Le Reporter

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Les agents du Projet emploi des jeunes et développement des compétences (PEJDC) du ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle sont dans une situation très inconfortable depuis des mois. Ce projet, financé par la Banque mondiale à coup de milliards, traverse une période trouble.

Quel est le problème ? Selon nos sources à l’intérieur de la boîte, les agents ont bénéficié d’une augmentation substantielle de salaire dans le courant de l’année 2016, en la faveur d’un réaménagement de la grille salariale du projet. Selon les catégories, cette augmentation varie de 75 à 150 %. Ainsi, pour les catégories supérieures, cette augmentation était vraiment importante. Un agent qui avait, par exemple, 500 000 FCFA, pouvait se retrouver avec plus d’un million deux cent mille FCFA.

C’était la joie dans la boîte. Tout le monde était très heureux face à un embellissement du traitement. Mais la joie sera de courte durée. Il est apparu que ce réaménagement de la grille salariale au sein du projet n’a pas respecté les normes édictées avec les bailleurs. Cette augmentation, avant d’être appliquée, devait requérir l’avis de non-objection des bailleurs de fonds du projet. Ce qui n’aurait pas été fait. Une mission de revue à mi-parcours du projet effectuée par les bailleurs en fin 2016, a été très claire sur ce point : « Le projet ne doit pas imputer l’augmentation des salaires du personnel, opérée depuis août 2016, sur les fonds de la Banque avant d’obtenir l’avis de non-objection (ANO) de la Banque (la Banque mondiale, ndlr) ». D’où un gros embarras pour les responsables du projet. Ils sont obligés de réappliquer l’ancienne grille salariale, en attendant d’obtenir le fameux ANO. Toute chose qui n’est pas si évidente, à en croire certaines sources.  Ainsi, les agents qui s’étaient déjà habitués aux gros salaires, perçus pendant quelques mois, sont obligés de revoir très drastiquement à la baisse leurs habitudes. Certains agents recrutés pendant le laps de temps où la nouvelle grille était en vigueur se voient aussi servir dorénavant, des salaires qui ne sont pas ceux marqués sur leur contrat de travail. Le plus consternant c’est que beaucoup d’agents n’auraient même plus de salaire en fin de mois depuis que cette situation s’est présentée. Oui, ils seraient nombreux qui travaillent mais qui ne peuvent pratiquement rien toucher comme salaire à la fin du mois. Comment cela est-il possible ? Il s’agit d’un calcul très simple : les intéressés auraient contracté des prêts bancaires sur la base des salaires de la nouvelle grille. Par exemple, un agent qui avait un salaire de 500 000 FCFA dans l’ancienne grille et qui s’est retrouvé avec un salaire de 1 250 000 FCFA avec la nouvelle grille. Ce dernier contracte un prêt bancaire dont la traite mensuelle est par exemple de 500 000 FCFA. Reversé dans l’ancienne grille salariale, tout son salaire est happé par la traite. Résultat, il n’a plus rien comme salaire en fin de mois. Dans une telle situation, inutile de dire que l’heure n’est pas du tout à la sérénité dans cette boîte. Nous y reviendrons !

Nerwata Kafando

Dans le cadre de ses enquêtes, le juge d’instruction burkinabè, François Yaméogo, a lancé, courant le mois d’octobre 2016, une commission rogatoire et demandait à l’Assemblée nationale française, la levée du secret-défense en France afin de permette certaines investigations jusque-là impossibles du fait de ce secret-défense. Cette démarche du juge avait suscité de grands espoirs quant à l’avancement de ce dossier qui n’a que trop duré. Mais depuis lors, silence radio. Le juge n’a visiblement toujours pas de suite à sa requête. A travers le courrier suivant, adressé aux députés français, le Réseau international « Justice pour Thomas Sankara, justice pour l’Afrique » en appelle à la diligence des uns et des autres en vue de donner suite à la demande du juge Yaméogo.

Le procès en cours qui concerne l’Ex Premier Ministre du Faso, Monsieur Luc Adolphe TIAO et les Membres de son Gouvernement, divise actuellement l’opinion publique ; il est des prises de position sans retenue, allant dans tous les sens à remettre en question la stabilité de la Nation, la concorde nécessaire à la paix et à la construction harmonieuse du pays.

Les grands acteurs et facteurs de la Justice ont par moment pris position dans l’opinion dont le collectif des Avocats de la Défense, collectif dont je suis moi-même membre ; je devais dès lors garder le silence ; mais ma position, mon profil apparaissent uniques, incontournables dans l’histoire de notre Justice dont celle de l’Avocat à imposer que mon avis personnel sur la situation soit connu ; elle peut permettre plus de compréhension, moins de nuages à obscurcir notre horizon.

Dans les numéros 199 et 201 de Le Reporter, nous faisions cas de suspicions de favoritisme dans une annulation d’appel d’offres et d’une affaire de missions qui laisse songeur quant aux bonnes pratiques au sein du Secrétariat permanent pour la modernisation de l’administration et la bonne gouvernance (SP-MABG).

L’heure n’est visiblement pas à la sérénité du côté de l’Université de Koudougou. Mais cela n’est pas inhabituel dans cette université. Dans une précédente parution, nous évoquions des situations de gouvernance administrative et financière à controverses de ce côté-là. Au centre de l’affaire, une gestion problématique des heures supplémentaires des enseignants. Ce qui avait rendu le climat social assez lourd, avec à laclé, une ambiance de méfiance et de suspicionrampante.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite