés avec les premiers responsables de cette église. Au coeur de la discorde, l’espace occupé par celle-ci. Un domaine qui aurait été cédé par ledéfunt père de la famille à l’église, comme un don. Ce que les membres frondeurs de la famille contestent énergiquement et entendent expulser l’église des lieux. Après la parution de notre article, un autre son de cloche nous est parvenu. Il s’agit du témoignage d’un homme disant avoir suivi l’histoire depuis le début, du vivant du vieux Tapsoba. La main sur le coeur, il soutient que le vieux doit retourner dans sa tombe en suivant les agissements de ceux-là qui veulent retirer le domaine à l’église. Selon lui, le vieux a bel et bien offert gracieusement le domaine et même posé la première pierre de l’église, au nom de Dieu. Il va plus loin. Pour lui, cette situation est le fait de pasteurs rivaux qui seraient jaloux du rayonnement que connaît aujourd’hui le MESC.

  • 21
  • Aoû

santeLe plus grand centre hospitalier du Burkina succombe à la moindre pluie. Chaque année, en plus de faire face aux conditions précaires que connaissent les malades et le personnel soignant, l’hôpital doit passer par des épisodes d’inondation. La saison des pluies 2016 avance avec son lot d’inondations. La pluie de la nuit du 10 juillet 2016 a encore inondé Yalgado. Cette fois, les autorités veulent sortir de leur immobilisme pour prendre des mesures concrètes et urgentes. Lors d’une rencontre le 11 juillet 2016, conduite par les ministres de la Santé, des Infrastructures, de l’Habitat et de l’Urbanisme et en présence de la mairie, de l’entreprise COGEB et de techniciens concernés, des instructions ont été données. L’hôpital Yalgado va-t-il enfin sortir des eaux ?

  • 06
  • Aoû

ARMESVoici le rapport d’inspection !

L’affaire dure depuis 2011. Étaf Armabel, un armurier de la place, décide de faire un don de matériel à la Police nationale. Quelques temps après, le donateur entend s’assurer que son don est effectivement parvenu aux bénéficiaires finaux. Il demande qu’un point lui soit fait. Ça traîne. Il relance la Police nationale. Agacée, la police produit un premier document signifiant à Armabel que son matériel a été dispatché dans divers services de la Police nationale et sur le territoire national. Le document ne convainc point. Commence alors des doutes de la part du donateur. La cible, c’est le Directeur du matériel et du budget de la Police nationale. Qu’a-t-on fait du matériel ? La police pense que ce don était fait à dessein, pour cacher une déception ou prévoir des irrégularités à ne pas dénoncer par la police et le ministère en charge de la sécurité. Dès lors, les deux parties se lorgnent. Pour le commerçant, son don n’a pas été utilisé à bon escient. La Direction du matériel et du budget de la Police nationale s’en défend. Le ministère également. Les doutes persistent car les documents ne convainquent pas le donateur. C’est le branle-bas. Le ministre Simon Compaoré est informé dès son arrivée. il envoie des inspecteurs techniques sur le terrain. Les trois missionnaires déposent leur rapport, en 72 heures de recherches. Il est tout simplement édifiant… mais ne clos pas les doutes. Pourquoi ?

  • 06
  • Aoû

pafaspDécidément, le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PaFaSP), financé à coups de milliards FCFA par la Banque mondiale, en vue de booster le développement à la base au pays des Hommes intègres, a mal en sa gouvernance. Trop de combines dans les agissements de certains individus dans la chaîne de mise en oeuvre du programme plombent manifestement les efforts consentis pour sortir les bénéficiaires de l’ornière. Dans l’une de nos parutions en octobre 2012, nous publiions un article intitulé « PaFaSP : des promoteurs dénoncent une vaste escroquerie ». Cet article faisait cas d’un certain nombre de pratiques peu catholiques auxquelles des promoteurs de micro-projets faisaient face dans la région du Centre-ouest. Cette fois-ci, c’est du côté de la région du nord que proviennent les récriminations des paysans. Nous y avons fait un petit détour. Certains faits sont tout simplement hallucinants.

  • 03
  • Juil

Le grand oublié de l’histoire !

mouedQue s’est-il réellement passé le 13 février 1972, à bord de l’avion ayant servi au saut para de la foire de Ouahigouya ? Cette foire au cours de laquelle l’un des plus valeureux militaires du pays, le commandant Moumouni Ouédraogo a laissé sa vie dans des conditions des plus horribles et des plus choquantes sous les yeux de ses parents. Les décennies passent et le mystère reste toujours entier et impénétrable. La thèse officielle de l’accident n’a jamais pu convaincre, en dehors de ceux qui voulaient bien se laisser convaincre. Plus de 40 ans après, malgré la volonté affichée de certains acteurs d’étouffer l’affaire, la soif de vérité et de justice reste toujours vivace. La famille du Commandant, sa veuve, ses orphelins, ses amis attendent toujours d’être situés sur les circonstances exactes de sa disparition. Ils ne comprennent pas le traitement discriminatoire réservé depuis lors à ce dossier du défunt qui n’a pourtant pas démérité, de son vivant, en termes de don de soi et de sacrifices pour sa patrie. Qui était réellement cet homme dont le souvenir résiste tant au temps malgré tout ? Que reste-t-il de son oeuvre ? Qu’a-t-on fait de sa mémoire… Retour sur l’histoire atypique d’un disparu pas comme les autres.

  • 03
  • Juil

Sale temps sur le groupe Planor !

telecelDans notre édition N°162 du 15 mars 2015, nous revenions sur les derniers rebondissements du long feuilleton judiciaire opposant depuis plus d’une décennie le groupe Planor Afrique de l’opérateur économique burkinabè, Appolinaire Compaoré, à l’un de ses ex-associés, au sujet de la compagnie de téléphonie mobile Telecel Faso. Nous écrivions que l’homme d’affaires burkinabè et son groupe étaient sur le fil du rasoir, au regard de la tournure que prenait désormais l’affaire. En effet, par une décision en date du 11 février 2015, la première Chambre civile de la Cour de cassation de Paris renvoyait dos à dos les deux protagonistes dans cette affaire sur laquelle le groupe Planor avait jusque-là la haute main. Cela nous avait valu en son temps un prompt droit de réponse, digne d’un véritable procès en sorcellerie. Arguant de ce que le différend l’opposant à son ex-partenaire serait clos depuis belle lurette, Appolinaire Compaoré nous accusait, entre autres, de vouloir jeter inutilement du discrédit sur la gouvernance de son entreprise. Eh bien, l’évolution des faits vient de démontrer que la partie est loin d’être pliée. Mieux, la suite pourrait réserver de grandes surprises. L’affaire est de nouveau devant le Tribunal du commerce de Ouagadougou.

  • 23
  • Nov

Y. Ladji Bama sur la plus haute marche

bamaA l‘origine, il était annuel. Il est aujourd’hui biennal du fait des difficultés liées à la pratique du genre : le journalisme d’investigation. Le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) initiateur de ce prix, entendait créer une saine émulation dans le corps. Pour l’édition 2015, de nombreux articles d’investigation venus d’une dizaine de pays africains ont été appréciés par le jury. Le meilleur article est celui du Rédacteur en chef du Journal Le Reporter, Y. Ladji Bama. « Moumouni Dieguimdé, un ex-prisonnier dans le gouvernement Zida » est l’article jugé de belle facture. La cérémonie de remise est intervenue le 21 octobre 2015.

  • 23
  • Nov

Un panel, un film et des prix pour marquer l’évènement

jnlpL’insurrection populaire d’octobre 2014 a été au cœur de la célébration ce 20 octobre 2015, de la Journée nationale de la liberté de la presse qui avait pour thème cette année, « Médias et changements politiques en Afrique : quelle contribution ? » ; une projection-débats autour du film « Une révolution africaine : les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré»  et une soirée pour primer les journalistes méritants, ont été les activités phares organisées par le comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite