Le Reporter - Bimensuel d'enquêtes et de reportages

ça ne doit rester sans suite !

«…Gilbert Ouédraogo et Tertius Zongo ont, de concert, détourné des milliards dans la réfection de l’aéroport. Le DAF de Gilbert s’est suicidé. (…) Les membres de la CODER sont des farceurs. Ils demandent l’impunité, ils demandent la corruption sans avoir à rendre compte, ils veulent se blanchir à bon compte, ils veulent blanchir les milliards qu’ils ont détournés. Les responsables des syndicats prennent des chèques, des vivres et autres. (…) Ce sont des corrompus. Bassolma Bazié est le plus corrompu. Le mouvement syndical a été détruit. Le maître d’œuvre de cette action, c’est Salifou Diallo avec Halidou Ouédraogo qui étaient respectivement, l’un le planton de Blaise à l’avènement du Front populaire et l’autre son conseiller juridique officiel. Halidou n’a même pas pris le temps de porter une chemise, il est sorti en maillot pour justifier le coup d’Etat de Lengani. Jean Claude Bouda, le ministre de la Défense, a beaucoup plus besoin de cure de désintoxication que de se trouver à cette position. (…)Les élections présidentielles de 2015 ont été pipées. Salifou Diallo a payé des Nigériens pour faire de la fraude informatique… ». Telle est la substance de certains propos tenus par Soumane Touré, dans la soirée du 16 avril 2017, à l’émission « Grand déballage », sur les antennes de la télévision Burkina Info. Comme on peut le voir, ces propos sont suffisamment graves pour rester sans suite. L’intéressé n’hésitait pas, tout au long de ses déclarations, à défier les personnes mises en cause d’intenter des actions en Justice contre lui et qu’il était prêt à répondre. Face à la gravité des faits, même si les personnes concernées ne le faisaient pas, la Justice devrait pouvoir s’en saisir. Il y va de la sûreté du pays tout entier. 1

BYL

 

 

Certains documents provenant des services du Trésor public à propos des prêts sans intérêts consentis à certains membres du gouvernement et autres présidents d’institutions amènent à se poser des questions sur le sérieux et la rigueur dans le travail fait au sein de cette importante institution de la République. Manifestement, il n’y a pas eu du sérieux dans la confection de la liste des personnalités transmise, par les services du Trésor public, à la Commission d’enquête parlementaire du CNT, en tant que débiteurs à l’Etat, à la date du 31 décembre 2014. Suite à la publication de cette liste dans notre dernier numéro, nous avons été approchés par certaines personnes concernées.

Grand restaurant de la capitale, il ne désemplit pas. Comme d’autres, la renommée du restaurant « Chez Simon » fait la fierté de ses promoteurs. Ce n’est pas un restaurant qui fait la fine bouche côté affaire. Ce serait donc faux de dire que les affaires ne marchent pas. Il tient la route depuis bientôt 20 ans. Cependant, à y voir de près dans les chiffres de cette société, quelque chose cloche ! 

Par Aimé NABALOUM

Dans  notre dernier numéro, nous publiions la liste des personnalités qui doivent à l’Etat, suite aux prêts sans intérêts à elles accordés pendant leurs fonctions. Cette liste fait partie du rapport de la Commission d’enquête parlementaire conduite par le Conseil national de transition (CNT) en 2015, sur la fraude fiscale, les chèques impayés et autres prêts non remboursés. Dans le présent numéro, nous publions la liste des entreprises épinglées dans le cadre de cette enquête comme ayant émis des chèques, à l’ordre du Trésor public, revenus impayés.

La Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) fondée par les principaux partis ayant soutenu Blaise Compaoré jusqu’au bout de son entêtement bovin à se maintenir au pouvoir et le Faso Autrement d’Ablassé Ouédraogo s’est enfin dévoilée.

Réconciliation. C’est la trouvaille de certains politiciens en manque de visibilité pour se remettre en selle. Ils parcourent, depuis un moment, monts et vallées pour prêcher leur évangile. Ils ne manquent pas souvent de s’emporter quand on ose leur reprocher leur approche. Mais la réconciliation véritable a-t-elle vraiment besoin de tant d’agitations stériles et suspectes ? Assurément non. La réconciliation coule toujours de source, lorsque les conditions de sa réalisation sont réunies.

Le Premier ministre Paul KabaThiéba était face à la représentation nationale le vendredi 14 avril dernier, pour le traditionnel discours sur l’état de la Nation. Finalement, cet exercice ne semble rien apporter à la gouvernance de l’Etat. Il offre juste l’occasion au Premier ministre de magnifier les actions de son gouvernement et aux députés, surtout de l’opposition, une tribune de défoulement, un vrai défouloir sur l’Exécutif. Cette année encore, la tradition a été respectée.

Diagnostic

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite