• 08
  • Fév

Depuis le 4 janvier, l’Armée burkinabè a un nouveau parton, en la personne du Général Oumarou Sadou. L’homme était jusque-là relativement inconnu du commun des Burkinabè. Beaucoup ont entendu son nom pour la première fois à la faveur de sa nomination en tant que chef d’Etat-Major général des armées (CEMGA), en remplacement du Général Pingrenoma Zagré. Osons croire qu’il s’agit là de l’homme neuf que l’on appelait de tous les voeux à la tête de cette armée, en vue d’opérer sa nécessaire mue.

  • 11
  • Jan

Suite aux violences survenues dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou le 6 décembre dernier, consécutivement au vote de défiance contre le maire dudit arrondissement, le MPP, parti au pouvoir, a enfin décidé de taper du point sur la table. Dans un communiqué rendu public dès le lendemain, le président par intérim de ce parti a dit condamner « avec énergie cette dérive barbare antidémocratique qui est aux antipodes des valeurs républicaines prônées et défendues par le parti ».

  • 06
  • Déc

tablette Huawei MediaIl est maintenant clairement établi que certains des nouveaux anciens hommes au pouvoir, malgré le message fort envoyé à travers l’insurrection, malgré leurs promesses de changement, n’entendent pas renoncer à certaines vieilles et vilaines pratiques. Ces gens qui se réclament des insurgés croient toujours pouvoir continuer de ruser avec leurs concitoyens. La réalité incontestable selon laquelle le Burkina a radicalement changé et que les Burkinabè entendent désormais être gouvernés autrement semble être une vue de l’esprit pour ces gens.

  • 29
  • Nov

fdsLe Burkina est sans nul doute lancé dans le combat contre le terrorisme. Auparavant pays de négociation, souvent de refuge pour djihadistes, le Burkina était ce pays où de nombreux Etats en conflit venaient reconstruire leur paix, faisant de son président, le médiateur ès-qualité de la sous- région. La dernière médiation assurée par l’ex-Président Blaise Compaoré a été celle de la crise au Nord-Mali entre les groupes terroristes et l’Etat malien.

  • 15
  • Nov

argent 3L’on avait cru l’affairisme dévergondé au sommet de l’Etat révolu avec la chute du régime corrompu de Blaise Compaoré. Mais que nenni. Le scandale que vient de révéler à l’opinion publique le REN-LAC, à travers une conférence de presse, le 12 octobre dernier, relatif au différend entre la Douane et l’ONATEL SA, vient rappeler avec fracas la persistance de ces pratiques hideuses ayant sapé les bases du développement de ce pays des décennies durant.

  • 10
  • Nov

microDécidément, la libération de l’information au Burkina Faso, ce n’est visiblement pas demain la veille ! Présentez-vous devant dans un service public quelconque et demandez le plus banal des documents qui soit et vous comprendrez. Contrairement au discours officiel d’ouverture au grand public, souvent tenu pour se donner bonne conscience, la réalité de terrain dans la quasi-totalité de l’Administration publique est la fermeture, sinon le verrouillage total. Dans notre dernière parution nous faisions cas des misères d’une de nos journalistes à la présidence du Faso, pour obtenir un simple organigramme. Mais il ne s’agit pas là d’un cas isolé.

  • 30
  • Oct

familialeLa gratuité des soins pour la mère et l’enfant est présentée aujourd’hui comme une grande « prouesse » du régime Kaboré. Cette promesse de campagne de Roch Marc Christian Kaboré, mise en oeuvre tant bien que mal depuis quelques mois est chaque fois brandie par les gens du pouvoir comme étant un grand exploit et la preuve de ce que le pouvoir travaille pour les populations. Mais à y voir de près, la réalité de la mise en oeuvre de cette mesure de gratuité ne manque pas de susciter des incompréhensions, voire des gorges chaudes. Les complaintes en sourdine se font de plus en plus persistantes. Annoncée au départ comme une gratuité intégrale, cette mesure n’a fait que maigrir comme une peau de chagrin pour ne rester finalement que sa simple expression, de l’avis de certains observateurs.

  • 25
  • Sep

bteIl y a lieu de s’interroger si les Burkinabè savent ce qu’ils veulent. On pourrait se laisser convaincre que la réponse est non. Que de cérémonies organisées où des femmes prennent plaisir à se trémousser devant des caméras, devant leurs enfants et à la face du monde. Des cérémonies pareilles, le Burkina en a organisé. Des élections de miss, le Burkina en connait où des jeunes filles défilent en « tenue de vérité ». Les plus belles femmes, les plus grosses, les plus lourdes, etc. Ce qui dégrade l’image de la femme, ce sont ces filles qui se dénudent sur les avenues de nos villes,une fois la nuit tombée. Ce qui dégrade l’image de la femme, ce sont ces racoleuses, cette prostitution à outrance. Ce qui dégrade l’image de la femme, ce sont les nouveau-nés jetés dans les poubelles, emballés dans des cartons. Ce qui dégrade l’image de la femme, ce sont des femmes qui perdent la vie en voulant la donner. Ce qui dégrade l’image de la femme, ce sont ces filles excisées, sorties de l’école, mariées de force. Ce qui dégrade l’image de la femme, ce n’est pas miss bim-bim. Le mal est profond. Il faut le prendre depuis la racine et en la femme elle-même. Le ministère de la Promotion de la femme veut défendre l’image de la femme mais il reste de savoir ce qui dégrade réellement l’image de la femme. Quelle société voulons-nous bâtir pour que les générations futures soient fières d’emboîter les pas. Evitons à tout prix le sensationnel. Respectons la loi, à commencer par l’interdiction du port des mini-jupes.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite