Le Reporter

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panLes récentes déclarations de la commission d’enquête parlementaire sur les mines et la responsabilité sociale des entreprises minières font état de certaines allégations concernant Pan African Burkina Ltd et de ses dirigeants. En vue donner la bonne information au public suite aux grossièretés et contrevérités contenues dans ces déclarations, il nous revient de rappeler succinctement certains faits marquants depuis l’appel d’offres lancé en janvier 2012 jusqu’à la délivrance de l’autorisation spéciale d’exportation. Un appel d’offres a été lancé le 5 janvier 2012 pour la réalisation des projets intégrés de Tambao. (NDLR : Lancement de l’appel d’offres restreint n° 012-0001/MCE/SG/PRM le 05 janvier 2012). Six (06) sociétés ont pris part à l’appel d’offres. Il s’agit de MITSUI & CO/ERAMET, GENERAL NICE GROUP, VILAR MIR GROUP, ACM CORPORATION BURKINA, GLENCORE INTERNATIONAL AG, PAN AFRICAN BURKINA LTD et de ACM CORPORATION MANGANESE SA qui a retiré son dossier le jour même de la soumission.

Les résultats provisoires de cet appel d’offres ont été publiés dans le quotidien « Marchés Publics » n°767 du 11 juin 2012 et c’est notre société, Pan African Burkina qui a été attributaire. Un Accord cadre de PPP a été signé le 11 août 2012 avec l’Etat Burkinabè. Conformément à l’esprit du PPP et du code minier, nous avons soumis une demande de permis d’exploration sur Tambao qui a été octroyé le 21 août 2012 (cf arrêté n°2012/12/181/MCE/DGMG). Nos travaux d’exploration ont conduit à la mise en évidence d’un gisement de 107 millions de tonnes de minerai de manganèse. Une étude de faisabilité a été soumise au ministère en charge des mines avec une demande d’un permis d’exploitation le 1er avril 2014. Notre dossier a été examiné devant la Commission Nationale des Mines composée de 29 membres le 22 avril 2014 qui a émis un avis favorable pour l’octroi du permis d’exploitation. Le Conseil des Ministres du 30 avril 2014 a entériné l’ensemble de la procédure et le 13 mai 2014 le permis d’exploitation nous a été octroyé.

Tout ayant été mis en place pour le démarrage de l’exploitation et constatant la non disponibilité du chemin de fer, la société a soumis une demande d’exportation au ministère des Mines et de l’Energie qui lui a accordé une autorisation spéciale d’exportation le 29 octobre 2014. Dès lors, l’acheminement du produit vers Abidjan pouvait démarrer. Contre toute attente, nos activités ont été illégalement suspendues le 15 janvier 2015 sans aucun préavis, aucune communication ou notification préalable.

Nous avons alors plaidé notre cause pour faire savoir que les suspensions que nous a infligées le Gouvernement étaient arbitraires et illégales avec preuves à l’appui. Prenant acte de nos arguments et de notre démarche, le Gouvernement ordonne par lettre signée du Ministre de tutelle la levée des suspensions le 18 décembre 2015 après une année de discussions difficiles, conflictuelles et laborieuses.

Faut-il le rappeler, Pan African n’est pas en faute vis-à-vis de ses obligations contractuelles. En effet, l’obligation de réhabiliter le chemin de fer Kaya-Abidjan incombe au concessionnaire de ce chemin de fer et non à Pan African qui n’attend que la bonne foi de ce partenaire pour engager la construction du tronçon Kaya-Tambao. L’Etat ne se montre pas juste à l’égard de Pan African puisque c’est à lui qu’incombe l’obligation de réaliser les études de faisabilité pour le bitumage de la route Dori-Gorom-Gorom-Tambao. Lesdites études attendues depuis 2012, ne nous ont seulement été transmises que le 25 octobre 2016, le jour même où la Commission d’Enquête Parlementaire a rendu public les résultats de ses travaux.

Suite aux élections démocratiques, nous nous sommes employés à une reprise rapide de nos activités mais là encore un autre blocage incompréhensible et injustifié nous a été illégalement infligé après plus de 6 mois où la société avait engagé d’importants moyens financiers en vue de faciliter une reprise immédiate de nos activités une fois l’épisode et les conséquences des suspensions illégales de 2015 prises en considération par l’Etat qui se doit d’honorer le principe de continuité de l’ Etat souverain. A ce jour, les conséquences des suspensions et du blocage actuel ont occasionné des pertes financières colossales. Après délibération entre nos actionnaires et partenaires bancaires, notre société a notifié au ministre des mines le 9 septembre 2016 que par ses faits, Pan African pourrait réclamer à l’Etat un dédommagement considérable pour compenser les manques à gagner du groupe mais aussi le préjudice moral subit. La non réactivité du ministre et de l’Etat et ayant constaté une fuite en avant de celui-ci, Pan African n’a eu d’autres choix que de saisir le CAMC-O le 27 octobre 2016 pour une médiation et nous attendons la suite.

C’est pendant que nous cherchions des solutions à l’amiable que la Commission d’Enquête Parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières a rendu d’étonnantes conclusions à propos de notre société et proféré des attaques infondées et diffamatoires envers ses dirigeants.

Pan African a été entièrement transparente avec la Commission d’Enquête Parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières et les conclusions issues de ses travaux sont incompréhensibles, partiales, diffamatoires et sans fondements.

Pour rappel, nous avons reçu des membres de la Commission le 20 juillet 2016 sur notre site à Tambao que nous leur avons fait visité après l’entretien que nous avons eu. Par la suite, nous avons été convoqués le 7 septembre 2016 et nous y sommes allés afin de recueillir les questions de la Commission auxquelles nous avons répondues avec la plus grande transparence avec pièces justificatives à l’appui. En conséquence nous nous étonnons des allégations de corruption portées contre Mr Frank Timis qui ne sont que pures calomnies, diffamations, servant l'intérêt particulier de certains se cachant derrière leur immunité diplomatique au détriment de l'intérêt général une fois de plus. La société et ses dirigeants se gardent de faire valoir leurs droits devant la justice locale et internationale en temps opportun.

Se référant aux 10 millions de dollars, c’est dans le cadre de l’appel d’offres de 2012 que, Pan African a effectivement payé un bonus de signature de 10 millions de dollars le 11 septembre 2012 au Gouvernement dans le compte intitulé « Programmes spéciaux d’investissement » logé à la BCEAO Burkina, Ouagadougou, dont les références nous avaient été communiquées par le ministère en charge des mines. Le document de transfert et l’accusé de réception délivré par le Ministère des finances sont disponibles. Dans le même ordre, la société s’engageait à payer à l’Etat le même montant (appelé bonus de production) par tranche de 2 millions de dollars par an pendant 5 ans. Lesdits bonus sont mentionnés comme engagement dans notre offre pour la réalisation du projet intégré de Tambao. Le paiement de ces bonus ne saurait donc être assimilé à de la corruption puisque contractuellement prévu de manière tout à fait transparente.

Au regard donc de la gravité des contre-vérités de la Commission, Pan African ne peut que constater avec regret la partialité de ladite Commission qui n'apporte aucune preuve tangible et cohérente mais se contente de nourrir la polémique et la suspicion infondée et malsaine qui n'a de fins que de nuire à l'image de notre groupe et de ses dirigeants.

En tout état de cause, Pan African a saisi le CAMC-O dans le cadre du différend qui l’oppose à l’Etat, à savoir le blocage inexpliqué et inexplicable donc illégal et arbitraire de ses activités, en espérant toujours renouer un dialogue constructif avec son partenaire qu’est l’Etat et les autorités gouvernementales installées après les élections démocratiques de novembre 2015.

Les pièces justificatives contredisant toutes les accusations de la Commission peuvent être obtenues auprès de la direction nationale de société sise à Ouaga 2000 :

1. Par courrier en écrivant au 05 BP 6277 Ouagadougou 05
2. Par téléphone au +00226 25 37 41 16
3. Par email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LA DIRECTION DE PAN AFRICAN BURKINA LIMITED

insurgeMesdames et Messieurs les journalistes, Je voudrais au nom du Comité exécutif national du MBDHP, vous remercier d’avoir répondu à la présente conférence de presse. La situation sociopolitique nationale reste particulièrement marquée, ces derniers mois, par de fortes attentes des populations, culminant parfois en expression de colère, sur les suites judiciaires des dossiers de crimes de sang consécutifs notamment à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, ainsi qu’à la résistance populaire victorieuse contre le coup d’Etat de l’ex-RSP de septembre 2015.

tacLa rencontre du 5e Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a été marquée d’importantes décisions. Au total, 13 accords, conventions, programmes et protocoles ont été signés entre les deux pays. Ceux- ci brassent de nombreux secteurs.

renlacDepuis 2009, l’or est devenu le premier produit d’exportation du burkina Faso. La contribution du secteur aurifère en termes de mobilisation de recettes a connu un accroissement, passant de 9 milliards FCFA en 2008 à 191,408 milliards FCFA en 2013. Au regard de son importance dans l’économie du pays, le Réseau national de Lutte anticorruption (REN-LAC) a commandité une étude sur « les perceptions et les présomptions de la corruption dans le secteur minier au burkina Faso ». Résultats…

familialeCeci est une déclaration du syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA)- section de la Gnagna à propos de la semaine nationale de la planification familiale (SNPF) de 2016. La section syndicale fait des reproches médecin-chef du district sanitaire de Manni qui aurait fait main basse sur des financements des activités de la semaine nationale.

Depuis mi-mai 2016 une crise secoue le district sanitaire de MANNI. Cette situation fait suite à la semaine nationale de la planification familiale (SNPF) tenue du 9 au 15 mai 2016. Déjà le 08 mai 2016, lors d’une rencontre préparatoire de ladite activité, les agents de santé des maternités du centre médical et du CSPS de MANNI ont souhaité que leur prise en charge pour l’animation des stands, soit comme pour leurs confrères de GAYERI à savoir 5000f/jour au lieu de 2500f. En rappel, le même problème de prise en charge s’était posé à la SNPF 2015 et le Médecin Chef du district(MCD), Docteur HARO Emmanuel avait répondu que pour cette activité il peut se passer des services des agents de la maternité du centre médical de MANNI quand bien même ils sont les principaux acteurs. Le premier jour de l’activité, le MCD avait convoqué les représentants des agents à une réunion. C’est au cours de cette réunion qu’il leur fit comprendre qu’il n’a pas de solution à leur problème (augmentation de la prise en charge.) et il a même poussé l’outrecuidance en disant qu’il n’est pas prêt à trouver une solution audit problème.

C’est après avoir jeté à la figure des agents de tels propos (refus d’augmenter la prise en charge même s’il a la possibilité, dixit le MCD) qu’il les expulsa de la salle de façon très humiliante. En lieu et place des agents des maternités du centre médical et du CSPS de MANNI, le MCD fit venir des agents d’autres CSPS pour animer les stands avec une prise en charge de 4000f/jour. Ces dits agents sont venus faire des prestations à la maternité du CM de MANNI sans même que le premier responsable de la maternité ne soit informé.La section SYNTSHA de la GNAGNA saisie de la situation, rencontra le MCD et convoqua le 14 mai 2016 une Assemblée générale (AG). Au cours de cette AG, les participants ont souhaité que le MCD arrête les manœuvres de division de l’équipe médicale et qu’il respecte les agents de santé quelle que soit leur grade et leur fonction. De plus, les participants ont exigé la transparence dans la gestion du district sanitaire de MANNI. Il s’agit par cette revendication d’exiger la transparence dans la gestion des différentes activités et plus précisément de la SNPF et aussi que le MCD mette les accords du district à la disposition du SYNTSHA.

La réponse du MCD à cette revendication des travailleurs au cours de l’audience du 25 mai 2016 est plus que révoltante : concernant la transparence dans la gestion et précisément dans la gestion de la SNPF, le MCD dit que c’est trop lui demandé que de vouloir la transparence. Il dit n’avoir pas de compte à rendre au SYNTSHA. Pour ce qui est des accords il dit tout simplement qu’il ne les donnera point au SYNTSHA. L’appréciation globale qu’on fait de la situation est que la transparence est la chose la moins partagée au district de MANNI, En analysant le financement sur la SNPF en notre possession, on se rend compte que des rubriques ont été financées alors que des dépenses n’ont pas été effectuées sur le terrain. Il s’agit par exemple de la location de chaises et de la sonorisation qui sont financées à hauteur de 105.000F alors que pendant l’activité c’est le matériel du district qui a été utilisé à cette fin. Ainsi plus de 450.000f soit près de la moitié des 996 875f financé pour la SNPF n’a pas été utilisé sur le terrain. Où est allé cet argent restant ? Dans la poche du MCD ? Ce dont on est sûr, ce n’est pas dans la SNPF qui s’est déjà réalisée.

A l’image de la SNPF, nul doute que si rien n’est fait, les plus de 120 millions de financement que l’état et ses partenaires ont accordé au district de MANNI en 2016 seront gérés de la sorte. Le financement de 2015 n’a d’ailleurs pas échappé à cette gestion mafieuse. A titre illustratif, Alors que l’ECD a estimé qu’en dehors des SONU, le financement de l’Etat a été exécuté à 100% (confère le plan d’action 2016 du district) nous constatons amèrement l’absence du matériel et des réactifs commandés sur le budget de l’Etat 2015. Où se trouve l’appareil d’électrophorèse commandé sur ledit budget ? En tout état de cause le district de MANNI est en attente de cet appareil pouvant soulager la souffrance des populations qui ne seront plus obligées de se déplacer jusqu’à KAYA (à 130Km) pour faire cet examen. Où se trouve la petite bouteille d’oxygène commandée sur le même budget ? Combien de malades dépendant de l’oxygène seraient sauvés s’ils avaient bénéficié de l’oxygène au cours de leur évacuation ?

Le MCD interpelé à maintes reprises sur cette question nous a tout simplement dit que le fournisseur, un certain LEBGO GROUP, ne décroche plus leur appel. Pourquoi le fournisseur a-t-il été intégralement payé sans avoir livré la bouteille d’oxygène? Des malversations comme celle-là, pullulent au district de MANNI. La gratuité des soins tant annoncée sera-t-elle vraiment utile à la population de MANNI si l’argent destiné pour relever le plateau technique se trouve détourner pour d’autres fins ? A titre d’exemple, l’appareil d’électrophorèse est sans trace à ce jour alors que l’électrophorèse fait partie des examens devant être gratuits. Les accords demandés par le SYNTSHA constituent un simple document Excel où sont compilés les détails des différentes activités financées par les partenaires. Pourquoi le MCD tient-il à garder ce document à sa propre discrétion ?

Le SYNTSHA prend acte du mépris affiché par le MCD de MANNI vis-à-vis des travailleurs et de leur syndicat et le tiendra pour responsable de la dégradation du climat social. C’est pourquoi le SYNTSHA, section de la GNAGNA :

- Dénonce cette attitude de mépris du MCD contraire à un partenariat social constructif ;

- interpelle de nouveau le MCD de MANNI sur sa gestion et exige de lui un bilan sérieux de la SNPF et la mise à la disposition du SYNTSHA les accords du district;

- appelle les travailleurs des districts de MANNI et BOGANDE à se mobiliser, et à se tenir prêts pour exiger un traitement sérieux de leurs revendications.

  • Non à une gestion mafieuse du district de MANNI !
  • Non au détournement des fonds destinés aux soins des populations !
  • Oui à une gestion transparente !
  • Oui à une santé accessible aux populations !

Pain et Liberté pour le Peuple !

BOGANDE le 07/06/2016

Le bureau de la section

* Le titre est de la rédaction

COTECNA

Fin de règne pour COTECNA au Burkina ?

cotecnaApparemment, les carottes sont cuites pour la multinationale suisse COTECNA au Burkina Faso. Entre les nouvelles autorités et ce partenaire de l’Etat burkinabè, dans le domaine de l’inspection et de la vérification de la valeur des marchandises en importation au Burkina, la collaboration semble tirer vers sa fin. Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a en effet adressé une lettre au Directeur général de COTECNA. Dans ladite lettre, signée de la ministre Rosine Coulibaly, tenant aussi lieu de préavis, conformément aux termes du contrat qui lie les deux parties, l’Etat burkinabè manifeste sa volonté de ne plus poursuivre ce partenariat.

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite