• 16
  • Oct

Ça frise l’irresponsabilité !

maillotPendant que les étudiants de l’Unité de formation et de recherches en lettres, arts et communication (UFR-LAC) étaient en grève pour exiger l’amélioration de leurs conditions d’études, un haut cadre de l’administration universitaire a laissé entendre ceci à son collègue au cours d’une cérémonie : « S’ils veulent, qu’ils décrètent mille heures de grève, nous on s’en fout ! Ce sont eux qui perdent ! ». A vrai dire, ces propos venant d’un cadre de l’administration universitaire de sa trempe frise l’irresponsabilité ! On peut comprendre qu’en adoptant cette posture d’irresponsable, celui-ci a l’assurance qu’aucun de ses enfants n’est concerné par les problèmes qui minent le temple du savoir. C’est sans doute pourquoi notre cadre étale ici toute son arrogance face à ces jeunes qui ne demandent que le minimum pour se former et devenir ainsi les bâtisseurs de notre cher pays. Ce dernier n’est peut-être pas le seul à se comporter ainsi. Ils sont peut-être nombreux ces décideurs du sort des universités publiques burkinabè à penser ainsi. On agit exactement comme cet égoïste qui, après avoir atteint le sommet, s’arrange à faire tomber l’échelle dont il s’est servi pour monter. Cela, dans l’espoir que personne d’autre n’utilisera le tremplin pour l’égaler. Rien ne prouve que ces gens qui se moquent aujourd’hui des cris de détresse des étudiants confinés dans des conditions d’études difficiles seraient à leur place actuelle si à leur temps, on les mettait dans les mêmes conditions.

  • 03
  • Oct

Il faut avoir le courage de refuser ce dialogue-là !

diabrezepokOui, cela peut paraître bien incongru. Dire non à une offre de dialogue ? C’est impensable, pourrait-on affirmer. Et pourtant, c’est bien ce qu’il va falloir à l’opposition burkinabè d’avoir le courage de faire dans le contexte actuel. Le concept est à la mode en ce moment. C’est le mot sur toutes les lèvres. Dialoguer, dialoguer et encore dialoguer. Cerné de toutes parts, face à un peuple déterminé à faire respecter strictement sa loi fondamentale, le pouvoir se rabat une fois de plus sur cette trouvaille. Ce pouvoir qui, il n’y a pas si longtemps, n’accordait pas le moindre égard à son opposition, qu’il traitait à la limite avec mépris et dédain, se montre subitement affable et débonnaire. Il se déplace même au siège de l’adversaire en signe de courtoisie. Du jamais-vu au Burkina. Comme si l’on rêvait. Trop beau pour y croire. Mais, il ne faut pas être amnésique à ce point. L’histoire récente de ce pays est assez riche d’exemples de dialogues soldés en définitive par le reniement de soi, la duplicité, voire la perfidie. Dans un tel contexte, toute offre de dialogue ne doit pas être prenable forcément. Le dialogue oui, mais le dialogue pour le dialogue non. Que les gens apprennent à se respecter mutuellement. Ce dialogue tant prôné, il faut avoir le courage de se l’avouer, est vide de sens. Quel est son objet véritable ? Le Burkina Faso n’est pas en crise. Un seul individu est en crise. Et cette crise d’un individu ne doit pas être transposée sur le compte de tout un peuple. Que chacun s’assume et tout le monde sera sauf. Autrement, si une confrontation est imposée au peuple, il faut aussi l’accepter, l’affronter et en tirer toutes les conséquences ici et maintenant. Il ne sert à rien de vouloir la différer à travers des parodies de dialogue. Elle reviendra tôt ou tard, peut-être même sous une forme bien plus dommageable.

  • 16
  • Sep

Chantal Compaoré bientôt en Italie

chantalLa première Dame du Faso, Chantal Compaoré, est annoncée en Italie. Le but de sa mission serait de mobiliser la très forte communauté burkinabè vivant dans ce pays pour le référendum. Selon une source digne de foi, les petits plats se mettent dans les grands pour lui réserver un accueil chaleureux. Comment se passe l’organisation de la visite de la première Dame sur le terrain ? Selon toujours notre source, c’est une tournée dans toutes les régions qui abritent des fortes communautés burkinabè. Dans chaque région, il se crée une association de soutien au président du Faso. Le bureau de chaque association se charge de la mobilisation. Un émissaire du CDP aurait été envoyé en Italie bien avant pour baliser le terrain. Ce dernier, selon une autre source, aurait fait des propositions alléchantes à nos compatriotes : des parcelles à chacun si tout se passe correctement. Selon les toutes dernières nouvelles, beaucoup d’associations sur le terrain sont fin prêtes pour accueillir l’épouse du Président.

  • 16
  • Sep

morgueDécidément, la morale a complètement foutu le camp chez certains Burkinabè. Mais où va-t-on dans un pays où des individus sans scrupule aucun, escroquent jusqu’à la morgue, réputée être le lieu de tristesse, de désespoir et de désarroi ? En effet, en fin de la semaine dernière, des gens venus de très loin ont perdu leur parent à l’hôpital Yalgado. Un jeune homme de la quarantaine, décédé des suites d’un accident de la circulation. C’est alors que des individus les ont accostés au temps fort de leur douleur pour leur proposé le conditionnement du corps à la morgue à hauteur de 80 000FCFA, en attendant l’inhumation. Après des tractations, ces frais ont été revus à la baisse : 60000F. Les parents éplorés ne pouvaient qu’accepter l’offre, eux qui ne pouvaient pas réunir dans l’immédiat les conditions de l’inhumation. Mais, ils ont pris le soin de signifier à leurs « bienfaiteurs » qu’ils étaient déjà ruinés par les ordonnances et autres frais de soins. Qu’il ne leur restait que 30000F. Les intéressés ont accepté l’offre, à la seule condition qu’au moment de lever le corps, les 30000F restant leur soient versés.

  • 01
  • Sep

Les africains une fois de plus seront-ils des cobayes ?

ebolaLe virus Ebola continue de décimer des familles, semant la peur et la désolation dans de nombreux pays d’Afrique. L’origine de ce virus importe peu. Il est dans nos murs. Encore l’Afrique serions-nous tentés de dire avec son cortège de phénomènes inexpliqués ? Tout le continent est impuissant face au virus. Chacun croise les doigts pour que le mal ne vienne pas dans son pays, laissant l’autre compter ses morts. Pire certains ont même fermé leurs frontières pour ne pas accueillir les populations qui pourraient véhiculer le virus. Malgré tout, la maladie selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait 1 013 décès et 1 848 cas dénombrés. Pour le moment, il n’y a pas de remède à ce virus dévastateur. Le comble c’est que les Africains meurent en spectateurs. Attendant comme d’habitude que le salut vienne d’ailleurs, de l’occident surtout. Et la voilà d’ailleurs la solution, une trouvaille presque : un sérum. Pas mal ! Mais il y a un hic. Il se trouve que ce sérum est expérimental et est venu en réponse à une demande formulée par la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf mais avec l’autorisation du comité d’éthique de l’OMS. ZMapp, c’est le nom de ce sérum a mis à la disposition du Libéria et les autres pays. Les Africains seront les cobayes pour cette expérimentation, après les deux humanitaires américains contaminés au Libéria. En Afrique ce sera donc une expérimentation à grande échelle sur des êtres humains. On a donc consenti à accepter tous les risques que cela comporte y compris les effets indésirables que l’on ne maîtrise pas pour l’instant. Rien n’indique non plus que le sérum sera un succès. C’est du hasard, comme à la loterie. Les cobayes devront prendre leur mal en patience et surtout prier. C’est donc dire que l’on ne sait toujours pas d’où viendra la libération. Les Etats croisent leurs bras et attendent ! Alors prions et Dieu sauve l’Afrique de cette épidémie et des autres !

  • 07
  • Aoû

A quand le fameux rapport de Djibrill Bassolé ?

Djibrill-BassoleDans notre édition du 1er au 15 mai 2014, nous faisions cas du dernier rapport du groupe d’experts des Nation unies sur la Côte d’Ivoire. Ce rapport épingle le Burkina Faso, accusé de trafic illicite d’armes vers ce pays, en violation de l’embargo qui le frappe depuis 2004. Le 2 mai 2014, l’Assemblée nationale interpellait le gouvernement burkinabè sur cette affaire, à travers une question d’actualité du député Hama Arba Diallo. C’est le ministre des Affaires étrangères, Djibrill Yipènè Bassolé, qui est allé répondre à cette interpellation de la Représentation nationale. Le patron de la diplomatie burkinabè s’était évertué, dans un exercice très pénible, à démentir le rapport des experts, qu’il avait pratiquement traité de mensonger.

  • 21
  • Juil

Pourquoi est-il impossible de mettre fin à cette infamie?

viandeDécidément, certaines pratiques infâmes ont la peau dure au pays des Hommes intègres. Est de celles-ci cette vilaine habitude qu’ont certains vendeurs de viande fraîche de transporter leurs carcasses des abattoirs vers les marchés et yaars de la ville de Ouagadougou. Tôt le matin, il n’est pas rare en circulation de voir ces individus de peu de scrupule échafauder des quartiers de viande saignante à même la carrosserie de leurs motocyclettes, sans le moindre emballage et parcourant de longues distances pour rejoindre leurs points de vente. On ne le dira sans doute jamais assez, cette situation est très déplorable. A croire que cette viande ainsi exposée à toutes sortes de souillures (poussière, fumées, etc.) est destinée à la consommation humaine, on reste parfois stupéfié. Pourquoi tant d’incurie ? Comment comprendre qu’un aliment aussi sensible que la viande puisse être manipulée avec tant de désinvolture ?

  • 07
  • Juil

Et la morale dans tout ça ?

voteDécidément, il y en a qui ne connaissent pas la honte dans la maison CDP. Tel un naufragé désespéré, le parti au pouvoir n’hésite plus à s’accrocher à toutes les bouées qui se présentent à lui. L’exploitation politicienne faite des dernières mesures gouvernementales, notamment les prêts promis aux femmes et aux acteurs du secteur informel en est une parfaite illustration. Un petit tour dans les quartiers périphériques de la capitale et dans les villages permet de se rendre compte de la friponnerie organisée autour de ces prêts. Toute honte bue, des responsables du parti au pouvoir tentent d’utiliser l’argent du contribuable à des fins clientélistes et partisanes. L’allégeance au parti au pouvoir est érigée en condition d’accès à ces prêts. A certains prétendants, on demande d’adhérer au préalable à des associations jugées proches du pouvoir pour espérer en bénéficier. Des associations fantoches sont suscitées pour les besoins de la cause.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite