• 26
  • Déc

corruption

Du 1er au 9 décembre 2013, se tient, au Burkina Faso, la 8e édition des Journées nationales de refus de la corruption, organisées par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). L’occasion est bonne pour jeter un regard rétrospectif et introspectif sur l’état de la corruption et celui de la lutte menée par les différents acteurs contre ce fléau. Un constat s’impose. Contrairement au discours officiel qui ressasse en permanence une certaine volonté du gouvernement de lutter farouchement contre la corruption au Burkina Faso, la réalité du terrain est toute autre. Elle est même consternante. Tout porte à croire qu’il n’y pas de franchise de la part du gouvernement. Il n’y a pas une réelle volonté de combattre la corruption au pays des Hommes intègres. Les faits parlent d’eux-mêmes…

  • 11
  • Déc

Que de langue de bois !

oppoLe Chef de l’Etat a reçu en audience le 14 novembre 2013 dans les bureaux de Kosyam, le chef de file de l’opposition politique (CFOP) accompagné de quelques responsables de partis politiques. Temps mis, environ une heure. A cette rencontre historique entre le président du Faso et son opposition organisée au sein du CFOP, un grand nombre de journalistes a fait le déplacement car beaucoup de choses pouvaient être dites. ais hélas, il faut aller au-delà de cette audience pour en tirer une substance. A propos de l’initiative de cette rencontre, c’est pratiquement un jeu de ping-pong. Pour Zéphirin Diabré, c’est une réponse à l’invitation du président du Faso. de son côté, la présidence soutient que cette audience vient donner suite à une demande de l’opposition. Aussi, le CFOP semble faire de la langue de bois quand il renvoie les journalistes au chef de l’Etat pour avoir les réponses aux préoccupations de l’opposition. Retour sur une audience pas comme les autres.

  • 11
  • Déc

La torture, l’autre plaie de la démocratie burkinabè

torture

Le comité   de lutte contre la torture (CAT : Committee Against Torture en anglais) des Nations unies a tenu du 28 octobre au 22 novembre 2013 sa 51e session, à Genève en suisse. A l’occasion, de nombreux Etats parties à la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ont présenté leurs rapports d’état de mise en œuvre. Le Burkina était présent à cette session pour présenter, avec un grand retard, son rapport initial. Les membres du comité n’ont pas manqué de remonter les bretelles au gouvernement burkinabè. Ils ont formulé de nombreuses critiques sur ce rapport initial et la situation des droits humains de façon générale au pays des Hommes intègres.

  • 11
  • Déc

La chasse aux lesbiennes

femmeLa nuit du samedi 9 novembre fut particulièrement chaude au quartier Wayalghin de Ouagadougou. Des filles accusées d’être des lesbiennes ont été délogées manu militari par un groupe de jeunes du quartier. un ultimatum de quatre jours, à compter du mercredi 6 novembre leur avait été donné pour quitter le quartier. A l’expiration de celui-ci, le « couple » ne s’était pas exécuté. Les jeunes sont donc passés à l’acte. Retour sur une nuit mouvementée dans ce quartier situé au côté nord de l’échangeur de l’est.

  • 03
  • Déc

Un crime sanglant

migrantsPourquoi les métropoles européennes sont-elles pleines d’Africaines et d’Africains au regard hagard, au sourire contrit, désemparés – mendiant pauvrement, vendant à la tire, « bossant » durement, le balai à la main, la pelle au bout du bras, fouillant la benne à ordures derrière le restaurant ? Quel désespoir incommensurable a bien pu chasser ces êtres admirables hors de leur patrie ensoleillée – qu’ils apprécient tant ¬– et les pousser sur les chemins de l’exil pleins de périls pour aboutir à Bruxelles, Londres, Paris, Athènes, Barcelone…? Leur exode risqué s’est amorcé il y a une dizaine d’années au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en RDC, au Burkina, au Kenya, en Somalie, au Mali ou au Rwanda, peu importe; il a toujours débuté là où leur vie était menacée, puis par monts et par vaux, à pied, en car, en train ou en bateau, la longue caravane des déshérités s’est ébranlée laissant çà et là son tribut d’éclopés, d’affamés, d’épuisés, de morts vivants, dans le grand désert brûlant, sur les chemins de brousse mal famée, dans l’océan déchaîné jusqu’à Ceuta l’insolente, tripoli la décadente, Alexandrie l’énigmatique ou Tunis la tragique. Là, les derniers rescapés de ces sentiers de souffrance se feront offrir à gros prix par un passeur bandit de compléter la traversée du continent – de la faim – vers un illusoire paradis pour démunis où ils iront grossir les rangs des exclus de la prospérité tapageuse et surfaite. Nul ne sait encore sur ce rafiot de la mort qu’au bout de ce chemin de calvaire sur les flots mortifères, la dernière épreuve sera d’être arraisonné avant d’être retourné sur leur chemin d’amertume !

  • 03
  • Déc

Le pouvoir avance à pas mesurés, l’opposition affûte timidement ses armes

Blaise compaoreeeeeeDans notre précédente édition, nous annoncions que le processus de création du front républicain impliquait l’introduction à l’Assemblée nationale par le gouvernement d’un projet de loi portant modification de la Constitution pour permettre à l’Assemblée nationale de délibérer en toute légalité, en attendant la mise en place du Sénat et des débauchages dans l’opposition pour l’affaiblir. Les choses se précisent maintenant. En effet, deux projets de loi ont été adoptés par le Conseil des ministres du mercredi 16 octobre dernier. L’un portant modification de la Constitution et l’autre du statut de l’opposition. Ils sont déjà sur le bureau du président de l’Assemblée nationale. Le projet de loi portant modification de la Constitution sera examiné le 12 novembre prochain par les députés. Celui sur le statut de l’opposition passera à la plénière du 17 décembre.

  • 10
  • Nov

 Démystifier le langage de l’économie

defie eSeptembre 2012 – septembre 2013, un an qu’un groupe d’acteurs multidisciplinaires portaient sur les fonts baptismaux le magazine « Défis Economiques ». Contribuer à rendre l’information économique pertinente, claire et accessible à tous, en décodant le langage ésotérique des économistes et en suscitant des débats contradictoires sur des thématiques d’intérêt, tel est le sens du défi que se sont lancé les promoteurs de ce magazine. A en croire Idrissa Mohamed Ouédraogo, Directeur de publication de « Défis Economiques », l’idée est née d’un constat : le paysage médiatique burkinabè d’alors ne comptait aucun titre dédié à l’économie.

  • 10
  • Nov

Vite des actions fortes

vih sida afriqueDans les 13 régions du Burkina Faso, les PVVIH sont confrontés à de nombreuses difficultés pour accéder aux médicaments essentiels. Les résultats d’une sortie de collecte d’informations sur l’accès aux soins par les PVVIH , réalisé par le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME) parlent d’eux-mêmes. Le réseau appelle donc à des actions fortes pour préserver la santé et le bien être de ces citoyens.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite