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AMBASSADE DU BURKINA A GENEVE: L’Ambassade du Burkina convoquée au tribunal

12 janvier 2017 Auteur :   Nerwatta KAFANDO

L’objet du litige, « différence entre le salaire payé et le salaire dû selon le contrat, CCT ou usages ; indemnisation des heures supplémentaires ». Il précise que l’une des parties à l’audience est titulaire d’immunités de DIP (ndlr : diplomatiques). Il s’agit de l’ex- Ambassadeur au moment des faits, Prosper Vokouma, partie défenderesse dans le dossier. A cette audience, l’ex-cuisinier a été défendu par Me Manuel Bolivar. Saidou Joël Ouédraogo, en plus de l’Avocat Manuel Bolivar, s’est attaché les services du syndicat Sans Frontières à qui il donne mandat à communiquer ou obtenir toutes informations le concernant auprès de l’Avocat mandaté.

Il a travaillé à la résidence de l’Ambassadeur Vokouma et selon le dossier au tribunal des Prud’hommes, l’ex-cuisinier travaillait toute la semaine, à savoir sept jours sur sept, de 7h à 17h, avec une pause de 30 mn à 14h. Ses heures supplémentaires n’étaient pas payées, nous renseigne le dossier, avec un salaire mensuel de Chf.3000. Au départ, Saidou Joël Ouédraogo travaillait dans un kiosque à Ouagadougou, dans un service où officiait également Prosper Vokouma. Leur amitié est née là, Prosper Vokouma appréciait positivement le travail que faisait Joël. Par la suite, lorsque Prosper Vokouma a été promu Ambassadeur à Genève, il décide d’aller à son poste avec Joël comme cuisinier. Joël n’y voit aucun inconvénient. Sur place, la charge du travail excédait le désormais ex-cuisinier de l’Ambassadeur. En 2012, le contrat sera résilié et Joël devrait se chercher autre chose à faire, à défaut de rentrer au pays.

Joint au téléphone, l’ex- Ambassadeur Prosper Vokouma dit ne pas vouloir en parler. Aussi, dit-il vouloir requérir au préalable le point de vue du ministère des Affaires étrangères avant de se prononcer. Affaire à suivre !

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