• 09
  • Nov

une175« Bori bana » (la fuite est terminée). Cette phrase chère au professeur Ki-Zerbo trouve tout son sens aujourd’hui, avec la situation actuelle de Gilbert Diendéré. Ce Général d’un autre genre se retrouve, sauf séisme, au terme d’une sulfureuse et affreuse carrière bâtie dans le sang, les complots, les sordides trafics de tout genre, etc. Il retourne donc dans les poubelles de l’histoire comme il était venu : dans le sang. Véritablement révélé au monde, et aux Burkinabè en particulier, un certain 15 octobre 1987, où il aura, selon toute vraisemblance, été le commandant en chef de la sinistre expédition du Conseil de l’entente, ayant coûté la vie au Président Thomas Sankara et à sa douzaine de compagnons, Gilbert Diendéré n’en finira jamais avec le sang humain.

  • 04
  • Nov

Il faut absolument tirer ça au clair !

argentL’affaire ne finit pas de faire des gorges chaudes. Si les choses se sont effectivement passées comme présentées, c’est qu’il s’agit d’un véritable scandale indigne du Burkina Faso post insurrectionnel. Et le gouvernement doit absolument sortir de son mutisme pour dire au contribuable comment l’on en est arrivé là. L’affaire a éclaté au lendemain du procès intenté par l’ex-parti au pouvoir contre l’Etat burkinabè, devant la Cour de justice de la CEDEAO, au sujet du nouveau Code électoral. La défense de l’Etat burkinabè dans le cadre de ce procès aurait coûté au contribuable près de 500 millions FCFA (le demi-milliard), dont 250 millions de frais d’honoraires d’avocats.

  • 15
  • Oct

Le Conseil constitutionnel peut encore mieux faire !

KambouLe Conseil constitutionnel a rendu publique, le 29 août dernier, la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. Après un premier coup de tamis, 16 sur 22 prétendants ont été retenus. Mais à regarder de près cette liste des 16, le Conseil constitutionnel devra encore faire des efforts de tamisage afin de retirer encore quelques intrus.

  • 08
  • Oct

Un peu de dignité tout de même, messieurs !

cpdL’on tombe à la renverse en prenant connaissance des motifs avancés par les députés proches de l’ex-majorité pour demander au Conseil constitutionnel l’annulation des résolutions de mise en accusation de Blaise Compaoré et des membres de son dernier gouvernement. Les intéressés remettent en cause la légitimité du CNT pour voter de telles résolutions, au motif que ses membres n’ont été élus par le peuple au suffrage universel. On pourrait se demander ce que font ces députés dans un tel CNT dont ils dénient toute légitimité. Est-ce juste pour profiter des émoluments que ces gens continuent de siéger au CNT ? En outre, ils récusent la Haute Cour de justice au motif que ses décisions sont sans recours. Pourquoi tant d’amnésie ? Ces mêmes gens qui jubilaient, il y a très peu, de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO, ont vite fait d’oublier que les décisions de cette Cour aussi sont sans recours mais cela n’a pas empêché les patriotes insurgés de prendre acte de cette décision. Voilà qu’aujourd’hui, à peine quelques jours après, ces mêmes qui se réjouissaient d’une décision sans appel, sont incapables d’admettre le principe même d’une juridiction dont les décisions sont sans appel. En plus, certains de ces députés d’un autre genre n’ont pas hésité à aller siéger dans cette même Cour qu’ils vouent aux gémonies. Comment peut-on être aussi inconséquent avec soi-même ? Tout se passe comme si c’était cette Transition qui avait inventé le principe des juridictions dont les décisions sont sans appel. Le comble même c’est que les dispositions mises en cause dans la loi en question existaient déjà dans la mouture originelle datant de 1995. C’est dire que c’est sous leur propre régime que ces dispositions avaient été introduites dans la loi organique. Aujourd’hui, parce que ça se retourne contre eux, ils crient au scandale. Décidément, la perte du pouvoir fait perdre aussi le nord.

  • 01
  • Oct

Pourvu qu’on aille jusqu’au bout !

justicePour la deuxième fois, Le Reporter vient d’être condamné en premier ressort par la Chambre correctionnelle du TGI de Ouagadougou. Le juge a ainsi fait foi aux accusations de diffamation portées contre Le Reporter par monsieur Armand Bouyain, avocat à la Cour. Nous avons fait appel de cette décision. La première fois c’était en 2013, dans une autre affaire de diffamation. L’ex-Procureur de Léo, Sidi Bécaye Sawadogo , nous avait aussi assigné en diffamation suite à un article que nous avions publié au sujet d’une affaire de vol à mains armées qui avait pris des tournures troublantes dans cette ville.

  • 14
  • Aoû

motos02L’on avait commencé à désespérer quant à la poussée de l’incivisme dans la cité depuis un certain temps. L’inertie de l’autorité face à certains comportements déviants qui avaient commencé à prendre durablement pied dans la société inquiétait quant au devenir de ce pays. C’est le cas avec ces promoteurs de bars-maquis et autres débits de boisson illégalement établis en zone d’habitation, causant divers ennuis et préjudices à leur voisinage et refusant parfois d’obtempérer à l’injonction de la force publique. D’autres se situent allègrement aux portes des établissements scolaires, en dépit de la loi qui l’interdit formellement. L’autre manifestation de cet incivisme débordant dans la cité concerne ce dangereux rodéo auquel s’adonnaient certains adolescents sur certaines artères de la capitale, notamment au quartier ZAD (Zone d’activités diverses).

  • 05
  • Aoû

Vous avez dit renouveau ?

justiceAu sortir des récents « Etats généraux de la Justice », organisés en grande pompe et ayant accouché, entre autres, d’un ronflant « Pacte national pour le renouveau de la Justice », beaucoup s’étaient pris à rêver. Mais quelques mois après ces assises nationales censées avoir consacré un nouveau départ pour cette Justice, quel constat de terrain ? Quoi de nouveau sous le ciel ? Qu’est-ce qui a changé dans la Justice burkinabè ? Chacun pourra y aller de son commentaire et de son appréciation.

  • 13
  • Juil

zidAinsi donc, Yacouba Isaac Zida, Premier ministre du Burkina Faso, par les concours de circonstances que tous savent, n’entend rien faire pour redorer son blason. Il compte sur l’usure du temps et l’oubli pour s’en tirer à bon compte. Malgré la clameur, l’indignation et toutes les réprobations suscitées au sein de ses concitoyens par sa déclaration de biens qui frise manifestement l’irrespect, il reste sourd et n’entend rien faire pour corriger quoi que ce soit. Voilà quelqu’un qui a un patrimoine qui s’évalue en centaines de millions de FCFA, mais qui ne dispose d’aucun compte bancaire. Où garde-t-il son argent ? Dans des cantines à domicile ? Même là, la loi lui fait obligation de déclarer ces cantines. Mais non, il ne fera rien. Les chiens aboient la caravane passe. Le temps fera son travail. C’est sans doute cela sa résolution, face au tollé général suscité par son comportement.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite