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AEROPORT DE DONSIN: Des personnes affectées réclament leurs parcelles au DG de la MOAD

29 septembre 2017 Auteur :  

 

 

La coalition des personnes affectées par le projet de construction de la voie principale d’accès à l’aéroport de Donsin (CO.P.A.V.A.P/A. D) vous interpelle et réclame ses parcelles de Polesgo. Notre coalition regroupe plusieurs centaines de personnes affectées provenant des 04 villages traversés par la voie principale d’accès à l’aéroport de Donsin (Sogdin, Kossodo, Polesgo et Yamba).

Nous sommes installées dans l’emprise de la voie principale d’accès à l’aéroport de Donsin (zone non lotie de Kossodo).

Dans le souci de nous relocaliser, un recensement avait été fait en 2010 et jusqu’à ce jour, malgré nos multiples interpellations pour la prise en compte de notre situation, personne de la MOAD n’est venu nous voir. On n’a pas été recensé depuis cette date.

Un site a été aménagé en 2011 par votre structure et la Mairie de l’arrondissement n°4 de Ouagadougou.

Voici le tohu-bohu créé par la MOAD à ce jour et dont on ne se reconnaît pas :

Les propriétaires terriens du site aménagé de Polesgo : ils ont été dédommagés en parcelles et en argent, eux sont les plus chanceux

Une partie des personnes recensées en 2010 : attributaires de parcelles, pas de dédommagement pour les autres biens (bâtiments, champs, arbres)

Une autre partie des personnes recensées en 2010 possédant des champs et arbres, pas de dédommagement (ni argent, ni parcelles)

Les personnes affectées non recensées (les membres de notre coalition), on vit sur l’emprise de la voie depuis 2010, malgré nos réclamations multiples, on n’a pas été recensé: non recensées, pas de parcelles, pas de dédommagement de nos investissements, spoliation de nos droits au logement et trafic de nos parcelles par le DG de la MOAD avec la complicité de l’ex-président de la Délégation spéciale de l’Arrondissement n°4 de la commune de Ouaga

La Coalition voudrait savoir :

  1. de quel droit le Directeur général, avec la complicité du président de la Délégation spéciale de l’Arrondissement n°4 de Ouagadougou, s’est permis de faire attribuer des parcelles à son personnel sans que nous, personnes affectées par le projet, n’en soient bénéficiaires ?
  2. quelles sont les dispositions du statut de votre structure qui donnent à son personnel le droit de disposer de parcelles sur un site aménagé pour reloger des personnes affectées ? C’est l’injustice qui génère l’incivisme au Faso ! Sinon, comment comprendre que suite au problème de parcelles de l’ex-Premier ministre Zida et plus récemment des résultats des travaux de la Commission parlementaire sur le foncier, il se trouve des Burkinabè encore qui rament à contre-courant de la bonne gouvernance !

Nous exigeons sans conditions l’actualisation du recensement initial de 2010 pour prendre en compte la situation réelle des ménages affectés vivant dans l’emprise de la voie principale et le retrait pur et simple des parcelles frauduleusement attribuées à votre personnel !

Ce n’est pas un plaisir pour nous de vivre en zones non loties. Nous sommes en majorité des indigents et vous des salariés les mieux payés du Burkina ! Vos agents ont la possibilité de contracter un prêt pour s’acheter des parcelles. Et nous ? Et nos enfants devenus majeurs ?

Non à la spoliation de pauvres gens !

Nous invitons l’ASCE-LC à agir car c’est pourri à la Maîtrise d’ouvrage des affaires douteuses (MOAD).

Attentat du 13 août: des dysfonctionnements dans les renseignements ?

 

L’attentat du 13 août dernier aurait-il pu être déjoué ? La question mérite d’être posée. Car, de sources dignes de foi relèvent qu’il y a d’importants dysfonctionnements dans les dispositifs et systèmes de renseignements qui n’ont pas permis de prendre en charge certaines informations avant la survenue de l’attentat. Selon ces sources, une information faisant état de projet d’attentat terroriste à Ouagadougou, notamment contre des casernes, des lieux de culte ou encore l’avenue Kwamé N’krumah avait été transmise à certains acteurs des renseignements depuis mi-juillet. Selon ces informations, ce projet d’attentat devrait se réaliser le 15 août. Mais l’information n’a pas été traitée comme il se doit. Finalement, l’attentat a eu lieu le 13 août au lieu du 15. Etait-ce une fausse piste ou une information sérieuse qui manquait de précisions ? Est-ce les terroristes qui ont avancé leur date pour prendre les renseignements de court ? Toujours est-il qu’en la matière, aucune information n’est à négliger. Mais leur traitement demande des moyens et des dispositifs qui n’existent pas  forcément ou ne fonctionnent pas.

En tous les cas, le Burkina Faso doit compléter son dispositif anti-terroriste avec une unité au niveau de la Justice qui pourrait, indépendamment des renseignements militaires, prendre en charge ce type d’alertes.  Par ailleurs, selon certains experts, cette deuxième attaque sur l’avenue Kwamé N’krumah montre également un relâchement et une inorganisation des Forces de défense et de sécurité qui rendent vulnérables bien des points stratégiques de la capitale. D’autant plus que dans un rayon d’un Kilomètre autour de Kwamé N’krumah, l’on retrouve la Base aérienne, le Commissariat central de police de Ouagadougou, la Direction générale de la Police nationale, de la Sûreté de l’Etat, le Camp Guillaume Ouédraogo, l’Etat-Major général des armées et le plus grand camp de la Gendarmerie nationale, etc. Cette zone devrait logiquement être des plus sécurisées du pays. Mais hélas, la réalité est tout autre.

N.K

Le Reporter

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite