Le Reporter

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A travers la lettre ouverte suivante, des personnes se disant spoliées dans le cadre du projet de construction de l’aéroport de Donsin s’adressent au Directeur général de la MOAD (Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin ». Elles estiment que des parcelles dégagées sur un site de relogement à leur profit ont été détournées au profit d’agents de la MOAD. Elles en appellent à leur restitution. Lisez plutôt

Lettre ouverte à Monsieur le Directeur général de la MOAD.

Le 8 juin 2017 à Manga, pour manifester leur mécontentement suite à l’interpellation d’un jeune homme, une foule nombreuse avait assiégé le palais de Justice pour réclamer la libération immédiate et sans conditions de ce dernier. Porte d’entrée du palais défoncée, fenêtre de la guérite arrachée, porte de l’entrée du bâtiment abritant les bureaux arrachée, toutes les vitres de la devanture du bâtiment brisées, panneau lumineux endommagé. C’est, entre autres, les éléments du bilan fait par les syndicats des acteurs judiciaires.

ATTAQUE TERRORISTE DU CAFE AZIZ ISTANBUL

L’UNIR/PS « renouvelle son vibrant appel à l’unité »

Par la présente, l’Union pour la renaissance / Parti sankariste exprime sa ferme condamnation de cet acte criminel abject et sa forte solidarité et compassion aux parents des disparus, des blessés et au peuple burkinabè tout entier face à ces actes barbares, réprouvés par toutes les religions et les valeurs humaines.

Face à cette ignominie et aux douloureux instants, l’UNIR/PS s’incline respectueusement devant la mémoire des infortunés victimes, présente ses sincères condoléances aux familles des disparus et souhaite un prompt rétablissement aux différents blessés.

Au regard de la recrudescence de ces actes atroces, inhumains, barbares, ignobles et lâches qui fragilisent la quiétude des citoyens et sèment la panique généralisée au sein de nos populations, l’UNIR/PS renouvelle son vibrant appel à l’unité de tous les fils les filles et de notre pays, à la vigilance de la part de la population et à collaborer avec les Forces de défense et de sécurité afin de dénicher et traquer partout où se trouvent ces forces du mal.

Exhorte les autorités burkinabè à renforcer davantage les dispositifs sécuritaires et à continuer à collaborer avec les pays de la sous-région pour faire barrage à la menace terroriste.

Enfin, l’UNIR/PS tient à saluer la bravoure, la détermination, le professionnalisme et le succès par lesquels nos forces de défense et de sécurité en toute intelligence, ont fait preuve dans l’assaut pour libérer les otages et venir à bout des assaillants.

Pas un pas sans le Peuple

Avec le Peuple victoire !

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Fait à Ouagadougou, le 14 août 2017

Le Président de l’UNIR/PS

Me Bénéwendé S. SANKARA

L’UPC «condamne sans réserve un acte ignoble commis par des ennemis de l’humanité»

La Nation est encore en deuil. C’est avec une immense consternation que l’Union pour le progrès et le changement(UPC) a appris qu’une attaque terroriste a été perpétrée au restaurant Istanbul, sur l’avenue Kwamé N’Krumah de Ouagadougou, dans la nuit du 13 au 14 août 2017. Le bilan officiel et provisoire fait état de 17 morts et 08 blessés.

L’UPC condamne sans réserve cet acte ignoble commis par des ennemis de l’humanité.

En ces circonstances extrêmement douloureuses, l’UPC présente ses sincères condoléances aux familles éplorées ainsi qu’au peuple burkinabè.  Elle souhaite un prompt et total rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, le parti salue le professionnalisme et le patriotisme des Forces de défense et de sécurité, qui ont su apporter une riposte énergique à cette attaque.

Au-delà des opinions émises et des propositions qui peuvent être formulées, l’UPC invite le peuple burkinabè à l’union sacrée face à l’hydre du terrorisme. L’UPC lance également un appel à la solidarité nationale envers les victimes, pour les aider à traverser ces dures épreuves.

Ouagadougou, le 14 août 2017

Pour le Bureau politique national,

Le Président

Zéphirin DIABRE

Pour Le FASO

AUTREMENT, «le serpent ne pénètre dans votre maison que s’il y a une fissure dans votre mur » !

Nous saluons ici la mémoire de toutes ces victimes innocentes, exprimons toute notre compassion aux familles éplorées et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

Nous saluons et félicitons les éléments des Forces de défense et de sécurité qui sont intervenus avec courage et énergie pour neutraliser ces vils individus et rétablir la sécurité dans cette zone de Ouagadougou. A travers eux, nous encourageons et apportons notre soutien total à tous les hommes en uniforme, à tout le commandement et à leur chef suprême, le président du Faso, dans cette lutte pour la sécurité des Burkinabè.

Nous nous devons cependant d’être lucides et objectifs en reconnaissant que ce crime odieux, en ce qu’il intervient pour la deuxième fois en dix huit mois seulement dans le même périmètre avec manifestement le même mode opératoire, illustre malheureusement l’incapacité de nos autorités à garantir notre sérénité et la faillite de notre système de sécurité. Nous invitons donc les autorités compétentes concernées à tous les niveaux et particulièrement le président du Faso, à s’assumer pleinement et tirer les conséquences idoines.

Comme le dit l’adage, « le serpent ne pénètre dans votre maison que s’il y a une fissure dans votre mur » ! Le peuple burkinabè est vaillant et fort mais ne peut arriver à bout de cet ennemi s’il est divisé. C’est pourquoi, une fois encore, nous en appelons à la conscience du chef de l’Etat, le Président Roch Marc Christian Kaboré, afin qu’il revoie l’ordre de ses priorités en initiant sans plus tarder le débat national inclusif et sincère devant aboutir à la véritable réconciliation nationale, seul moyen de souder le peuple burkinabè qui dès lors qu’il est réconcilié avec lui-même et uni, saura faire face, comme un seul homme, à l’adversité d’où qu’elle vienne.

Agissons dès maintenant pour la paix et la réconciliation nationale car plus tard, c’est toujours très tard et parfois trop tard !

Dieu bénisse le Burkina

Rien n’arrête une idée arrivée à son heure !

Ouagadougou, le 14 août 2017

Le Président

Dr Ablassé OUEDRAOGO

Le MPP appelle

à «débusquer les

criminels et leurs

commanditaires tapis dans  l’ombre»

Notre Patrie, le Burkina Faso, est encore une fois à l’épreuve du terrorisme.

Telle une morbide répétition de l’histoire, c’est encore sur l’avenue Kwamé N’Krumah, précisément au restaurant-café Aziz Istanbul, que les narcoterroristes viennent d’agresser lâchement notre vaillant peuple.

En effet, le 13 août 2017, aux environs de 21 heures audit restaurant, de paisibles citoyens furent surpris par la barbarie meurtrière et les balles assassines de la horde de terroristes. Le décompte macabre s’élève à près de 20 morts, dont les deux assaillants et des dizaines de blessés.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) condamne avec la dernière vigueur cette agression ignoble de notre vaillant peuple. Il interpelle les plus hautes autorités de l’Etat à mettre tout en œuvre pour traquer, débusquer et traduire ces criminels et leurs commanditaires tapis dans l’ombre en Justice.

Le MPP présente ses condoléances les plus sincères aux familles endeuillées, et souhaite prompt rétablissement aux blessés. A tous, il rappelle que notre foi en la Justice et en la tolérance ne sera jamais vaine.

Le MPP salue le courage, la réactivité et la détermination de nos vaillantes Forces de défense et de sécurité (FDS) à extirper de nos rangs ces suppôts du diable et à protéger notre peuple et nos institutions républicaines coûte que coûte.

Le MPP en appelle à la vigilance et à la mobilisation citoyenne dans le moindre recoin du Burkina Faso, afin que nous boutions cette peste hors de nos frontières sacrées. En effet, face au fondamentalisme religieux, le Burkina est une nation éprouvée dans une Afrique éprouvée. Dès lors, il est impératif que nous privilégiions les intérêts suprêmes de la nation dans la communion des cœurs et l’unité nationale.

En conséquence, le MPP en appelle au discernement et à la hauteur de vue des forces vives de la nation pour la cohésion sociale, le dialogue inclusif et la solidarité indéfectible face aux menaces de déstabilisation de notre chère Patrie.

A l’unité du sacrifice de nos martyrs, répondons par l’unité du devoir.

Vive le peuple libre et souverain du Burkina Faso.

Lassané SAVADOGO

Secrétaire exécutif du MPP

L’ADF-RDA condamne un acte barbare que rien ne justifie

Une fois de plus, notre pays a été l’objet d’une attaque terroriste visant le restaurant Aziz Istanbul sur l’avenue Kwame N’Krumah. Le lourd bilan de cette attaque est de 18 morts et une dizaine de blessés de plusieurs nationalités.

L’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) condamne énergiquement cet acte barbare que rien ne pourrait justifier.

Elle adresse ses sincères condoléances aux familles éplorées, à la Nation burkinabè et souhaite un prompt rétablissement aux blessées. Puisse les âmes des victimes reposer en paix.

L’ADF-RDA adresse ses félicitations et encouragements à nos forces de l’ordre et de sécurité, pour la bravoure et le professionnalisme.

L’ADF-RDA appelle l’ensemble des filles et fils de la Nation à se donner la main dans un sursaut patriotique, afin de faire front contre ces individus, qui n’ont pour seul but que de semer la discorde, la désolation et la terreur dans notre pays.

Unis, nous vaincrons !

Paix – Liberté – Justice

Pour l’ADF-RDA

Le Président

Me Gilbert Noël OUEDRAOGO

DÉCLARATION DU CDP NOUVEAU SUITE A L’ATTAQUE

TERRORISTE DU 13 AOUT 2017

Le Burkina, notre pays, vient une fois de plus de subir une agression terroriste lâche et meurtrière, qui plonge notre Nation dans le deuil. Dans cette cruelle circonstance, nos pensées vont d’abord aux victimes innocentes de cette barbarie. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) présente ses condoléances émues aux familles qui ont été endeuillées par cette tragédie. Notre parti exprime également sa compassion et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

La lutte contre le terrorisme est une cause nationale, qui appelle à l’union sacrée, à la vigilance et à la résistance de tous les Burkinabè. Nous condamnons l’effroyable massacre auquel se sont livrés, en cette nuit du 13 août 2017, les ennemis de notre pays et du monde civilisé, au nom du fanatisme, de la haine et de l’obscurantisme. Solidairement avec tous nos compatriotes, nous sommes déterminés à résister farouchement aux menées funestes de ces criminels.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

Démocratie-Progrès-Justice

Pour le MBDHP, cette attaque «met à nu les failles de notre

système

sécuritaire»

ans la nuit du 13 août 2017, le café-restaurant Aziz Istanbul situé à Ouagadougou, sur l’avenue Kwamé N’Krumah, a été la cible d’une attaque perpétrée par des individus armés non encore identifiés. De sources officielles, cette attaque a malheureusement coûté la vie à dix-huit (18) personnes, en plus des deux (02) présumés terroristes abattus par les forces de sécurité. Elle a également occasionné une vingtaine de blessés.

En ces moments de vive douleur pour les parents des victimes et pour la Nation toute entière, le MBDHP présente ses condoléances les plus attristées aux familles et amis des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Un peu plus d’une année et demie après les attaques du Cappucino et du Splendid Hôtel, cette énième attaque barbare et lâche vient nous rappeler que la lutte contre le terrorisme constitue un combat de longue haleine qui appelle l’implication de toutes et de tous.

C’est le lieu pour le MBDHP de saluer le courage et l’abnégation soutenue des éléments des Forces de défense et de sécurité qui, au péril de leurs vies, se positionnent en première ligne de ce combat.

Par ailleurs, il convient de souligner que, malheureusement, cette seconde attaque terroriste survenue sur l’avenue Kwamé N’Krumah en moins de deux (02) ans et suivant le même mode opératoire, met à nu les failles de notre système sécuritaire. En effet, durant ces deux dernières années, les attaques terroristes se sont multipliées dans le pays, endeuillant de nombreuses familles et plongeant ainsi des millions de Burkinabè dans une insécurité jamais égalée. Une telle situation, qui constitue une atteinte au droit à la sécurité des Burkinabè, commande du gouvernement, principal garant des droits humains, la mise en œuvre d’une politique, ainsi que des actions plus efficaces de protection des personnes et de sécurisation de leurs biens.

En conséquence de ce qui précède, le MBDHP :

condamne fermement l’attaque terroriste du 13 août 2017, ainsi que celles perpétrées précédemment ;

présente ses condoléances aux familles des victimes de ces différentes attaques et souhaite un prompt rétablissement à l’ensemble des personnes blessées ;

salue le courage et le sens élevé du sacrifice de nos Forces de défense et de sécurité qui assurent au risque de leurs vies et avec professionnalisme, la sécurité des citoyens ;

invite instamment l’Etat à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir de façon effective la sécurité des citoyens, en améliorant la qualité des équipements et la formation de nos Forces de défense et de sécurité pour faire face à ce nouveau défi.

Fait à Ouagadougou, le 14 août 2017

Le Comité exécutif national

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) condamne sans réserve une indignité humaine

Au nom de Dieu, le Clément et le Miséricordieux

Le dimanche 13 août 2017, notre cher pays, le Burkina Faso a encore été la cible d’une attaque terroriste abjectement menée contre des personnes innocentes, au restaurant Aziz Istanbul sur l’avenue Kwamé N’Krumah de Ouagadougou. Cette barbare et odieuse attaque a causé la mort de plusieurs personnes et fait des blessés. En cette circonstance extrêmement douloureuse, les musulmans du Burkina Faso, à travers la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), sans réserve et sans équivoque, condamnent de la façon la plus absolue, cette indignité humaine.

La FAIB réaffirme son rejet total, catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme qui ne saurait être justifiée par une quelconque conviction religieuse. En ce moment difficile, elle: prie Dieu et en appelle à la prière de tous les Burkinabè contre le mal dans notre pays ; 

en appelle à l’union, la fraternité et la solidarité entre toutes les populations sans distinction aucune, pour soutenir les victimes et leurs proches ; présente ses condoléances aux proches des personnes décédées et souhaite prompt rétablissement aux blessés ; félicite les Forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme, leur promptitude, leur courage qui ont permis de limiter la tragédie et leur témoigne son soutien total ; exprime son soutien aux autorités de notre pays dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme.

La FAIB rappelle que l’Islam condamne la tuerie aveugle en ces termes : « ...Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes… » Coran Sourate 5 Verset 32 Puisse Allah le Tout-Puissant bénir et protéger le Burkina Faso.

Le Président du Présidium de la FAIB

El hadj Abdoul Rasmané SANA

Officier de l’Ordre national

ADO condamne cet «acte ignoble et lâche»

Monsieur le Président et cher frère,

C’est avec une très vive émotion que j’ai appris la terrible nouvelle de l’attentat terroriste survenu au café-restaurant Aziz-Istanbul de Ouagadougou, le dimanche 13 août 2017, qui a fait plus de 18 morts, ainsi que de nombreux blessés.

En ces instants particulièrement douloureux, le peuple et le gouvernement ivoiriens se joignent à moi, pour condamner avec la plus grande fermeté cet acte ignoble et lâche, et manifester la solidarité de la Nation ivoirienne au peuple frère du Burkina Faso.

Partageant la grande peine du peuple burkinabè, je voudrais exprimer à vous-même, à votre gouvernement ainsi qu’aux familles éplorées, mes condoléances les plus attristées. Je vous prie de bien vouloir transmettre mes sincères vœux de réconfort et de prompt rétablissement aux blessés.

Très haute considération.

Alassane OUATARA

Président de la République de Côte d’Ivoire

Le point du Procureur du Faso

 

Ce dimanche 13 aout 2017, aux environs de 21 heures, un commando de deux (02) jeunes individus de sexe masculin, parvenu à hauteur de l’avenue Kwamé N’Krumah sur une motocyclette, a pris d’assaut la pâtisserie-café Aziz Istanbul Restaurant à Ouagadougou.

Armés de fusils d’assaut de type AK 47, les deux (02) assaillants ont ouvert le feu sur les clients du café-restaurant, causant la mort de dix huit (18) personnes, et blessant plusieurs autres ;

Grace à la prompte intervention de nos Forces de défense et de sécurité, les deux (02) assaillants ont été confinés à l’arrière du bâtiment, où ils ont été mis hors d’état de nuire.

Le bilan provisoire de l’attaque terroriste se résume ainsi qu’il suit :

- Dix-huit (18) personnes tuées et pour l’instant quinze (15) formellement identifiées, dont huit (08) Burkinabè, deux (02) Koweitiens, une (01) Canadienne, un (01) Sénégalais , une (01) Nigériane, un (01) Turc et un (01) Français. Trois corps sont en cours d’identification ;

- Deux (02) terroristes tués, 

- Vingt-deux (22) blessés, dont cinq (05) de nos Forces de défense et de sécurité.

- Quarante (40) personnes libérées,

Des dégâts matériels très importants.

Sous la conduite du Procureur du Faso près le Tribunal de Grande instance de Ouagadougou, les enquêteurs de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale ont ouvert une enquête pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes à feu et de munitions, destruction volontaire aggravée de biens, le tout en relation avec une entreprise terroriste, contre X et toutes autres infractions que l’enquête révèlera.

Nous informons les familles des victimes décédées que tous les corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital du District de Bogodogo. 

Des actes médico-légaux étant en cours, un communiqué les invitant à l’enlèvement des corps sera diffusé ultérieurement.

Nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles éplorées.

Les propriétaires des moyens roulants et tous autres biens retrouvés sur la scène de crime sont invités à prendre contact avec l’équipe d’enquête de la Gendarmerie nationale sise au camp Paspanga.

Afin d’aider à l’identification d’hôtes, de complices ou de facilitateurs éventuels depuis la planification jusqu’à l’exécution de l’attaque terroriste, nous lançons un appel à témoin et invitons toutes personnes désireuses d’apporter son témoignage à se présenter dans l’une des brigades de gendarmerie de la ville de Ouagadougou ou dans un commissariat de police le plus proche.

L’ignoble attaque du restaurant-café Aziz Istanbul sur l’avenue Kwamé N’Krumah de Ouagadougou a donné lieu à une avalanche de réactions, tant au plan national qu’international. Du président du Faso aux présidents de pays amis comme la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la France,  en passant par les partis politiques et organisations de la société civile, tous ont, à l’unisson, condamné, d’une voix ferme, cette barbarie gratuite. Nous vous proposons quelques-unes de ces réactions.

Les agents du Projet emploi des jeunes et développement des compétences (PEJDC) du ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle sont dans une situation très inconfortable depuis des mois. Ce projet, financé par la Banque mondiale à coup de milliards, traverse une période trouble.

Quel est le problème ? Selon nos sources à l’intérieur de la boîte, les agents ont bénéficié d’une augmentation substantielle de salaire dans le courant de l’année 2016, en la faveur d’un réaménagement de la grille salariale du projet. Selon les catégories, cette augmentation varie de 75 à 150 %. Ainsi, pour les catégories supérieures, cette augmentation était vraiment importante. Un agent qui avait, par exemple, 500 000 FCFA, pouvait se retrouver avec plus d’un million deux cent mille FCFA.

C’était la joie dans la boîte. Tout le monde était très heureux face à un embellissement du traitement. Mais la joie sera de courte durée. Il est apparu que ce réaménagement de la grille salariale au sein du projet n’a pas respecté les normes édictées avec les bailleurs. Cette augmentation, avant d’être appliquée, devait requérir l’avis de non-objection des bailleurs de fonds du projet. Ce qui n’aurait pas été fait. Une mission de revue à mi-parcours du projet effectuée par les bailleurs en fin 2016, a été très claire sur ce point : « Le projet ne doit pas imputer l’augmentation des salaires du personnel, opérée depuis août 2016, sur les fonds de la Banque avant d’obtenir l’avis de non-objection (ANO) de la Banque (la Banque mondiale, ndlr) ». D’où un gros embarras pour les responsables du projet. Ils sont obligés de réappliquer l’ancienne grille salariale, en attendant d’obtenir le fameux ANO. Toute chose qui n’est pas si évidente, à en croire certaines sources.  Ainsi, les agents qui s’étaient déjà habitués aux gros salaires, perçus pendant quelques mois, sont obligés de revoir très drastiquement à la baisse leurs habitudes. Certains agents recrutés pendant le laps de temps où la nouvelle grille était en vigueur se voient aussi servir dorénavant, des salaires qui ne sont pas ceux marqués sur leur contrat de travail. Le plus consternant c’est que beaucoup d’agents n’auraient même plus de salaire en fin de mois depuis que cette situation s’est présentée. Oui, ils seraient nombreux qui travaillent mais qui ne peuvent pratiquement rien toucher comme salaire à la fin du mois. Comment cela est-il possible ? Il s’agit d’un calcul très simple : les intéressés auraient contracté des prêts bancaires sur la base des salaires de la nouvelle grille. Par exemple, un agent qui avait un salaire de 500 000 FCFA dans l’ancienne grille et qui s’est retrouvé avec un salaire de 1 250 000 FCFA avec la nouvelle grille. Ce dernier contracte un prêt bancaire dont la traite mensuelle est par exemple de 500 000 FCFA. Reversé dans l’ancienne grille salariale, tout son salaire est happé par la traite. Résultat, il n’a plus rien comme salaire en fin de mois. Dans une telle situation, inutile de dire que l’heure n’est pas du tout à la sérénité dans cette boîte. Nous y reviendrons !

Nerwata Kafando

Dans le cadre de ses enquêtes, le juge d’instruction burkinabè, François Yaméogo, a lancé, courant le mois d’octobre 2016, une commission rogatoire et demandait à l’Assemblée nationale française, la levée du secret-défense en France afin de permette certaines investigations jusque-là impossibles du fait de ce secret-défense. Cette démarche du juge avait suscité de grands espoirs quant à l’avancement de ce dossier qui n’a que trop duré. Mais depuis lors, silence radio. Le juge n’a visiblement toujours pas de suite à sa requête. A travers le courrier suivant, adressé aux députés français, le Réseau international « Justice pour Thomas Sankara, justice pour l’Afrique » en appelle à la diligence des uns et des autres en vue de donner suite à la demande du juge Yaméogo.

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Diagnostic

  • ATTENTAT TERRORISTE DU 13 AOÛT 2017: Il faut en tirer enfin les leçons de la faillite de l’Etat !
    • vendredi 29 septembre 2017

    En ces circonstances douloureuses, l’heure est au discours convenu, le plus souvent empreint d’hypocrisie. Au-delà de l’émotion et du choc, ces circonstances interpellent fortement les consciences individuelles et collectives sur l’impératif de sortir de cette longue inertie politico-institutionnelle et des tensions de toutes sortes qui ont fragilisé l’Etat et ses institutions, mis en péril la sécurité des citoyens et de leurs biens.

    in Diagnostic
  • BRAS DE FER GOUVERNEMENT/SYNDICATS DU TRESOR ET DES IMPÔTS: Si loin du peuple et de sa misère noire !
    • vendredi 29 septembre 2017

    Le bras de fer qui oppose le gouvernement au Syndicat des agents du trésor du Burkina (SATB) et au Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID) semble avoir pris une tournure inattendue. Le 29 mai dernier, devant caméras, micros et flashes des hommes de médias, le gouvernement et le SATB avaient signé un accord marquant la fin des semaines de grèves et de sit-in.

    in Diagnostic
"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite