• 03
  • Déc

Que pouvait-il bien chercher sous un arbre à Nobéré?

compaoreBlaise Compaoré a quitté le pouvoir. Ce n’est plus un secret. En plein midi, le locataire premier du palais de Kosyam a plié bagages sans demander ses restes. Il a fui. La date du 31 octobre 2014 restera à jamais gravée dans sa mémoire mais aussi dans celle des Burkinabè qui ont bravé l’eau chaude, les bombes lacrymogènes, les balles blanches et même les balles réelles, au prix de leur vie. En quittant le palais de Kosyam ce jour-là, le désormais ex-président du Faso, Blaise Compaoré, savait pertinemment qu’un retour en ces lieux ne sera pas chose aisée, sinon qu’il sera plus impossible. Il quittait un palais qu’il avait taillé à sa mesure et voulait conserver par tous les moyens. De toute évidence, il est bien difficile de quitter un si beau local pour l’inconnu. Sans doute que s’il avait la possibilité, Blaise Compaoré aurait emporté « son palais ». Mais hélas !

  • 26
  • Nov

Constant jusqu’au bout de la bêtise !

blaiseDécidément, Blaise Compaoré est resté égal à lui-même jusqu’au bout de la bêtise. Même déchu, et après avoir fui son pays pour se réfugier sans dignité dans sa belle-famille (suprême humiliation pour tout bon Africain), il refuse de ce remettre en cause et de faire son examen de conscience afin de savoir qu’il est le principal, sinon le seul et unique responsable de cette situation fâcheuse dans laquelle le pays tout entier se retrouve. Dans la lettre de démission qu’il a signée en catastrophe avant de prendre la poudre d’escampette, il ose dire que c’est dans le souci de préserver les acquis démocratiques et la paix sociale qu’il a accepté de démissionner. Mais il ne s’arrête pas là. Dans un appel qu’il lance depuis son exil honteux, il soutient avoir décidé de quitter le pouvoir face à la tragédie que courait son pays et qu’il a refusé de voir le sang de ses compatriotes couler. Mais de quoi parle l’homme ?

  • 26
  • Nov

Le regard d’un juriste

arnoLe 31 octobre 2014, une insurrection populaire contraignait Blaise COMPAORE à quitter le pouvoir d’Etat au Burkina Faso. Derrière la chronique des événements qui se sont accélérés ces derniers jours, se jouent à la fois le destin du droit et le destin de la nation.

  • 16
  • Oct

Il faut sauver le juge d’instruction

arnaudLe présent article, publié à l’occasion de la rentrée judiciaire, est le premier d’une série consacrée à la réforme de la Justice au Burkina Faso. Il engage la réflexion sur une institution mal-aimée, celle du juge d’instruction, et dégage quelques repères pour l’avenir.

  • 03
  • Oct

Le beau piège sémantique de Barrack Obama !

blaiseLa théorie de « l’homme fort »  est un piège sémantique  intelligemment distillé par Barrack Obama depuis Accra à l’endroit des dirigeants africains. Malheureusement, seul le Président burkinabè est tombé dans le piège, les autres chefs d’Etat qui ont à cœur de « devenir forts » ou de « rester forts » en tripatouillant la Constitution de leur pays ont dû s’entourer de sages conseillers pour ne pas répondre à cette boutade du Président américain. Si l’on considère la liste des présidents dans le collimateur, le Burkina Faso reste loin derrière dans le classement mondial des pays les plus pauvres au monde avec un chef d’Etat qui aura passé 27 ans au pouvoir ! Les tonneaux vides font le plus de bruit…

  • 03
  • Oct

Kassem Salam Sourwéma désormais Dr en science politique

doctora« Assistance publique et dynamique de la construction de l’Etat au Burkina Faso : Etude à partir des services sociaux à Koudougou (Centre-Ouest du Burkina Faso) » tel est le thème choisi par Kassem Salam Sourwema pour sa thèse en vue de l’obtention du titre de Docteur en science politique. La soutenance a eu pour cadre l’université de Ouagadougou et pour le compte de l’école doctorale de l’UFR/SJP de l’université Ouaga II. Pendant plus de quatre heures, le candidat Sourwéma a passé au peigne fin, les arcanes du processus de la construction de l’Etat sur la base des services sociaux de base notamment de l’action sociale. Le jury présidé par Jean-Pierre Jacob, Professeur titulaire d’Anthropologie de l’IHEID, Genève (Suisse), a décidé de faire de Kassem Salam Sourwema, Docteur en science politique avec la mention « très honorable». C’était devant parents, amis et collègues le 3 septembre 2014.

  • 16
  • Sep

Un agent interpelle la directrice régionale

BurkinaFasoBEPA travers ces lignes un agent de la direction régionale de l’Education du Centre-est dénonce des pratiques qu’il juge pas correctes de la part de la première responsable de ladite direction

Le travail, dit-on, libère l’homme et lui permet de s’épanouir. Cela est particulièrement vrai lorsque dans un service, le premier responsable use de ses qualités managériales pour instaurer un climat sain de travail. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Direction régionale de l’Education nationale du Centre-Est (DRENA-CE) n’est pas ce havre de bonheur où l’on est pressé de se rendre le matin. Chaque matin, c’est la mort dans l’âme que l’on s’y rend pour prendre sa dose quotidienne de stress, d’injure, humiliation, tracasserie et autre intimidation en tout genre.

  • 16
  • Sep

Le sérum anti-Ebola et nos pleurnichements d’Africains

ebolaLes lignes suivantes sont du journaliste écrivain ivoirien André Silver Konan. Il revient à travers ce billet d’humeur sur ce qu’il considère comme des « pleurnichements d’africains » ayant refusé de s’assumer pendant longtemps face au virus de l‘Ebola. Il y a 38 ans, quand Ebola apparaît sur les bords de la rivière qui lui a donné son désormais funeste nom, au Nord Zaïre, qu’avons-nous fait en tant qu’Africains de l’Ouest, de l’Est, du Nord ou du Sud ? Nous avons dit : « C’est une maladie qui ne nous touche pas ». Conséquence : 280 morts.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite