• 05
  • Mar

Vite, il faut redresser le tir !

victimeDes orphelins et des veuves de martyrs de l’insurrection populaire d’octobre sont en détresse. En plus de la douleur liée à la disparition de leur père ou époux, ils font face à un quotidien des plus insoutenables. Pour certains, même la pitance quotidienne, est loin d’être un acquis. Le défunt qui était le seul pilier de la famille, dans certains cas, s’en est allé avec tout le salut de la famille. Si bien que certains sont aujourd’hui réduits à des vies de parias. A côté de ces orphelins et veuves, il y a aussi le cas de ces autres victimes encore en vie qu’on appelle blessés de l’insurrection. Dans les rangs de ces derniers, beaucoup sont se retrouvent dans un état de dénuement tel que leur survie est problématique. Les plus chanceux sont en état d’invalidité temporaire tandis que les moins chanceux sont handicapés à vie et ne pourront plus travailler pour se nourrir. A l’heure actuelle toutes ces victimes vivent le martyre en silence.

  • 16
  • Fév

Il faut aller au-delà de la simple déclaration !

IMG 8401Le sujet fait l’actualité. La charte de la transition l’exige. Les autorités qui président aux destinées du pays doivent procéder à la déclaration de leurs biens à la prise et à la fin de leurs fonctions. Tout le monde a applaudi cette disposition qui apparaît, à n’en point douter, comme un gage de transparence et de bonne gouvernance. Cependant, à l’analyse, cela est bien insuffisant. Si cette disposition permet de contrôler les avoirs des personnes concernées pendant le temps de leurs fonctions, elle ne prévoit rien par rapport à leurs avoirs avant leur prise de fonctions. De sorte qu’elle peut s’avérer une porte grandement ouverte au blanchiment d’argent. A supposer qu’à sa prise de fonctions, quelqu’un vienne déclarer qu’il a 20 milliards FCFA. Que fait-on ? Sauf erreur de notre part, la loi reste muette à ce niveau. Est-ce que la simple déclaration suffit pour consacrer la légalité ou la légitimité de toute fortune ? En plus de la déclaration, n’y a-t-il pas un devoir de justification à imposer aux nouveaux princes ? Sans doute que cela s’impose. Autrement, il faut craindre que certaines personnes malveillantes, aux fortunes douteuses, bâties souvent à coups de détournements, de commerce illicite ou de rapines dans des rebellions à l’extérieur, en profitent pour blanchir ces sales fortunes. Puisqu’apparemment tout fonctionne comme s’il suffisait juste de venir dire que j’ai telle fortune et ça s’arrête là. Ce serait trop facile, non ? Il est nécessaire que lorsque, par exemple, un élément de l’armée burkinabè dont on connaît à peu près le niveau de salaire et dont on sait aussi que les géniteurs n’ont pas été des diamantaires, au point de lui léguer une certaine fortune en héritage, vient déclarer qu’il a des milliards, on lui dise de justifier cette fortune. C’est seulement à ce prix que cette disposition de déclaration de biens aura tout son sens.

  • 03
  • Fév

cntSuite à la grogne populaire qui enflait, les membres du Conseil national de transition(CNT) ont dû revoir à la baisse le montant de leurs émoluments jugés déraisonnés dans un contexte post insurrectionnel. L’argument selon lequel il s’agissait d’une application de textes hérités de l’ancien système ne pouvait naturellement pas résister à l’exigence citoyenne selon laquelle plus rien ne sera comme avant. Même si le montant 880 000 FCFA arrêté peut toujours être jugé exorbitant, il y a lieu de saluer ce retro pédalage des CNTistes et surtout cette veille citoyenne qui y a conduit. Mais l’on ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. La nécessité de réduction du train de vie de l’Etat ne doit pas s’appliquer aux seuls membres du CNT. Elle doit s’étendre à tous les membres des organes de la Transition, ceux de l’exécutif au premier chef. Autant les membres du CNT ne peuvent hériter des avantages de leurs prédécesseurs, les membres du gouvernement et le président du Faso ne devraient pas pouvoir hériter des avantages de l’ancien exécutif. Tout comme certaines lois iniques votées sous l’ancien régime pour octroyer des avantages indus à certains individus doivent être purement et simplement abrogées. Il s’agit notamment de cette loi qui permettait aux anciens ministres de garder les avantages liés à leurs fonctions pendant 6 mois après leur départ du gouvernement. Sans oublier ces fameuses « caisses noires » faramineuses accordées à certains responsables d’institution. C’est à ce  prix que la révolution et son corollaire de pertes en vies humaines auront un sens véritable

  • 18
  • Jan

Le comble de la déchéance !

blaiseQui l’eut cru ? Blaise Compaoré tel un vulgaire SDF (sans domicile fixe, ndlr) ! « L’homme fort », « l’enfant terrible », « le médiateur au leadership incontesté », celui-là qui était « le pétrole », « l’or », « le diamant », « le café » et « cacao » de certains, n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même. Sa déchéance est à son comble. Depuis son départ de son pays sur la pointe des pieds, le 31 octobre dernier, il est en errance tel un pestiféré rejeté de toutes parts. Dans sa belle-famille où il s’était honteusement refugié au départ, il n’avait pas pu tenir. Certaines voix s’étant élevées pour protester contre sa présence. L’air déshérité, il avait fini par s’envoler, accompagné de sa tendre moitié, vers le Maroc. Mais là aussi, l’homme a essuyé l’hostilité de certains compatriotes de son grand ami, le souverain chérifien Mohamed VI. Et le voilà, balluchon en bandoulière, poursuivant son errance. Il est retourné à la case de départ, en belle-famille. A en croire certaines indiscrétions, il aurait séjourné en Afrique centrale, notamment au Gabon et au Congo (Brazzaville). Là-bas, sa demande d’asile auprès de ces deux autres grands amis aurait essuyé de polis niet. Que c’est très avilissant, tout ça ! Après tant d’années de fausse gloire aux plus hautes fonctions d’un Etat, après avoir tutoyé tous les grands de ce monde, se retrouver ainsi réduit à une vie de paria, abandonné par tous, voilà qui devrait donner à réfléchir. Mais au fait, plutôt que de rester dehors à vivre cette vie de déshonneur, Blaise Compaoré ne gagnerait-il pas à rentrer chez lui pour affronter courageusement son destin et l’assumer en digne Mossi ? Sans doute oui.

  • 16
  • Déc

zidaDans notre dernière édition, au lendemain de la remise du pouvoir à un civil, Michel Kafando en l’occurrence, par le Lieutenant-Colonel Yacouba Zida, conformément à sa promesse faite auparavant, nous n’avions pas hésité à féliciter l’ex-chef de la transition pour sa parole tenue. Manifestement, nous étions allés trop vite en besogne. Nous aurions dû patienter un tout petit peu pour comprendre que la bonne foi du Lieutenant-Colonel n’était pas aussi avérée que nous le pensions. Sa nomination, quelques jours plus tard, au poste de Premier ministre, la configuration du cabinet qu’il a formé par la suite, et l’entrée en masse des treillis au Conseil national de transition (sic), ont fini de convaincre que l’homme n’avait en réalité rien cédé. Bien au contraire. Il n’y a qu’avec Yacouba Isac Zida que l’on voit un président devenir Premier ministre. Mais là n’est le plus important. Il y a lieu de craindre pour la suite. Cette obstination des militaires à s’accaparer tous les postes stratégiques de cette transition doit donner à réfléchir. Est-ce seulement pour une gestion éphémère de 12 mois que tout ce dispositif a été mis en place. N’y a-t-il pas un agenda caché, allant au-delà de novembre 2015, dans les cartables de ces militaires ? L’armée, qui a toujours géré le pouvoir politique dans ce pays depuis 1966, est-elle prête enfin à le céder en novembre 2015 ? La question mérite d’être posée au regard de cette fébrilité militaire autour de la gestion de cette transition. En tous les cas, une seule chose est sûre, et le Lieutenant-Colonel Zida lui-même l’a si bien dit : « Plus rien ne sera comme avant ». L’heure a sonné et le vent de la démocratie est en train de souffler sur le Burkina. Personne, même la plus grande armée du monde, ne pourra résister à ce vent-là. Nos braves militaires ont tout intérêt à se rendre à l’évidence de cette donne et se remettre à la place qui est la leur, et chacun s’en portera bien…

  • 03
  • Déc

L’histoire retiendra !

tiaoAinsi donc, c’est Luc Adolphe Tiao qui a ordonné l’intervention de l’armée pour tirer à balles réelles sur les manifestants aux mains nues le 30 octobre dernier. L’on reste désarçonné en prenant connaissance de la réquisition complémentaire spéciale signée de ses mains le 29 octobre 2014. Comment a-t-il osé faire ça ? Ce document est-il vraiment authentique ? Comment Luc Adolphe Tiao a-t-il pu pousser l’abjection et le cynisme à ce point ? A-t-il vraiment pris la pleine mesure de la gravité de son acte avant de le poser ? Se sont demandés plus d’un Burkinabè face au fait.

  • 26
  • Nov

Requiem pour le CFOP ?

cfopIl aura été le fer de lance de cette palpitante lutte pour le changement. Cette lutte ayant abouti à la chute précipitée du régime de Blaise Compaoré. L’union sacrée de ses principaux leaders aura été le principal ferment de ce combat héroïque, parachevé le 30 octobre 2014 par une jeunesse burkinabè déterminée à prendre en main son destin. Aujourd’hui, Blaise Compaoré et son régime, c’est du passé. La question qui se pose est celle de l’avenir de cette union sacrée. Va-t-elle vite voler en éclats ? Va-t-elle se raffermir davantage pour faire face aux défis futurs communs? Rien n’est moins sûr.

  • 05
  • Nov

SOS, il faut sauver l’école burkinabè !

ecoliersjpgA quoi jouent les autorités en charge de l’éducation nationale au Burkina Faso? Pourquoi tant de dilettantisme dans la gestion de l’éducation ? Pourquoi tant d’insouciance ? Ce questionnement s’impose au regard du grand drame qui se joue en ce moment sur le terrain de l’éducation au pays des « hommes intègres ». L’heure est extrêmement grave et il faut que chacun à son niveau se réveille enfin. Comment comprendre cette improvisation suicidaire, cette gouvernance laisse-guidon ? Depuis des décennies, que de réformes, que de programmes dits de développement de l’éducation, tous soldés par des échecs cuisants.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite