• 27
  • Jui

La loi, et après ?

sachetsL’Assemblée nationale a adopté, le mardi 20 mai 2014, un projet de loi interdisant la production, l’importation, la commercialisation et la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables. Le ministère de l’environnement et du développement durable a bataillé dur pour l’avènement de cette loi très attendue depuis belle lurette. La menace environnementale que constitue ces sachets est suffisamment grave pour que l’on salue à sa juste valeur l’adoption de cette loi dont l’objectif à terme est de parvenir l’éradication de ces sachets. C’est donc à juste raison que ledit ministère a pu bénéficier de nombreuses félicitations et d’une grosse vague de sympathie dans l’opinion pour cette initiative ô combien louable. Mais cette loi doit-elle être considérée comme une fin en soi ?

  • 03
  • Jui

Attention au syndrome Tandja

tandjaCeux qui ont écouté Blaise Compaoré attentivement, le 10 mai dernier à Réo ont certainement compris le message. Même à demi-mots, Blaise Compaoré a été on ne peut plus clair. Il va organiser son référendum. La « majorité » est avec lui et cette « majorité » va s’imposer. Advienne que pourra. Ceux qui en doutaient encore sont désormais fixés. Si seulement, Blaise Compaoré, pouvait se rappeler encore de Mamadou Tandja, l’ancien président nigérien, déposé par un coup d’état un certain 18 février 2010, juste quelques temps après avoir obtenu, à la suite d’un référendum organisé aux forceps, une prolongation de son bail à la présidence nigérienne. Celui-là même au sujet de qui Blaise Compaoré avait fièrement déclaré en son temps qu’il n’avait pas manqué de demander à ses pairs de l’Union africaine de condamner l’attitude. Celui-là même qui se dirigeait tout droit dans le mur, en voulant faire un passage en force. Ah, que l’histoire est ironique et cynique ! Tout comme Blaise Compaoré à Réo, la « majorité » du peuple nigérien avait demandé à Tandja de continuer son œuvre messianique et il avait décidé de ne pas rester insensible à cet appel de son peuple. Tout comme les adeptes du « Tazarché », Blaise Compaoré et ses sbires disent représenter la majorité du peuple burkinabé en ce moment. Au nom de cela, ils n’entendent se laisser dicter la loi d’une « minorité d’aigris et d’aventuriers ». Ils entendent s’imposer à tout prix. Mais que l’on ne s’y trompe pas. Le tribunal de l’histoire travaille. Il ne s’accommode guère de la tricherie et de la ruse. Son verdict, à la fois implacable et impitoyable finit toujours par s’imposer. Aux grands dépens de ceux qui croyaient pouvoir ruser avec lui. Et en ce moment-là, cette même « majorité » qui appelle à la poursuite des chantiers inachevés, sera encore là pour jubiler et chanter l’hymne de la délivrance. Le cas Tandja en est une illustration vivante qui devrait enseigner.

  • 21
  • Mai

Vite, un démenti !

armesArrivera-t-il un jour où le Burkina Faso cessera d’être cité au mauvais chapitre dans les rapports des experts des Nations unies au sujet des trafics sordides de tout genre dans d’autres pays? La question mérite certainement d’être posée. Telle une malédiction qui lui colle à la peau, le pays des Hommes intègres est épinglé de façon récurrente par les experts onusiens. Cela dure depuis plusieurs décennies. De l’Angola à la Côte d’Ivoire, en passant par le Liberia et la Sierra Léone, les rapports se succèdent et sont constants. Le Burkina Faso est impliqué dans les violations d’embargo sur les armes, dans les trafics illicites de pierres précieuses, quand ce ne sont pas des hommes qu’il envoie dans des conditions ténébreuses pour prêter main forte à l’une des parties en belligérance. Le dernier rapport en date du genre est celui des experts des Nations unies sur la Côte d’Ivoire, publié courant avril 2014. Les faits sont comme d’habitude graves, même très graves et l’on s’attendait à un démenti catégorique des autorités burkinabè. Mais que nenni ! Les ministres porte-parole du gouvernement et des Affaires étrangères, toujours promptes à balayer d’un revers de main les accusations contre le Burkina, même lorsque celles-ci portent sur des faits irréfutables, sont jusque-là aphones.

  • 04
  • Mai

constitutionIl n’est pas rare ces derniers temps d’entendre des cris d’orfraie en provenance des rangs des partisans de la modification de l’article 37. Ils se plaignent d’une certaine intolérance dont ils seraient victimes. Ils disent faire l’objet d’attaques systématiques de tous genres, de la part des opposants à la modification de la clause limitative des mandats présidentiels. C’est à croire que le loup désespéré peut se prendre pour un agneau. Certains vont jusqu’à se demander si le fait de prôner la modification de l’article 37 ou l’idée de l’organisation d’un référendum est un crime. Eh bien, qu’on ne s’embarrasse pas de périphrase. Disons-le tout net. Oui, prôner, dans le contexte actuel du Burkina Faso, la modification de l’article 37 de la Constitution, en vue de permettre à un seul individu de se maintenir au pouvoir est un crime.

  • 16
  • Avr

Attention à l’autosatisfaction béate !

zongoLa Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) a rendu vendredi 28 mars 2014 un arrêt qui cloue l’Etat burkinabè au pilori. La Cour est sans équivoque dans son arrêt en question : l’Etat burkinabè n’a pas fait preuve de la diligence attendue en vue de rechercher, poursuivre et juger les assassins de Norbert Zongo et ses compagnons. Mais la Cour ne s’arrête pas là. Elle relève des carences notoires dans le traitement que la Justice burkinabè a réservé au dossier Norbert Zongo, avant d’estimer finalement que l’Etat burkinabè a violé les droits des requérants à ce que leur cause soit entendue par la Justice nationale. Avouons tout de suite que cet arrêt est un grand événement dans cette affaire.

  • 04
  • Avr

Messieurs de la SONAPOST, un peut de considération pour la carte de presse !

sonapost7Pourquoi tant de mépris vis-à-vis de la carte de presse? La question mérite d’être posée, au regard de l’attitude de certains face à cette carte professionnelle. Tout fonctionne comme si cette carte instituée par décret et délivrée par une institution de la république n’avait aucune valeur aux yeux de ces personnes. La scène que nous avons vécue le mercredi 12 mars dernier dans un bureau de poste de la place est assez illustrative de cet état de fait. Parti pour recevoir de l’argent dans ce bureau de la SONAPOST, grande a été notre surprise lorsque nous avons remis notre carte de presse à la bonne dame derrière le guichet. Après avoir hésité avant de la prendre, elle la regarde avec un air à la limite dédaigneux avant de nous la tendre avec cette phrase : « Vous n’avez pas de CNIB ? Cette carte n’est pas valable ici, ça ne passe pas ».

  • 04
  • Avr

C’est tout simplement abominable !

journalOn tombe des nues. Ainsi donc, c’est en toute illégalité et de façon frauduleuse que le journal ivoirien « L’Agora » a été introduit et distribué sur le territoire burkinabè. Non seulement son introduction et sa distribution se sont faites en violation des lois en vigueur, mais son contenu est contraire aux règles d’éthique et de déontologie. « Cela pose un problème réel et est susceptible de causer un trouble à l’ordre public ». C’est un responsable du Conseil supérieur de la communication qui parle ainsi. Pourtant, c’est à grand renfort de véhicule de l’Etat, si l’on en croit à certains témoignages – des témoins ont même pu relever certains numéros d’immatriculation - que cette forfaiture a été commise. Comment comprendre cela ? Comment l’Etat peut-il prêter ses moyens à la commission d’actes aussi odieux, susceptibles d’attenter à l’ordre public et contraires aux valeurs de la république ?

  • 18
  • Mar

A quand la fin des abus de biens publics au sommet de l’Etat

DSCF9003Moralisation de la vie publique. La chanson existe depuis longtemps dans la bouche de nos princes. Mais dans la réalité, rien de tout ça. Bien au contraire, au plus haut sommet de l’Etat, les dirigeants s’amusent avec le bien public. La confusion faite à dessein entre le patrimoine de l’Etat et celui du parti au pouvoir est bouleversante. Comme s’ils étaient incorrigibles, ces gens qui nous dirigent continuent, malgré les récurrentes critiques, à utiliser les biens de tous les contribuables pour des causes purement partisanes et en toute impunité. Le meeting du CDP le 19 janvier dernier à Réo, chez le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, comme l’a si bien rapporté notre confrère Courrier confidentiel dans sa livraison du 25 janvier, a été une occasion de manifestation en grandeur nature de cette incurie au sommet. En plus d’utiliser les moyens de communication et les agents publics de la Primature dans l’organisation de cette activité partisane, les véhicules et sans doute le carburant du contribuable ont été employés.

Page 8 sur 12
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite