Y. Ladji Bama

Y. Ladji Bama

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Certains documents provenant des services du Trésor public à propos des prêts sans intérêts consentis à certains membres du gouvernement et autres présidents d’institutions amènent à se poser des questions sur le sérieux et la rigueur dans le travail fait au sein de cette importante institution de la République. Manifestement, il n’y a pas eu du sérieux dans la confection de la liste des personnalités transmise, par les services du Trésor public, à la Commission d’enquête parlementaire du CNT, en tant que débiteurs à l’Etat, à la date du 31 décembre 2014. Suite à la publication de cette liste dans notre dernier numéro, nous avons été approchés par certaines personnes concernées.

Dans  notre dernier numéro, nous publiions la liste des personnalités qui doivent à l’Etat, suite aux prêts sans intérêts à elles accordés pendant leurs fonctions. Cette liste fait partie du rapport de la Commission d’enquête parlementaire conduite par le Conseil national de transition (CNT) en 2015, sur la fraude fiscale, les chèques impayés et autres prêts non remboursés. Dans le présent numéro, nous publions la liste des entreprises épinglées dans le cadre de cette enquête comme ayant émis des chèques, à l’ordre du Trésor public, revenus impayés.

La vraie réconciliation va de soi !

Réconciliation. C’est la trouvaille de certains politiciens en manque de visibilité pour se remettre en selle. Ils parcourent, depuis un moment, monts et vallées pour prêcher leur évangile. Ils ne manquent pas souvent de s’emporter quand on ose leur reprocher leur approche. Mais la réconciliation véritable a-t-elle vraiment besoin de tant d’agitations stériles et suspectes ? Assurément non. La réconciliation coule toujours de source, lorsque les conditions de sa réalisation sont réunies.

L’UEMOA est-elle au bord de l’implosion ? La question mérite d’être posée, au regard de l’envergure que prend la profonde crise dans laquelle cette institution sous-régionale est engluée depuis belle lurette. Dans notre dernière édition, nous relations les tractations en cours pour la nomination du nouveau président de la Commission de l’UEMOA, sans président depuis la démission du Sénégalais Cheick Adjibou Soumaré, en décembre dernier.

Où est l’opportunité ?

En sa séance du 9 mars dernier, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement d’un Haut Représentant du président du Faso. En attendant d’en savoir davantage sur le bien-fondé de cette trouvaille qui tombe à la surprise générale, l’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur son opportunité. Si l’on en croit le compte rendu du Conseil des ministres, le Haut Représentant du président du Faso est « chargé de l’exécution des missions de représentation du président du Faso, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national et de toutes autres missions à lui confiées par le président du Faso ». La question qui s’impose tout de suite est celle de savoir quelles peuvent bien être ces missions de représentation du chef de l’Etat que, ni ses nombreux conseillers spéciaux et non spéciaux, ni ses nombreux chargés de missions, ni son directeur de cabinet, ni son Premier ministre, ni ses ministres, ni même le président de l’Assemblée nationale, dans une certaine mesure, ne peuvent assumer, au point de nécessiter la création d’un tel poste ? Quelle urgence de représentation dans le contexte sociopolitique national et international impose-t-elle la création de ce poste ? Les priorités du moment dans ce pays ne sont-elles pas ailleurs que dans de pareilles créations ? Dans un contexte de rareté des ressources, dans un contexte où on clame constamment que les finances publiques vont mal, un contexte où on manque de moyens pour faire face à des besoins existentiels des plus pressants, le budget qui sera alloué au fonctionnement d’un tel haut poste n’aurait-il pas pu servir plus utilement ailleurs ? Bref, sans doute que nous allons trop vite en besogne. Attendons de voir le Haut Représentant à l’œuvre. Sa raison d’être est peut-être plus importante que nous ne le croyons. Bon vent donc au Haut Représentant !

Par Y. Ladji BAMA

 Depuis le mois de décembre 2016, le poste de la présidence de la Commission de l’institution est vacant. L’ancien président, le Sénégalais Cheick Hadjibou Soumaré, ayant démissionné, après moult tentatives vaines de se maintenir. En principe, c’est le Niger qui devrait prétendre à ce poste aux énormes enjeux. Mais visiblement, le Sénégal n’a toujours pas renoncé à sa volonté de garder dans son giron ce poste à la fois prestigieux et stratégique. Cela, au grand dam des textes de l’institution et de ses propres engagements. De grosses manœuvres seraient en cours à cet effet.

Par Y. Ladji BAMA

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite