Aimé Nabaloum

Aimé Nabaloum

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Il a été procédé ce 20 septembre 2016 à Ouagadougou au lancement des activités d’un centre qui a pour vocation de proposer des productions scientifiques dans le domaine de la défense et de sécurité. Dénommé CESDS, (centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS), il regroupe des cadres aussi bien civils que militaires et para-militaires. L’ancien ministre en charge de la sécurité sous la transition, Auguste Denise Barry, un des membres du centre qui a présidé les échanges lors de la cérémonie pourrait en être le directeur exécutif.

14393410 1087253434655477 312661258 oLe constat est établi que la gouvernance mondiale est malade et les événements qui ont secoué l’Afrique depuis 2010 en sont la preuve que le continent devrait repenser sa gouvernance à tout point de vue. Cela passe par des actions d’anticipation d’où la nécessité de stratégies. Le CEDS est une initiative de jeunes cadres africains à vocation holistique, globale, systémique qui se veut ouvert à toutes problématiques relatives à la défense et à la sécurité au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde a confié Lucien Nombré, membre du CESDS. Pour Auguste Denise Barry, également membre du CESDS, il faut une mutation doctrinale surtout en matière de stratégie militaire au Burkina Faso et surtout faire mieux que ce qui a déjà existé. Le centre ne mènera point d’activités politiques, syndicales ou religieuses et a besoin d’une bonne dose d’indépendance pour ses activités et est à but non lucratif, professent les membres. Puisque le CESDS entend mener des activités sur les questions de défense, de sécurité, de terrorisme, de relation armée-nation, il saisira les opportunités pour s’auto-saisir et aussi peut se mettre à la tâche à la demande de structures au d’institutions.

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L’Afrique est en proie à de nombreux soubresauts et fait face à de multiples défis aussi préoccupants les uns que les autres et le Burkina Faso n’y échappe pas soutient le Général Lamine Cissé du Sénégal, présent à la cérémonie. Il a expliqué que, sur les relations civilo-militaires par exemple que le centre veut explorer, ces relations découlent de l’approche armée-nation. « Lorsque les relations civilo-militaires ne sont pas clairement définies et harmonisées, il peut arriver que des expériences démocratiques tournent court » foi du Général Lamine Cissé. Le Centre est apte à penser à une nouvelle Afrique au rendez-vous de l’Histoire confie en plus, le Général Sénégalais. Si « l’armée a des devoirs, mais elle a aussi des droits, parmi lesquels, celui d’être équipé pour faire face aux défis identifiés dans la politique nationale de défense ». Dans la sous région ouest africaine de tels centres ne sont pas légion et le Burkina entend ouvrir la voie et les initiateurs du CESDS plaident pour que le continent se penche encore plus sur de telles initiatives pour anticiper.

rspUNITE D’ACTION SYNDICALE (UAS) / BURKINA FASO

LES CENTRALES SYNDICALES: 

CGT-B – CNTB – CSB – FO/UNS – ONSL – USTB

LES SYNDICATS AUTONOMES:

SAIB–SAMAE–SATB–SATEB–SBM–SNEAB–SNESS–SYNAPAGER–SYNATEB–SYNATEL

SYNATIC–SYNATIPB– SYNATRAD–SYNTAS–SYNTRAPOST–SYSFMAB–SYNATEL–UGMB

 

Ouagadougou, le 6 septembre 2016

DECLARATION SUR LA COMMEMORATION DE LA RESISTANCE POPULAIRE VICTORIEUSE ET HEROÏQUE CONTRE LE PUTSCH DU 16 SEPTEMBRE 2015

Le 16 septembre 2015, le Conseil de Ministre a été interrompu par l’ex Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), qui a pris en otage le président de la Transition, son excellence Michel KAFANDO et certains membres de son Gouvernement dont l’ex Premier Ministre Yacouba Isaac ZIDA.

Le lendemain 17 septembre 2015, à travers un communiqué lu à la télévision nationale, ces militaires annonçaient la dissolution des organes de la transition de même que la constitution en proclamant la prise du pouvoir par le Conseil National de la Démocratie, avec à sa tête le Général Gilbert DIENDERE.

Face à ce forfait qui constitue un grave recul démocratique, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) conformément aux nobles combats des devanciers, a lancé  un mot d’ordre de grève générale sur toute l’étendue du territoire national, et ce jusqu’à nouvel ordre. A travers cette grève générale, l’UAS réagissait contre le coup d’Etat qui n’était rien d’autre que la remise en cause de l’insurrection avec des risques de guerre civile réactionnaire.

Ce mot d’ordre a connu une forte adhésion des travailleurs avec pour conséquence la paralysie de tous les secteurs d’activités. Il a fortement contribué au succès de la résistance populaire organisée sur l’ensemble du territoire à travers des barricades et diverses manifestations conduites principalement par la jeunesse.

Par la suite, l’UAS a procédé à l’adaptation du mot d’ordre pour prendre en compte les soucis qu’éprouvaient les populations en matière de santé, d’approvisionnement en produits  et d’accès aux banques. Puis, elle a procédé à la suspension du mot d’ordre le mercredi 23 septembre 2015 et à sa levée le 14 décembre 2015.

Dans le cadre de la commémoration de cette date historique, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) renouvelle :

-          sa profonde compassion à toutes les familles des martyrs ;

-          son souhait de courage et d’un prompt rétablissement à tous  les blessés et leurs familles ;

-          ses félicitations à l’ensemble des travailleurs, à la jeunesse populaire et à toutes les couches socio-professionnelles de notre pays ;

-          ses félicitations aux éléments des forces de défense et de sécurité qui se sont associés à la résistance populaire ;

-          sa sincère reconnaissance à tous ses partenaires qui, à travers le monde, l’ont soutenue et félicitée pour le noble combat mené pour la défense de la démocratie, de la liberté et pour le progrès social.

En ce premier anniversaire de la résistance populaire victorieuse qui a abouti à la salutaire dissolution du RSP, l’UAS dénonce la lenteur et les tergiversations dans le traitement de ce dossier, de même que de celui des martyrs de l’insurrection populaire. Elle interpelle les autorités sur la nécessité de faire la lumière sur ce coup d’Etat, sur le dossier des martyrs de l’insurrection populaire, de  juger les auteurs, les commanditaires et complices des crimes commis à ces occasions. 

L’UAS réaffirme sa volonté de lutter contre les velléités de poursuite de la culture de l’impunité qui a provoqué un tort incommensurable au peuple burkinabè.

Dans un contexte national difficile marqué  par une remise en cause des acquis de l’insurrection populaire et de la résistance victorieuse au coup d’Etat, l’UAS appelle les militants et militantes à renforcer leurs structures, à se mobiliser pour faire face aux défis énormes qui se posent à nous. En effet, la non mise en œuvre de nombreux engagements du gouvernement, les violations des libertés démocratiques et syndicales, les tentatives de soustraire les auteurs de crimes de sang et de crimes économiques, de pillage du foncier urbain et rural, les crises liées à la mise en place des exécutifs municipaux, les nominations de complaisance, la situation lamentable des systèmes de santé et d’éducation, les mesures impopulaires prises récemment par les autorités nous interpellent.

L’UAS renouvelle son soutien aux luttes que mènent des syndicats et des organisations socio-professionnelles autour de leurs droits sociaux. Elle exige :

-          la vérité et la justice pour les martyrs de l’insurrection et leurs familles ;

-          la mise en œuvre correcte des engagements de la rencontre gouvernement/syndicats de septembre 2015 ;

-          la vérité et la justice sur les crimes économiques et de sang ;

-          la prise de mesures sérieuses de lutte contre la vie chère ;

-          la prise de mesures sérieuses pour la protection, la sauvegarde et la promotion des libertés démocratiques, syndicales et politiques ;

-          l’examen diligent des préoccupations objet des luttes des différents syndicats, des coordinations d’organisations de la société civile, des CCVC au niveau national et régional l’arrêt des tentatives de démantèlement du Laboratoire National de Santé Publique ;

-          le respect des décisions de justice.

Dans ce sens, elle invite  l’ensemble des militant(e)s, des travailleuses et travailleurs des différents secteurs :

-            à prendre activement part à toutes les activités programmées par la Coalition nationale de lutte contre la Vie Chère, la Corruption, la Fraude, l’impunité, et pour les libertés (CCVC) dans le cadre de la défense et de l’approfondissement des acquis de l’insurrection Populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance populaire et héroïque du 16 septembre 2015 ;

-          à préparer les rencontres d’information et de mobilisation que  l’UAS a entreprises depuis juillet 2016 et dont les dates seront précisées ultérieurement.

Vive l’insurrection Populaire des 30 et 31 octobre 2014 !

Vive la résistance populaire et héroïque du 16 septembre 2015 !

Vive la solidarité entre les peuples !

Vive l’Unité d’Action Syndicale (UAS) !

Ont signé :

Pour les Centrales syndicales :

CGT-B                                          CNTB                                                     CSB

Bassolma BAZIE             Augustin Blaise HIEN            Olivier G. OUEDRAOGO

Secrétaire Général             Secrétaire Général                                     Secrétaire Général

FO/UNS                                 ONSL                                               USTB

El Hadj Inoussa NANA                      Paul  N. KABORE               Georges Yamba KOANDA

Secrétaire Général               Secrétaire Général                        Secrétaire Général

Pour les Syndicats Autonomes :

Le Président de Mois

Siriki DRAME                       

Secrétaire Général/ SYNATIC

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Depuis quelque temps, l’actualité est marquée par les débats concernant l’intention du Ministre de la santé, M. Smaïla OUEDRAOGO, de mettre fin au contrat du Directeur Général de la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques (CAMEG) en vue de nommer à sa place quelqu’un à sa convenance. La situation qui prévaut à la CAMEG intéresse et interpelle la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) pour trois raisons essentielles : 1. La CAMEG joue un rôle très important dans la politique sanitaire dans la mesure où elle assure l’essentiel de l’approvisionnement du pays en produits pharmaceutiques ; 2. Elle emploie plus de 260 travailleurs; 3. Le dossier de la CAMEG pose un problème de gouvernance puisqu’il s’agit des critères et des conditions de désignation du Directeur Général d’une structure ; 4. Monsieur le Ministre de la santé a adressé une correspondance en date du 11 juillet 2016 à la CGT-B pour, dit-il, lui « faire la situation sur la gestion de celle-ci » et lui demander de porter à la connaissance de ses représentants à la CAMEG « l’information juste». Et juste après cette correspondance du Ministre, la CGT-B a reçu du Directeur Général un recueil de documents concernant la CAMEG. Après avoir pris connaissance des différents documents, la CGT-B a adressé au Ministre de la santé une correspondance pour d’abord le remercier d’avoir mis à sa disposition les documents, ensuite lui faire part de ses préoccupations. Celles-ci sont relatives : • d’une part au risque de saignée financière de la CAMEG au cas où la rupture du contrat du Directeur Général se ferait dans l’illégalité et donne lieu encore au paiement de dommages et intérêts ; • d’autre part au statut de la CAMEG qui fonctionne curieusement comme une association avec des acteurs dont les rôles et les parts restent assez obscurs. En terminant sa correspondance, la CGT-B a fait part de sa disponibilité à échanger directement avec lui sur la question. Sur cette base, le Ministre, dès la réception de celle-ci a proposé à la Confédération une rencontre le même jour à 18h. Ainsi, une délégation de la confédération s’est rendue au cabinet du Ministre. A l’occasion, celui-ci a fait une genèse du dossier en mettant en exergue les éléments suivants : 1. le texte issu de la délibération du Conseil d’administration de 2002 qui a fait passer la durée du mandat des administrateurs de deux à trois ans est un faux, parce que la page des signatures est une copie d’un document de 1998 ; 2. la CAMEG dans son fonctionnement actuel accorde les pleins pouvoirs au Conseil d’Administration au détriment de l’Assemblée Générale qui devrait être l’instance suprême ; 3. la session du Conseil d’Administration qui a procédé au renouvellement du mandat du Directeur Général n’avait pas ce point à son ordre du jour et le PCA qui est un conseiller technique du Ministre n’a pas évoqué ce point avec lui avant le Conseil d’Administration. La CGT-B note une volonté affichée du Ministre de la santé de passer en force pour rompre le contrat du Directeur Général. En outre elle fait observer que même si selon le Ministre le texte de 2000 est un faux, il reste que c’est lui qui régit la société depuis plus de 15 ans et tous les mandats passés ont été exécutés sous le régime de ce texte. Dans ce sens, des procédures devraient être engagées contre ceux qui sont suspectés de falsification, et la décision judicaire pourrait situer tout le monde. Pour la CGT-B donc, le Ministre devrait se soucier prioritairement de toiletter les différents textes et surtout de traiter la question du statut de la CAMEG qu’il a trouvée sur sa table dès sa nomination. En tout état de cause, comme nous l’avons indiqué dans notre correspondance, la CGT-B exprime « son rejet total de toute gestion du dossier pouvant entrainer un préjudice quelconque aux travailleurs et à leur outil de travail qu’est la CAMEG ». Le gouvernement actuel et en particulier le Ministre Smaïla OUEDRAOGO portera l’entière responsabilité d’une condamnation de la CAMEG et devra y répondre, tôt ou tard des dommages causés à la CAMEG, tout comme ses prédécesseurs qui ont posé les mêmes actes. Du reste, en réponse aux propos du Ministre, la délégation de la CGT-B a indiqué qu’elle se gardait de s’immiscer dans les débats de textes en cours. Cependant, elle rappelle les deux préoccupations qu’elle a soulignées dans sa correspondance, à savoir : - la nécessité de gérer le dossier du contrat du Directeur Général de sorte à éviter à la CAMEG une nouvelle saignée qui résulterait d’une condamnation à payer des dommages et intérêts pour une rupture illégale du contrat ; en rappel, trois ruptures précédentes de contrat de Directeurs Généraux jugées illégales ont coûté à la CAMEG plusieurs dizaines de millions de F CFA ; - la priorité à accorder au traitement de la question du statut de la CAMEG en faisant d’elle une société d’Etat. La CGT-B réaffirme ici sa disponibilité à contribuer à la recherche de solutions à la crise que vit la CAMEG avec comme axe la défense de l’intérêt général, celle des travailleurs de la CAMEG. Elle invite ses militant(e)s, l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la CAMEG à rester vigilants pour déjouer toutes les manœuvres d’où qu’elles viennent qui viseraient à les détourner de cette voie juste. Pain et Liberté pour le Peuple ! Unité-Solidarité-Action ! Pour le Bureau National Confédéral Bassolma BAZIE Secrétaire Général

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Diagnostic

  • ATTENTAT TERRORISTE DU 13 AOÛT 2017: Il faut en tirer enfin les leçons de la faillite de l’Etat !
    • vendredi 29 septembre 2017

    En ces circonstances douloureuses, l’heure est au discours convenu, le plus souvent empreint d’hypocrisie. Au-delà de l’émotion et du choc, ces circonstances interpellent fortement les consciences individuelles et collectives sur l’impératif de sortir de cette longue inertie politico-institutionnelle et des tensions de toutes sortes qui ont fragilisé l’Etat et ses institutions, mis en péril la sécurité des citoyens et de leurs biens.

    in Diagnostic
  • BRAS DE FER GOUVERNEMENT/SYNDICATS DU TRESOR ET DES IMPÔTS: Si loin du peuple et de sa misère noire !
    • vendredi 29 septembre 2017

    Le bras de fer qui oppose le gouvernement au Syndicat des agents du trésor du Burkina (SATB) et au Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) semble avoir pris une tournure inattendue. Le 29 mai dernier, devant caméras, micros et flashes des hommes de médias, le gouvernement et le SATB avaient signé un accord marquant la fin des semaines de grèves et de sit-in.

    in Diagnostic
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite