Le Reporter - Le Reporter - Périscope

Ceci est une lettre ouverte des organisations patronales de médias à Son Excellence Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement.

Les organisations patronales de la presse privée du Burkina Faso, signataires de la présente lettre ouverte, voudraient attirer votre bienveillante attention sur les promesses non tenues de votre gouvernement au sujet de leurs factures impayées que l’Etat garde dans ses tiroirs.

Cela  fait la Nième fois que des individus sont interpellés dans la ville de Ouagadougou ces derniers temps, pour exercice illégal de la profession de médecin. Le dernier cas en date concerne un faux gynécologue. Il se fait appeler Docteur Rihard Sylvain. Français de nationalité ivoirienne, il se présentait comme « gynécologue, spécialiste en fécondité et maladies auto-immunes ».

L’histoire relève pratiquement de faits tabou. Elle révolte et peut faire perdre une foi naissante et même celle qui est mûre ! Fruit d’un amour impossible, il est né dans les années 70, dans le plus grand des secrets. Il grandira avec un sacré secret ! Il a mis du temps, des années avant de savoir quelle est son histoire à lui.

L’affaire a fait grands bruits depuis de longs mois dans l’univers des médias. C’était un secret de polichinelle. La gestion du Conseil supérieur de la communication (CSC), sous la présidence de Nathalie Somé, est entachée de fortes suspicions de malversations et de pratiques illicites en tous genres.

Le feuilleton « Affaire don de matériel à la Police nationale » se poursuit. Depuis le début, il y a eu une avalanche de lettres envoyées par la Direction générale de la société ETAF Armabel à la Direction générale de la Police nationale ainsi qu’à certains cadres de la police.

Le 16 avril 2017, alors que la fête  de Pâques battait son plein, le ministre en charge de la sécurité recevait chez lui à domicile, des policiers mécontents de la gestion de leur hiérarchie. Parmi eux, des policiers issus du personnel de l’encadrement de  l’Ecole nationale de police (ENP). Ils avaient des préoccupations relatives à leurs conditions de vie et de travail. Ils n’avaient pas eu de réponses idoines avec leur directeur dont ils décrient la gestion.

C’est parfois affligeant,  la façon dont certaines personnes chargées de la gestion des deniers publics jouent avec ceux-ci. Ce qui se passe à l’ex-Fonds d’entretien routier du Burkina (FER-B), aujourd’hui devenu Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), est une parfaite illustration de cet état de fait.

Le mercure social continue de monter. L’administration publique est progressivement plombée par des grèves perlées. D’aucuns parlent de grèves sauvages. Les syndicats des différents corps sont presque tous décidés à arracher du gouvernement le maximum de concessions. A qui la faute ? Sans doute au gouvernement qui a ouvert la boîte aux pandores avec les magistrats et qui malheureusement, ne semble pas encore avoir tiré leçon de cette faute politique lourde.

Depuis le 27 avril dernier, l’actualité politique nationale est dominée, entre autres, par le procès de Blaise Compaoré et des membres de son dernier gouvernement devant la Haute Cour de justice, délocalisée, pour la circonstance, au Tribunal de Grande instance de Ouagadougou.

Ce 1er mai 2017, à l’instar des travailleurs du monde, ceux du Burkina Faso ont sacrifié à la tradition par une marche suivie d’un meeting dans les locaux de la Bourse du travail de Ouagadougou. Ils ont dénoncé les conditions de travail.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite