• 09
  • Nov

radioLe 16 septembre 2015, celui que d’aucuns ont ironiquement surnommé « nouveau présentateur » de la RTB annonçait la prise du pouvoir par un Conseil national dit de la démocratie. Dans la déclaration, les putschistes annoncent, entre autres raisons, de leur acte, la loi portant code de l’information, promulguée « à des fins personnelles et pour museler la presse ». C’est à croire que c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Au bilan, jamais de mémoire de Burkinabè, journalistes et organes n’avaient subi autant d’exactions et de misère qu’en cet éphémère règne du fameux CND.

  • 09
  • Nov

René Bagoro promet d’être plus radical

bagoroLe 16 septembre 2015, lorsque les militaires de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) font irruption dans la salle du Conseil des ministres, il est présent. Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Réné Bagoro est l’une des cibles préférées des ravisseurs. Il est séquestré des jours durant en compagnie de ses collègues et du chef de l’Etat, puis libéré plus tard sous la pression de la rue et des diplomates. Le 27 septembre dernier, nous l’avons rencontré, à son domicile de Ouagadougou. Entre deux entretiens, de nombreux visiteurs qui ne cessaient de venir lui témoigner soutien, il a le temps de se prêter à nos questions. Les circonstances de la prise d’otage, les conditions de détention, son état d’esprit, la suite de la Transition… il en parle sans détour.

  • 04
  • Nov

Un recrutement à problèmes !

sonabhyLa Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) s’est engagée dans un processus qui laisse bien de ses employés et aussi des observateurs perplexes. Au centre de cette situation, les recrutements en cours au sein de cette société d’Etat. Des recrutements dits internes. Donc, pas ouverts au grand public. Depuis quelques temps, les agents sont assaillis par des informations à la pelle à propos de ces recrutements qui seraient en cours. Selon des sources bien introduites, ces recrutements concernent les agents à l’interne de la boîte, notamment ceux ayant un contrat à durée déterminée (CDD). Les postes à pourvoir sont nombreux et diversifiés. Cela entrerait dans le cadre de l’exécution du budget 2015. Apprend-on. Ça bourdonne dans la boîte et même à l’extérieur parce que des soucis existent. Par exemple, pour prétendre, il faut être soit stagiaire dans la société entre le 1er juillet et 30 septembre 2015, soit avoir déjà bénéficié d’un stage ou d’un contrat à durée déterminée à la SONABHY, ou encore avoir déposé une demande d’emploi à la SONABHY. Toutes ces conditions correspondent à des postes bien précis en compétition. Mais il y a un hic.

  • 04
  • Nov

Djibrill Bassolé et Coumba Boly «wanted» !

hauteDe sources concordantes, cela fait quelque temps que les fins limiers de la gendarmerie recherchent vainement Djibrill Bassolé et Coumba Boly. Les deux ex-ministres mis en accusation et en attente de jugement par la Haute Cour de justice, pour leur gestion des départements ministériels, seraient portés disparus. Impossible de les repérer dans les écrans radars à Ouagadougou depuis un certain temps. On apprend que depuis quelques semaines déjà, Djribrill Bassolé avait mis sa famille à l’abri.

  • 04
  • Nov

zincLa mine de zinc de Perkoa, dans la province du Sanguié, est dans une zone de hautes turbulences depuis plusieurs semaines. Entre les populations locales et Nantou Mining, la société exploitante de la mine, le torchon brûle irrésistiblement. Pour cause, les populations estiment avoir été pendant longtemps grugées. Après avoir cédé leurs terres pour la réalisation de ce projet minier, celles-ci espéraient en retour un certain nombre d’investissements socio-économiques pour leur mieux-être. C’est du moins les termes du contrat social entre les deux parties au départ. C’est aussi l’esprit dans lequel a été mise en place la structure dénommée « Nantou fondation pour la condition humaine ». Celle-ci a été voulue par la société minière pour, avait-on dit, servir d’interface entre elle et les populations locales, en vue de la mise en œuvre des programmes de développement dédiés à la localité. Mais les années se sont égrainées. La mine produit. Elle a fait des riches. Certains sont même enrichis à une vitesse exponentielle grâce à elle. Mais les populations quant à elles, continuent de végéter dans la misère. Le mieux-être promis tarde à venir. Les conditions de vie de certains se sont même empirées. Or des sommes importantes, apprend-on, ont été injectées dans la fameuse « fondation ». On parle même de plusieurs centaines de millions FCFA. Que s’est-il donc passé ? Les responsables de la « fondation » se refusent tout bilan, renvoyant les populations à la société minière. De son côté, cette dernière aussi se perd en atermoiements. Et la tension monte irrésistiblement…

  • 15
  • Oct

Une affaire de gros sous disparus divise la communauté

usaRien ne va plus au sein de l’Association des Burkinabè de New York (ABNY) depuis un certain temps. Difficultés ? Incompréhensions ? Manque de leadership ? Orgueil ou individualisme ? Pour sûr, les dirigeants de l’association sont à couteaux tirés depuis le pays de l’Oncle Sam et la situation a visiblement atteint son paroxysme ces derniers temps. Les guéguerres fratricides ont conduit à des suspicions et à des accusations qui sont sur le point d’être transférées devant le juge. L’ancien secrétaire aux affaires extérieures et l’ancien président de l’association sont accusés de détournements de fonds à hauteur de 19 349, 47 dollars soit environ 10 millions 600 000 FCFA.

  • 08
  • Oct

Une passation à forte odeur de deal !

mpLe rapport 2014 du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) classe les marchés publics comme le secteur le plus corrompu. Suite à la passation du marché de construction de 61 collèges d’enseignement général (CEG), des soumissionnaires font grise mine. Une odeur de passation frauduleuse se fait sentir. Un des soumissionnaires se dit brimé de façon inexpliquée dans cette commande publique. Il proteste avec véhémence. Mais apparemment, aucune oreille attentive pour l’entendre.

  • 08
  • Oct

La parcelle, le locataire et l’ami du défunt propriétaire

parcelleUn vieil homme dans le désarroi, désorienté ; des enfants dans la détresse ; une famille sans logis, désemparée. C’est la situation dans laquelle se retrouve la famille du vieux Zoungrana. L’histoire est déroutante. Tout a commencé par une tentative d’expulsion de la famille Zoungrana de la cour qu’elle habite depuis de longues années, au prétexte que celle-ci ne lui appartenait plus. Ç’en est suivie une longue et fastidieuse bataille judiciaire. Le vieux Zoungrana connaîtra la prison. Mais l’affaire est encore bien loin d’avoir livré tous ses secrets.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite