Y. Ladji Bama

Y. Ladji Bama

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« Quand vous empruntez une marmite à quelqu'un pour préparer le dîner, ne la rendez pas vide ». Ces paroles sont celles du chef de village de Perkoa, dans les années 70-80. Le vieux sage ne croyait certainement pas si bien dire lorsqu'il rappelait ce dicton aux tous premiers explorateurs du site de la mine de Zinc, venus dans le village, en vue de son exploitation future.

Sous le régime Compaoré, le minis­tère de la Santé avait commencé à donner le bon exemple à travers le recrute­ment des Directeurs géné­raux des centres hospitaliers par la procédure d'appel à candidature. C'est ainsi que la quasi-totalité des DG des centres hospitaliers natio­naux et même régionaux ont été recrutés par cette procédure, reconnue par tous comme gage de transparence, de bonne gouvernance et de promo­tion basée sur le mérite.

Il se passe des choses bizarres au sein de la mairie de Pouni, commune rurale dans la province du Sanguié. La gestion de cette commune aux destinées de laquelle préside Dieudonné Ido, élu maire dans un contexte assez tourmenté, à l'occasion des municipales de 2016, ne finit pas de faire des gorges chaudes. La gestion de certains marchés de la commune, ainsi que le management même des hommes par le maire Ido sont sources de discor­des. Depuis plusieurs mois, le Conseil municipal végète dans une ambiance des plus moroses. La crise de confiance est à son paroxysme. Inutile de dire que le développement de cette commune est piégé.

L'impossible transparence !

Dans le dernier rapport d'audit-investigation de la Présidence du Faso, de la Primature et des autres départements minis­tériels produit par l'ASCE-LC, il ressort, entre autres difficul­tés ayant émaillé le travail des contrôleurs, que certains gestionnai­res de deniers publics ont refusé de communiquer certains docu­ments requis pour le contrôle.

Dans notre édition du 15 septembre dernier, nous nous faisions l'écho d'un accord de siège singulier en son genre, signé le 22 août 2017, dans des conditions assez ténébreuses, entre le ministre en charge des affaires étrangères, Alpha Barry, et le PDG de la société de droit burkinabè coris Holding, Idrissa Nassa.

La soudaine surchauffe de la scène sociopolitique nationale des dernières semaines n'est pas fortuite. Le procès tant attendu du coup d'Etat manqué de septembre 2015 est de plus en plus imminent. l'audience de confirma­tion des charges, programmée, a été renvoyée par deux fois. Elle devrait, sauf un autre renvoi, avoir lieu ce 25 octobre.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite