• 01
  • Oct

« Une tentative de payer une paix sociale pour faire avancer son agenda de réformes », dixit Dr Seydou Ouédraogo

SeydouLes dernières mesures prises pas le gouvernement en réponse à la crise socio-politico-économique dans laquelle est plongé le pays depuis quelques temps ne finissent pas de susciter des réactions. A travers cet entretien, réalisé le 14 septembre dernier à Ouagadougou, le docteur Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, jeune économiste-chercheur, enseignant à l’université Ouaga II, ne se fait pas d’illusion quant à la finalité de ces mesures. Elles ne peuvent pas être efficaces. Affirme-t-il sans ambages. Et pour cause, l’économiste trouve, à travers la myriade de mesures prises, une dispersion d’efforts contraires aux lois élémentaires de l’économie politique. Mais il ne s’arrête pas là, il y voit une tentative du gouvernement de s’acheter une légitimité politique et faire passer un agenda caché, au grand dam des préoccupations réelles des populations. « Ces mesures visent à faire face à un épuisement de la légitimité politique du régime ». Assène-t-il imperturbable. Lisez plutôt…

  • 23
  • Sep

Tentative d’assassinat du Président Compaoré ou simple aventure suicidaire ?

blaise 5Dans la nuit du 30 au 31 août 2013, tout le pays a retenu son souffle. La raison, de fortes détonations ont été entendues dans le quartier Ouaga 2000, faisant penser à des bruits d’armes lourdes. Ces bruits inhabituels ont mis toute la ville en émoi, même en dehors. Alors, les interrogations allaient bon train. Que s’est-il réellement passé ? Quel est le bruit venant de Kosyam qui a troublé la relative quiétude des Ouagalais ?

Le 30 août 2013, aux environs de 20h30mn, de curieux bruits étaient entendus dans la zone de Ouaga 2000. Ils n’ont laissé personne indifférent. Plus curieux, c’est la cascade avec laquelle ils se sont fait entendre. Cela faisait penser à des tirs à l’arme lourde. Mais pour des couche-tard, cela n’empêche personne, à Ouaga, de partager une table avec des amis avant de rejoindre son domicile. Mais les choses se sont précisées quand d’autres coups ont encore été entendus. Il faut vite aller à la source. Dans le quartier Patte d’Oie, l’on est proche de Ouaga 2000. Eh oui, c’est de là-bas que venaient les détonations. Plus précisément du Palais de la Présidence. C’était le silence radio dans ce quartier. Encore curieux pour un soir où le président du Faso venait de recevoir le rapport circonstancié qu’il avait demandé au comité de suivi des réformes politiques. Quelle lecture a-t-il fait de ce rapport ? Plein de supputations. Plusieurs versions sur la table que nous partagions avec des amis. La première est que les conclusions du rapport n’ont pas été du goût du président du Faso. Il faut provoquer une situation de « non droit », inventer un coup d’Etat. Cette dernière n’a pas longtemps tenu la route. La seconde version, et celle qui semblait venir de Kosyam cette fois-ci, c’est qu’un groupe électrogène aurait explosé ou encore des soutes à carburant. Cette dernière version a rassuré les amis autour de la table. On peut continuer la soirée tranquillement. L’un de nous poussa un ouf de soulagement. « Enfin, ils vont régler ça entre eux », a-t-il lancé.

  • 23
  • Sep

Le délibéré attendu pour ce 3 septembre

Maco1La Société burkinabè des filières alimentaires (SBFA) qui commerce avec la marque Baradji a connu des pertes au cours des 7 premiers mois de l’année 2013. De grosses pertes qui ont surpris les responsables de l’entreprise.Ce qui les a conduitsà mettre tout en œuvre pourretrouver l’origine du gros trou. Une trentaine de travailleurs ont été arrêtés puis conduits à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) depuis le 24 juillet 2013. Leur jugement n’interviendra que le 22 août 2013 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Finalement, les agents devront attendre le 3 septembre prochain pour connaître leur sort.

  • 07
  • Sep

Que devient l’ex-cité universitaire de Zogona ?

citeJadis la plus grande cité universitaire du pays, Zogona a hébergé plusieurs générations d’étudiants sur le campus de Ouagadougou. Parmi elles, se trouvent des cadres et des responsables de ce pays. Mais contre toute attente, surtout dans un contexte de crise du logement, le gouvernement procède à sa fermeture définitive en juin 2008, à la suite d’une crise universitaire. Des étudiants qui étaient en lutte autour des questions de laboratoires et de bourses de troisième cycle, ont été durement réprimés le 17 juin, puis jetés hors du campus le 21 juin. Par la même occasion, le gouvernement procède à l’arrêt des prestations des œuvres sociales. A la reprise en septembre de la même année, la cité de Zogona relevait du passé. On apprenait que les locaux seraient aménagés et rétrocédés aux enseignants en vue de pallier le manque criard de bureaux pour ces derniers. Mais cinq ans après, elle demeure dans une situation des plus ambigües.

  • 07
  • Sep

Les règles foulées aux pieds ?

cnouLe 30 juillet dernier dans la soirée, les étudiants des cités universitaires de la capitale apprenaient dans les coulisses la fermeture des cités universitaires pour la période des congés à partir du lendemain 31 juillet. Cette fermeture devait durer deux mois (août et septembre). Bien évidemment, cette nouvelle provoque la psychose et la colère chez bien d’étudiants qui ont trouvé des formes et des moyens pour se faire entendre à travers des manifestations spontanées à la Patte d’Oie, à Gounghin et à Kossodo. A l’opposé, l’Etat a réagi une fois de plus par la répression entraînant au passage d’énormes dégâts. Mais pourquoi la décision de fermeture intervient-elle si brusquement ? Quelles sont les dispositions en la matière ? Ce sont là des questions de non moins importance auxquelles nous nous sommes intéressés.

  • 25
  • Aoû

La pression s’intensifie

meetingLa journée du 28 juillet 2013 a connu la grande marche-meeting de l’opposition burkinabè, en croisade depuis quelques temps contre les politiques jugées hasardeuses du gouvernement. Cette journée a été marquée, à Ouagadougou, par une gigantesque mobilisation. Une fois de plus, les populations sont sorties nombreuses pour réaffirmer avec force leur rejet du Sénat, de la révision de l’article 37, de la vie chère. A l’occasion, le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, a tenu un discours rassembleur, appelant à l’union sacrée de toutes les forces vives.

  • 04
  • Aoû

Ces magistrats qui doivent passer à la barre !

justice bfDes magistrats à la barre du tribunal, pour répondre de leurs actes. Ce n’est pas une rêverie. Cela devrait se passer le 12 juillet dernier, au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou. Mais ce fut un rendez-vous manqué, les intéressés, au nombre de 5, n’ayant pas répondu à l’appel de la justice. Et, ce n’est que partie remise. Le dossier ayant été renvoyé au 7 octobre prochain. Il s’agit de la fameuse affaire de corruption de magistrats, dans le cadre du dossier des 180 millions de la société SGS.

De mémoire de citoyens du Pays des hommes intègres, sauf erreur ou omission de notre part, c’est la première fois que cela arrive. Des magistrats à la barre du tribunal. Ceux-là même qui jugent, vont être jugés. Eh oui, il fallait bien ça arrive dans ce pays. Un pays où manifestement, la corruption est pratiquement devenue la norme dans la justice. On peut même dire que ce n’est pas assez tôt, tant la pratique, devenue endémique, est aussi vieille qu’une certaine génération de dirigeants et de magistrats, ayant fait main basse sur l’appareil judiciaire, au grand dam des règles d’éthique et de déontologie de la profession. C’est sans doute à juste raison qu’ils sont nombreux à saluer à sa juste valeur ce qu’il est convenu d’appeler « action osée » en matière judiciaire au Burkina Faso. Une Action à l’initiative de laquelle se trouve le Centre pour l’éthique judiciaire (CEJ), avec son secrétaire exécutif, Me Guy Hervé Kam. Un ex-magistrat qui a dû changer sa place au prétoire, à un moment donné.

  • 19
  • Juil

Le maire et le chef déterrent la hache de guerre

boissonUne affaire d’Usine de boissons alcoolisées oppose depuis quelques le maire et le Chef de Kindi. Concernant cette affaire, deux points de presse on été organisés. L’un par le maire de Kindi, Thomas Baguemzanré, le vendredi 24 juin 2013 à Ouaga et l’autre par le chef du même village, devant l’unité controversée. La question de fond tournait autour de la légalité ou pas de cette unité. Est-elle une unité de production ou de mise en bouteille ?

Le maire Thomas Baguemzanré, dans sa déclaration, a fait savoir que l’unité de boissons alcoolisées était installée de façon illégale. Il a aussi affirmé qu’elle n’avait réalisé aucune étude d’impact environnementale nécessaire et n’a pas produit de rapport d’analyse du Laboratoire national de santé publique. En outre, estime-t-il, elle ne devrait pas être installée à 20m d’une école et du marché, et à 50m du CSPS. De ce fait, il interpelle l’opinion publique, les ministères concernés et l’Assemblée nationale pour toutes fins utiles.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite