• 08
  • Nov

Pourquoi est-il si difficile de lui donner une sépulture digne de son rang ?

thomsankLa tombe de Thomas Sankara, se rappelle-t-on, avait été l’objet d’une tentative de profanation dans la nuit du 27 au 28 juillet 2011. Cet acte ignoble avait suscité l’indignation générale au Burkina Faso, voire dans le monde entier. A l’occasion, se souvient-on aussi, les autorités gouvernementales, le Premier ministre Luc Adolphe Tiao en tête, avaient pris l’engagement solennel de réhabiliter cette tombe. Les émotions et la fièvre des condamnations une fois retombées, les belles paroles du gouvernement sont restées lettres mortes. Des années se sont écoulées. Le gouvernement n’a rien fait dans le sens d’une réhabilitation de la tombe de celui qui est pourtant classé aux rangs les héros nationaux. Celle-ci est restée dans son état de lambeau, jusqu’à ce que les partisans du défunt décident de la réparer des séquelles de la tentative de profanation. La tombe de Thomas Sankara continue de trôner dans des conditions écœurantes au cimetière de Dagnoen. Plus qu’une insulte pour la mémoire de l’homme lui-même, l’état de cette tombe est, à la vérité, une honte, un déshonneur pour la nation burkinabè toute entière et ses gouvernants au premier chef. Il est sans doute temps de mettre fin à cette imposture qui n’honore personne.

  • 22
  • Oct

Eviter de faire feu de tout bois !

opposCes derniers temps, les colonnes de la presse sont inondées d’écrits manifestement tendancieux visant à clouer l’opposition politique au pilori. La gestion des questions financières par les responsables de l’opposition est au cœur de toutes les récriminations. A lire la plupart de ces écrits, la volonté de vouer aux gémonies l’opposition politique pour la moindre peccadille est manifeste. On veut coûte que coûte casser du Zéphirin ou du Arba Diallo ou encore du Me Sankara. Pour cela, tous les moyens sont bons. Des rapports de réunions faisant état de la cuisine interne à l’opposition sont exhumés pour les besoins de la cause. Tout y passe. Même des argumentaires des plus loufoques et mal à propos. C’est de bonne guerre, du reste. Autant l’opposition doit exiger du pouvoir la saine gestion des ressources publiques, elle doit s’appliquer la même règle. La transparence dans la gestion des deniers publics est une exigence universelle, valable pour tous. Seulement, la hargne avec laquelle certains s’acharnent contre l’opposition politique paraît assez suspecte. Certaines extrapolations laissent songeur. Si seulement les mêmes qui exigent tant de l’opposition pouvaient faire preuve de la même rigueur vis-à-vis du parti au pouvoir, nous ferions un grand bon dans la quête de la bonne gouvernance dans ce pays. Ce parti au pouvoir dont les responsables n’hésitent plus à se vanter de leurs prouesses corruptives.

  • 01
  • Oct

L’autre nom de l’affairisme !

boutiqueUne arnaque organisée ? Oui, est-on tenté de répondre, au sujet des fameuses boutiques témoins du gouvernement. Apparue pour la première fois dans le vocabulaire de nos princes (sauf erreur de notre part), dans le courant de l’année 2008, en la faveur des premières manifestations violentes de la vie chère, la trouvaille est restée constante dans les mesures dites exceptionnelles auxquelles le gouvernement recourt chaque fois. En 2011, à l’avènement du premier gouvernement Tiao, elle figurait en bonne place dans les mesures prises pour juguler la crise. Cette fois encore, la tradition a été respectée. Les fameuses boutiques témoins sont au rendez-vous parmi les dernières mesures prises par le gouvernement pour calmer la grogne grandissante des Burkinabés. Mais, s’est-on déjà interrogé sur l’impact véritable de ces boutiques sur le vécu des Burkinabé ? L’on se souvient que lors de la première expérience, le ministre du commerce d’alors avait reconnu à demi-mots que la mesure a été un échec. Les commerçants avaient bénéficié de largesses du fisc, mais en retour cela ne s’était pas ressenti sur les coûts des produits dits de grande consommation. Au regard de tout cela, on peut légitimement se demander pourquoi cette mesure est-elle reconduite de façon aussi systématique, depuis lors, pendant que son impact reste difficilement mesurable, en dépit de leur coût exorbitant ? A qui profite réellement cette mesure ? En tout cas pas le consommateur burkinabé. Cette situation ne peut qu’entretenir la suspicion sur la bonne foi de certains, accusés, à tort ou à raison, d’affairisme éhonté sur le dos des populations.

  • 23
  • Sep

Un peu de sérieux tout de même !

tuinaLe communiqué du Procureur du Faso à propos des évènements du 30 août à Kosyam ne manque pas de faire sourire. Au regard de la gravité des faits s'étant, de surcroît, déroulés à la Présidence du Faso, un tel communiqué pratiquement vide de contenu est tout simplement inopérant et contre-productif. Volonté délibérée de banalisation des faits? Absence totale de lucidité ? Toujours est-il que ce communiqué est loin de refléter la réalité. En dépit des lourdes détonations entendues par les riverains, le communiqué tente de laisser croire qu'il s'est agi de simples échanges de tirs entre un individu et une patrouille militaire. Pour neutraliser un seul homme, a-t-on besoin d'armes aussi lourdes ? En plus, si l'on s'en tient au communiqué, tout se serait passé en dehors de l'enceinte de Kosyam.

  • 05
  • Sep

Que c’est inhumain !

djiboutiDans notre précédente édition, sous le titre « Djibouti-Dakar-Ouagadougou: le chemin de croix d’une mère», nous relations la mésaventure d’une jeune dame d’origine djiboutienne, à Ouagadougou. Au nom de l’amour et de la belle idée qu’elle avait du pays des Hommes intègres, elle avait accepté de braver toutes sortes d’obstacles pour prendre la route de Ouagadougou, courant 2011, avec un jeune officier burkinabè, Zakaria Nacro, qu’elle avait connu quelques années plus tôt, à Dakar au Sénégal.

  • 25
  • Aoû

De qui se moque-t-on à la fin ?

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La journée du 31 juillet 2013 a été chaude du côté du campus de Zogona et des cités universitaires de la Patte d'Oie et de Gounghin. Des étudiants résidents de ces cités et leurs camarades sont descendus dans la rue et ont enflammé des pneus pour exprimer leur colère contre les autorités universitaires. Ces dernières ont décidé de la fermeture desdites cités ainsi que des restaurants universitaires pendant les mois d'août et septembre au prétexte que l'Etat n'a pas les moyens d'assurer les prestations requises pendant les vacances. Franchement, on verra et entendra tout dans ce pays.

  • 10
  • Juil

Faut-il encore croire en la parole de Blaise Compaoré ?

blaise 3Les contradictions commencent à se faire jour dans les rangs du pouvoir et de ses satellites autour du projet de révision de l'article 37 de la Constitution pour faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels à deux quinquennats. Tandis que certains leaders du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) affirment que cette révision n'est pas à l'ordre du jour parce que ne faisant pas partie des propositions consensuelles du CCRP (Conseil consultatif sur les réformes politiques), d'autres ne cachent plus leur souhait de voir s'organiser un référendum pour permettre au peuple de trancher. Ainsi, le jeune adjoint de François Compaoré dans le secrétariat exécutif national du CDP, Alpha Y ago, ne rate aucune occasion pour prêcher la relecture de l'article 37. Pour lui, il ne s'agit même pas de permettre de se prononcer mais plutôt de lui demander de donner sa caution au tripatouillage de la Constitution.

  • 23
  • Jui

Les réseaux «politico-mafieux» du secteur minier se dévoilent !

orOn savait que le secteur minier mobilise du monde au Burkina Faso. Mais ce que l’on ne sait pas, ce sont toutes ses ramifications dans le gotha politico-économique. Presque toute la crème politique et du monde des affaires fait partie des réseaux qui mangent dans l’or ou autres produits miniers.

Du président du Faso, son épouse Chantal et son frère François à certains leaders de l’opposition en passant par les anciens Premiers ministres et ministres (Tertius Zongo, Paramanga Ernest Yonli), le Premier ministre actuel et certains ministres, des députés, des hommes d’affaires, bref, une belle brochette de personnalités de ce pays gravitent autour de ce secteur et de ses promoteurs. C’est le magazine Africa Mining Intelligence qui, dans sa Collection « Inserders » dans sa parution du 16 avril 2013, dresse ainsi le cercle des décideurs et des intermédiaires dans le secteur minier burkinabè.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite