• 18
  • Sep

argent 3On en vient parfois à se demander s’il ne faut pas désespérer finalement pour ce pays. A voir les réflexes les plus en vogue dans la société. Le vice est de plus en plus célébré au détriment de la vertu. La réussite sociale à la courte échelle, l’affairisme dévergondé, la ruse, le brigandage à col blanc sont des pratiques qui montent en flèche dans la société. Et le plus inquiétant c’est que c’est la jeunesse qui est en train de passer maître dans l’art de ces flétrissures.

  • 06
  • Sep

uoQui va sauver les étudiants du Master de médiation et management des conflits de l’Université de Ouagadougou ? Ces infortunés qui se sont saignés pour injecter toutes leurs économies et consentir de grands sacrifices pour s’engager dans cette aventure et qui se retrouvent visiblement pris en otages depuis des années par les responsables de cette formation. Ce Master porté sur les fonts baptismaux en 2011 est à sa 3e promotion mais n’a toujours pas délivré ses premiers diplômes.

  • 06
  • Sep

ombrePour une des rares fois, un gouvernement du Burkina Faso avait eu une lumineuse idée. Celle consistant à procéder par appel à concurrence pour recruter les premiers responsables des établissements publics de l’Etat. Mais aussitôt mise en route, cette mesure ô combien salutaire a été progressivement remise en cause. Visiblement, les adeptes de la mal gouvernance ne pouvaient guère s’en accommoder pendant longtemps. Aujourd’hui, c’est à peine si on veut encore en entendre parler dans l’administration publique. Il se trouve même des gens pour théoriser sur ses prétendus méfaits. De plus en plus, tout le monde préfère recourir aux pratiques anachroniques du népotisme, du copinage, du clientélisme politique, etc. Des pratiques dignes des sociétés rétrogrades, refusant la bonne gouvernance, la transparence, donc le développement. C’est ainsi que l’on assiste quotidiennement à des nominations controversées à la tête d’importantes structures de l’Etat, avec leurs corollaires de périls pour la survie même de celles-ci. On se demande parfois sur quelle logique reposent certaines nominations. On va même jusqu’à oser des tours de force pour démettre certains responsables recrutés par appel à candidatures, au grand dam des textes en vigueur, exposant ainsi le Trésor public à des saignées inutiles. Que personne ne s’y méprenne ; personne n’est dupe. Pour les structures à autonomie de gestion, assujetties à des obligations de résultats, il n’y a pas d’autre voie. La procédure de recrutement par appel à candidatures est la seule qui vaille. Tous les pays sérieux aspirant au développement l’ont compris et l’ont intégré dans leurs moeurs depuis belle lurette. Toute autre démarche n’est que duperie, mensonge à soi-même et tergiversation sans lendemain. Il faut nécessairement revenir à la raison et l’intégrer dans les moeurs du moment, si tant est que l’on est vraiment sincère dans le combat pour le développement de ce pays.

  • 21
  • Aoû

Anes45.000 ânes abattus en six mois sur un cheptel estimé à 1,5 million au Burkina. De combien de temps a-t-on besoin pour les exterminer tous ? Techniquement, dans moins de deux ans, aucun âne n’existera encore dans le pays. Il y a péril en la demeure. Le phénomène avait commencé à inquiéter bon nombre de Burkinabè si ça continue. L’alerte avait été donnée. L’espèce asine est en danger, menacée d’extermination et il faut la sauver.

  • 06
  • Aoû

ajbCe qui s’est passé le 9 juin à la Direction régionale du Centre de la LONAB, tel rapporté dans une déclaration de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), est inadmissible et ne devrait plus jamais se répéter. Un confrère de la Télévision BF1 a été agressé et son matériel de travail confisqué par des éléments de la Gendarmerie nationale, pendant qu’il était dans l’exercice de sa profession.

  • 03
  • Juil

visiteQuand un homme perd tout, la seule chose qui doit lui rester, c’est sa dignité. Dit le vieux sage. Cela est d’autant plus vrai et impérieux que, si un homme doit perdre jusqu’à sa dignité, autant ne plus exister. Ce n’est pas pour rien que certains anciens, plutôt que vivre certaines situations honteuses, préféraient se donner la mort. C’est dire à quel point la dignité est essentielle pour l’être humain. C’est ce qui a fait dire au Président Sékou Touré qu’il préférait la pauvreté dans la dignité à l’opulence dans l’esclavage. C’est aussi ce qui a motivé le Président Thomas Sankara à rebaptiser son pays « Patrie des hommes intègres » et à inciter ses concitoyens à compter en premier lieu sur eux-mêmes pour s’émanciper.

  • 23
  • Nov

Pourquoi tant de fébrilité pour si peu ?

rspDans le cadre de l’instruction du dossier du putsch manqué du 16 septembre, les autorités judiciaires ont fait procéder à la perquisition du domicile privé de Ouagadougou du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro. Cet acte qui, de toute évidence, ne devrait donner à redire dans un Etat de droit, car procédant de l’ordre normal des choses, ne finit curieusement pas de faire jaser dans certains milieux. C’est à se demander si certains sont vraiment conséquents avec eux-mêmes. Comment vouloir d’un Etat de droit tout en se refusant de soumettre à ses règles ?

  • 17
  • Nov
Choisir entre un déficit momentané de personnel et un personnel à la moralité douteuse !

fonction publiqueL’affaire des fraudes aux concours de la Fonction publique session 2015 ne finira sans doute pas de faire parler d’elle de sitôt. En plus du volet judiciaire en cours, il y a le bras de fer opposant le ministère en charge de ces concours et ceux qui revendiquent leur annulation pure et simple et leur reprise, dans de meilleures conditions. A regarder de près les arguments des uns et des autres, il y a lieu d’appeler l’autorité à faire le bon choix, le choix de la raison. Si tout le monde, y compris le ministère lui-même, est d’accord pour reconnaître que ces concours ont été émaillés de fraudes, les arguments de moyens, de temps et autres ne devraient aucunement tenir. La fraude, la corruption, la réussite à la courte échelle, … ont atteint un tel seuil de gravité dans la société burkinabè qu’il faut désormais des signaux forts à travers des actes volontaristes pour venir à bout des fléaux. Les faux-fuyants, les ruses et autres jeux de cache-cache doivent être absolument bannis au profit d’actions vigoureuses à même de marquer durablement les esprits. Dans ce sens, laisser passer ce cas manifeste de fraudes serait un grave recul et un précédent très dangereux dans ce contexte post insurrectionnel du Burkina Faso. Même à considérer que l’argument des moyens financiers avancé par le ministère soit justifié, il ne serait pas superflu de considérer cette autre proposition consistant à annuler définitivement ces concours pour cette année et répercuter les effectifs sur la session 2016. Entre un déficit momentané de personnel (juste pour une année) et un personnel à la moralité douteuse, le choix est évident. Il ne faut pas se voiler la face. Il y va de la crédibilité de l’administration publique, et par-delà, de la survie de toute une nation.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite