• 23
  • Nov

« Les bases de la Transition ont été faussées »

faramaMe Prosper Farama fait sans aucun conteste partie des plus intrépides combattants de la justice, de la liberté et de la démocratie au Burkina Faso. Il aura été de tous les combats du peuple burkinabè ces dernières années, pour son émancipation. Il aura aussi été d’une contribution importante dans la lutte du peuple ayant abouti à la chute de Blaise Compaoré et à la mise en place du régime de transition. Analyste très alerte, il n’avait pas hésité à appeler à une révolution populaire pour balayer le système oppresseur de Blaise Compaoré. Dans une interview accordée au Journal Le Reporter, au lendemain de la chute de ce système, il avait aussi affirmé que l’insurrection était inachevée et que la Transition était prise en otage. Un an après, les évènements semblent lui donner raison. Il revient, à travers cette interview à nous accordée le 23 octobre dernier, à ses bureaux de Ouagadougou, sur le bilan de cette insurrection. Ses espoirs, ses craintes, ses déceptions, il en parle, comme à son habitude ; sans langue de bois. Entretien

  • 23
  • Nov

Les martyrs oubliés dans les profondeurs de la terre

martyrsLe 2 décembre 2014 à la place de la Révolution, la nation rendait hommage à ses fils et filles tombés au cours de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Pour une cérémonie d’hommage, beaucoup y ont cru et les hommages n’ont pas été de trop. Ils sont ceux qui sont morts pour défendre la démocratie et ses valeurs, pour que la forfaiture promise par le régime de Blaise Compaoré ne se réalise pas. Et le peuple a vaincu. Un an après, que retenir de ces hommages et des émotions ? Il reste encore à faire.

  • 17
  • Nov

Il a reçu des balles à la poitrine, aux jambes et sous les aisselles

sankaFaut-il croire en un début de lumière dans l’affaire du coup d’Etat du 15 octobre 1987 ? Peut-être oui ! Les signaux donnés par la Justice militaire prouvent qu’il y a quelques zones d’ombre qui sont en train d’être éclaircies dans le dossier Thomas Sankara et de ses 12 compagnons. Le 13 octobre 2015, le juge militaire a transmis aux avocats et aux ayants droit des conclusions qui rassurent certains. Me Bénéwendé Sankara, avocat de la famille de Thomas Sankara, a marqué sa fierté de voir que depuis plus de 18 ans, c’est la première fois que de bons signes viennent de la part de la Justice et il importe que cela se poursuive de façon sereine. En effet, trois rapports devaient préalablement être remis aux avocats et aux ayants droit, mais ils n’en ont reçu finalement que deux : le rapport d’autopsie et le rapport d’expertise balistique.

  • 17
  • Nov

Ainsi donc, ce n’était que de la manipulation !

secretariatL’affaire a défrayé la chronique durant toute la première quinzaine du mois de septembre 2015. « Un réseau de fabricants de fausses cartes d’électeurs démantelé » ; « Des officines de fabrication découvertes au quartier Ouaga 2000 » ; « Plusieurs milliers de fausses cartes d’électeurs saisies par la police » ; etc. Ce sont autant d’informations distillées en boucle en son temps. Des informations très alarmantes qui n’ont pas manqué de semer le trouble et le doute dans l’opinion. L’affaire a fait des vagues dans la cité. La CENI et certains partis politiques sont mis à l’index. Les forces de sécurité promettent de tirer l’affaire au clair. Mais presque personne n’y croit… Plus d’un mois après, qu’est devenue cette affaire ? Manifestement, il ne s’agissait que d’un véritable canular, une pure manipulation orchestrée de toutes pièces, on ne sait trop à quelle fin. Notre petite enquête.

  • 17
  • Nov

une176L’on tombe à la renverse, en découvrant certains pans de la gestion de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), sous l’ex-ministre Alain Edouard Traoré. Les faits sont ahurissants. L’homme qui aimait faire mine de parangon de la vertu, toujours prêt à descendre en flamme les journalistes pour la moindre peccadille, n’était qu’un vulgaire fossoyeur de fonds publics. Malgré le statut de la RTB, un établissement public de l’Etat (EPE), statut lui conférant une autonomie de gestion consacrée par l’article 2 de la loi N°039/98/AN de la 30/07/1998 portant réglementation des établissements de l’Etat, l’ex-ministre de la Communication, Alain Edouard Traoré, s’est ingéré de façon mafieuse dans la gestion financière de la boîte. Lui et ses hommes de main ont fait main-basse sur les fonds publics alloués à la RTB et en ont fait une gestion des plus scandaleuses. Les contrôleurs d’Etat ont fait un tour dans la maison. C’était du 25 juillet au 25 août 2013. Leur rapport est accablant.

  • 09
  • Nov

radioLe 16 septembre 2015, celui que d’aucuns ont ironiquement surnommé « nouveau présentateur » de la RTB annonçait la prise du pouvoir par un Conseil national dit de la démocratie. Dans la déclaration, les putschistes annoncent, entre autres raisons, de leur acte, la loi portant code de l’information, promulguée « à des fins personnelles et pour museler la presse ». C’est à croire que c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Au bilan, jamais de mémoire de Burkinabè, journalistes et organes n’avaient subi autant d’exactions et de misère qu’en cet éphémère règne du fameux CND.

  • 09
  • Nov

René Bagoro promet d’être plus radical

bagoroLe 16 septembre 2015, lorsque les militaires de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) font irruption dans la salle du Conseil des ministres, il est présent. Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Réné Bagoro est l’une des cibles préférées des ravisseurs. Il est séquestré des jours durant en compagnie de ses collègues et du chef de l’Etat, puis libéré plus tard sous la pression de la rue et des diplomates. Le 27 septembre dernier, nous l’avons rencontré, à son domicile de Ouagadougou. Entre deux entretiens, de nombreux visiteurs qui ne cessaient de venir lui témoigner soutien, il a le temps de se prêter à nos questions. Les circonstances de la prise d’otage, les conditions de détention, son état d’esprit, la suite de la Transition… il en parle sans détour.

  • 04
  • Nov

Un recrutement à problèmes !

sonabhyLa Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) s’est engagée dans un processus qui laisse bien de ses employés et aussi des observateurs perplexes. Au centre de cette situation, les recrutements en cours au sein de cette société d’Etat. Des recrutements dits internes. Donc, pas ouverts au grand public. Depuis quelques temps, les agents sont assaillis par des informations à la pelle à propos de ces recrutements qui seraient en cours. Selon des sources bien introduites, ces recrutements concernent les agents à l’interne de la boîte, notamment ceux ayant un contrat à durée déterminée (CDD). Les postes à pourvoir sont nombreux et diversifiés. Cela entrerait dans le cadre de l’exécution du budget 2015. Apprend-on. Ça bourdonne dans la boîte et même à l’extérieur parce que des soucis existent. Par exemple, pour prétendre, il faut être soit stagiaire dans la société entre le 1er juillet et 30 septembre 2015, soit avoir déjà bénéficié d’un stage ou d’un contrat à durée déterminée à la SONABHY, ou encore avoir déposé une demande d’emploi à la SONABHY. Toutes ces conditions correspondent à des postes bien précis en compétition. Mais il y a un hic.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite