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18 ANS D’IMPUNITE POUR LES ASSASSINS DE NORBERT ZONGO: « C’est une honte d’Etat », dixit Bassolma Bazié

11 janvier 2017 Auteur :   Y. Ladji BAMA

Le Reporter : Cela fait 18 ans que l’on attend la justice pour Norbert Zongo. Comment analysez-vous cette si longue injustice ?

Bassolma Bazié : Qu’un crime odieux se commette et que le dossier reste enfoui dans les tiroirs politico-judiciaires 18 ans durant, malgré la mobilisation et la détermination constantes de patriotes et progressistes à travers le monde, c’est une honte d’Etat. Beaucoup de ceux qui nous gouvernent étaient au pouvoir avec Blaise Compaoré ce dimanche 13 décembre 1998, jour des assassinats odieux de Sapouy. Des actes innombrables indiquent qu’ils ont travaillé à étouffer le dossier. Nous sommes en droit d’exiger la manifestation de la vérité et de la justice. Rester dans le déni, c’est être complice. Le peuple, en réalisant l’insurrection, souhaite que tous les dossiers de crimes de sang et de crimes économiques soient jugés. Donc pour nous, la trilogie vérité - justice - réconciliation n’est pas négociable. Tout autre cheminement est de la duperie couplée de marchandages macabres. Si les commanditaires,complices et auteurs de ce crime croient que le temps viendra à bout de ce dossier tout en espérant impunité, que ceux-ci se détrompent ; parce qu’il n’y a pas de rouille possible qui puisse s’attaquer à cette soif intense de justice populaire. Et le peuple a toujours été victorieux.

Comment avez-vous appréciéla réouverture du dossiersous la Transition ?

Cela a été le fruit de l’abnégation, l’engagement et la détermination du peuple resté mobilisé au front. En effet, des manoeuvres multiples et multiformes ont été entreprises en vue d’enterrer définitivement le dossier ; mais des initiatives efficaces ont permis de maintenir le cap. Et pour preuves, quelques rappels : le 18 décembre 1998, sous la pression populaire suite à cet assassinat, le gouvernement crée une Commission d’enquête indépendante, revue le 7 janvier 1999.

Celle-ci a remis son rapport à l’ex-chef de l’Etat, Blaise Compaoré, le 7 mai 1999, en désignant six (06) suspects sérieux : le soldat Christophe Kombaceré, le soldat Ousseini Yaro, le Caporal Wampasba Nacoulma, le Sergent Banagoulo Yaro, le Sergent Edmond Koama et l’Adjudant Marcel Kafando du Régiment de sécurité présidentielle (R.S.P.) ; les 30et 31 mars 1999, deux d’entre eux, feu le Sergent Edmond Koama et feu l’Adjudant Marcel Kafando avaient été placés en garde à vue ; le 21 mai 1999, au lieu de donner suite au contenu du rapport de la Commission, Blaise Compaoré, dans un discours, instituait un Collège de sages. C’est ce même jour fort curieusement que le Procureur du Faso d’alors, Yaméogo Dramane, ouvrait enfin une information confiée au cabinet du juge d’instruction Ilboudo Wenceslas pour assassinat contre x et cela plus de cinq (5) mois après le drame. Celui-ci, pour la circonstance, avait reçu des moyens conséquents pour l’instruction du dossier ; le 8avril 2000, la marche du Collectif (CODMPP), dans le cadre de la revendication de la vérité et la justice, fut violemment réprimée à Ouagadougou, suivie d’arrestations, rasages et emprisonnement des premiers responsables ; dans plusieurs régions, des dirigeants du CODMPP seront traités d’étrangers, ils sont malmenés et expulsés, etc.

Simon Compaoré, l’actuel ministre d’Etat en charge de la sécurité, était le maire de la ville de Ouagadougou. Djibrill Y. Bassolé était le ministre de la Sécurité ; le 6décembre 2000, l’élève Flavien Nebié est assassiné à Boussé, suite à des manifestations scolaires ; le 31 mars 2001, Blaise Compaoré fit organiser au stade du 4-Août une journée nationale de pardon, avec à sa tête Monseigneur Titiama Anselme Sanon, président du Collège de sages ; le jeudi 18 juillet 2006, le juge d’instruction ordonne, conformément aux réquisitions du Procureur du Faso, huit (08) ans après, un non-lieu. Il y a eu par la suite la libération de feu Marcel Kafando, seul inculpé dans l’affaire ; le mercredi 19 juillet 2006, le pouvoir de la Ive République, par la voix des sieurs Abdoulaye Barry et Adama Sagnon, respectivement Procureur général et Procureur du Faso, décident de classer définitivement le dossier Norbert Zongo, et cela à travers un montage grossier de la Justice burkinabè.

zongoEn effet, ces deux juges annonçaient au cours d’une conférence de presse ce jour-là, que le Juge Wenceslas Ilboudo venait de prononcer un non-lieu au profit de Marcel Kafando, sous le fallacieux prétexte que le sieur Jean Racine Yaméogo, l’unique témoin à charge, se serait rétracté. L’ex-premier ministre Ernest Paramanga Yonli et l’ex-ministre de la Justice Boureima Badini s’étaient empressés de se féliciter du bouclage de ce « dossier qui n’a que trop duré ». Dans le cadre de nouvelles charges pour rouvrir le dossier, Moïse Ouédraogo sera entendu à sa propre demande par le parquet sous Abdoulaye Barry et Adama Sagnon, qui tiendront à leurs bureaux une conférence de presse pour mettre en garde quiconque voudrait faire reprendre le dossier Norbert Zongo ; le 13 décembre 2007, le CODMPP commémore l’anniversaire sous le thème : « Toutes et tous avec le Collectif pour la réouverture et l’instruction sérieuse du dossier Norbert Zongo contre l’impunité des crimes, contre la vie chère, contre une école au rabais, pour les franchises scolaires et académiques, pour les libertés ».

Lle 11 décembre 2011, suite à l’inertie des autorités malgré la pression interne, les requérants ont saisi la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), en alléguant cumulativement des violations de divers instruments internationaux des droits de l’Homme, auxquels le Burkina Faso est partie ; le 28 mars 2014, la CADHP a jugé que l’Etat burkinabè avait failli à ses obligations en ne traduisant pas en justice les meurtriers de Norbert Zongo et ses compagnons ; les 30 et 31octobre 2014, il y a eu l’insurrection populaire au Burkina Faso, et cela avait permis d’enregistrer des avancées significatives dans le dossier. En effet, le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou a annoncé, le 8 mars 2015, la désignation d’un juge d’instruction dans l’affaire Norbert Zongo et le 30 mars 2015, il a requis officiellement la réouverture du dossier ; à quelques jours de la commémoration du 17e anniversaire de ces odieux assassinats, le doyen des juges d’instruction, Emile Zerbo, a inculpé 03 militaires, tous issus de l’ex- Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Il s’agit du soldat Christophe Kombacéré, du Caporal Wampasba Nacoulma et du Sergent Banagoulo Yaro ; le samedi 12 décembre 2015, à la veille de la commémoration du 17e anniversaire de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, la Délégation spéciale de la ville de Ouagadougou, assistée des membres du gouvernement, ont procédé au baptême d’une avenue qui porte désormais son nom. Il s’agit de la rue n°54.915, sise au secteur 54 de l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou, soit le tronçon urbain de la route menant à Sapouy, sur laquelle Norbert Zongo et ses compagnons ont trouvé la mort…

La suite réservée au traitementdu dossier depuis lors vous satisfait-elle ?

Depuis cette date du samedi 12 décembre 2015 jusqu’à nos jours, malgré l’engagement pris par son Excellence Roch Marc Christian Kaboré pendant la campagne présidentielle, qu’avec eux ce sera zéro dossier d’impunité, les choses semblent avoir repris leur jeu favori : « le dossier suit son cours ». Nous vivons donc un silence politico-judiciaire pesant et déconcertant, pas digne d’un pouvoir post-insurrectionnel. Mais, le CODMPP et la CCVC resteront au front jusqu’à ce qu’il y ait la vérité et la justice.

On note que la commémoration de cette année est particulière : en plus de Norbert Zongo et ses compagnons, elle concerneaussi bien d’autres disparustels Flavien Nebié, Boukary Dabo, les victimes de l’insurrection et du putsch, etc. Sans oublier la vie chère. Quelles sont les motivations d’une telle option ?

D’abord, disons qu’en tant qu’humaniste, Norbert Zongo a fait de la défense des droits humains et de la démocratie, une des raisons de sa vie. Ensuite, il est toujours nécessaire de rappeler que Norbert Zongo a été assassiné le 13 décembre 1998 pendant qu’il enquêtait sur la mort par torture de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré. Enfin, dans son combat inlassable contre l’injustice et pour l’égalité de tous devant la loi, Norbert Zongo n’accepterait pas qu’on fasse un tri dans la revendication sur la vérité et la justice sur les crimes. Du reste, c’est dans ce sens qu’il a consenti le sacrifice fort.

D’aucuns pensent que cette façon de commémorer pourrait porter préjudice au dossier Norbert Zongo qui se retrouve noyé dans ce flot d’événements. Que répondez-vous ?

C’est en cela que se justifie aisément le rappel sur le parcours de 18 ans de luttes et de sacrifices. Après l’enterrement, le 16 décembre 1998, la 1re concertation formelle sur la lutte pour la vérité et la justice a eu lieu au domicile du regretté Norbert Zongo à 18h, entre l’AJB, le Collectif CGT-B, le Groupe du 14 février, le MBDHP, l’UGEB et la Ligue de défense de la liberté de la presse. Le jeudi 17 décembre 1998 dans la matinée, une rencontre s’est tenue à la Bourse du travail de Ouagadougou réunissant l’AJB, le Collectif CGTB, le Groupe du 14 février, le MBDHP, l’UGEB, la Ligue de défense de la liberté de la presse et le GERDES. Elle aboutira à la naissance du Collectif, formalisée par un communiqué de presse daté du même jeudi 17 décembre 1998 sur la situation nationale. Ce groupe sera rejoint par l’Association KEBAYINA des femmes du Burkina, l’Union des jeunes Avocats du Burkina (UJAB), le PDSU, qui signeront la déclaration du 1er meeting du Collectif du samedi 19 décembre 1998. Le GERDDES, qui a pris part aux réunions préparatoires dudit meeting, ne signera pas la déclaration et se retirera finalement du Collectif. La plateforme essentielle du CODMPP était la lutte citoyennecontre l’impunité des crimes,la défense des libertésciviles et politiques, desdroits économiques,sociaux et culturels. Un appel a ensuite été lancé aux structures des organisations et partis politiques membres du Collectif les invitant à constituer dans toutes les provinces et loca- lités du pays des Collectifs provinciaux.

Pensez-vous que les activités prévues sont suffisamment fortes pour interpeller véritablement qui de droit ?

Dans une lutte de longuehaleine, il n’y a pas d’activitésfortes ou faibles, cartout se tient. D’abord, il yeut des années où nousavons organisé des conférencesà Ouagadougouaprès le dépôt de gerbes,en vue d’informer, de sensibiliser,mobiliser, organiser,conscientiser pour remonterau front. Vous constatezqu’à la place des leadersqui ont conduit les luttes du CODMPP au début, de nos jours, c’est une relève. C’est autant que la base aussi se renouvelle, donc il est impératif de conjuguer judicieusement les choses pour bien tenir, parce que l’impunité a la peau dure ; surtout quand les décideurs politiques ne semblent pas neutres dans certains dossiers.

Ensuite, la commémoration est prévue sur l’ensemble du territoire national avec des activités diverses. Enfin, le couronnement de toutes ces activités, « faibles et fortes », depuis le crime de décembre 1998, a été l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, et la résistance populaire historique et héroïque contre le putsch du 16 septembre 2015. Nous espérons bien la vérité et la justice un jour, que ce soit avec ou sans nous ! C’est cela qui est le plus important !

Certains pensent aussi que le Collectif (CODMPP) qui a été jusque-là le porte-étendard de cette lutte pour la justice s’est essoufflé. Que dites-vous à ce sujet ?

Avant l’insurrection et la résistance, certains qui avaient intérêt pour la disparition du CODMPP l’avaient donné pour mort. Certes, le CODMPP a connu des adhésions et des départs qui l’ont du reste purifié et raffermis au long du temps. Rappelons qu’avant le CODMPP, il y a eu le Comité pour le règlement des affaires pendantes en matière de droits humains (CRADH) suite à l’assassinat des deux élèves, Zigani Emile et Sidiani Blaise à Garango le 15 juin 1995; et après le CODMPP, la CCVC est née le 12 mars 2008. La lutte se poursuivra, de générations en générations. Ceux qui nourrissent le malin espoir de se dérober de la vérité et la justice suite à l’émoussement de ces organisations déchanteront!

sankara MeQuel bilan faites-vous de la lutte du CODMPP jusque-là?

L’un des acquis majeurs que l’on doit noter, c’est d’avoir réalisé cette formidable unité d’action inédite en créant et en maintenant en vie et en lutte dix-huit (18) ans durant, le Collectif des organisations démocratiques de masses et de partis politiques. C’était un défi et notre peuple l’a relevé à travers les composantes du Collectif et sa direction. Concernant l’affaireNorbert Zongo, même si le jugement n’a pas encore eu lieu, le Collectif a marqué des points importants concernant l’éclairage sur ce crime. Grâce à la CEI (Commission d’enquête internationale, ndlr) qu’il a imposée au pouvoiret grâce à sa propre Commission d’enquête, le peuple burkinabè est aujourd’hui édifié sur les mobiles du crime, l’origine des assassinats et des commanditaires.

Cependant, le dossier piétine et a besoin d’être sérieusement dépoussiéré. Sur les autrescrimes de sang restés impunis, la lutte du Collectif a abouti au jugement partiel de l’affaire David Ouédraogo, le dossier des enfants de Garango, autrefois déclaré perdu, a été retrouvé. Là aussi un verdict a été rendu. Le pouvoir s’est vu contraint à indiquer les tombes de certaines de ses victimes. Il a démarché individuellement des familles de plusieurs de ses victimes. Le pouvoir, à travers Blaise Compaoré luimême, a reconnu publiquement l’existence des crimes impunis et la nécessité de les réparer.

Il a également condamné la violence en politique comme moyen de résolution des conflits sociaux ; même la Journée nationale de pardon est un acquis de la lutte du Collectif, quand bien même nous rejetons son contenu et sa forme. Les dossiers Thomas Sankara et Dabo Boukary par exemple, même s’ils piétinent, ont été ramenés au-devant de la scène publique. Sur les crimeséconomiques : grâce au, combat du Collectif, l’existence et la nécessité de combattre ces crimes ont été reconnues et acceptées par tous. On parle même de moralisation de la vie publique et un comité national d’éthique a été créé qui a confirmé dans un rapport, la faillite des institutions républicaines.

On a assisté, au cours de l’année 2001, à la condamnation de Hien André dans l’affaire CEMOB, même si ce dernier avait déjà quitté le territoire national. En 14 ans de pouvoir Compaoré, c’est bien la première fois qu’un grand délinquant à col blanc a été jugé et condamné. Aujourd’hui, on voit bien que, contrairement au passé, le pouvoir est très mal à l’aise dans les questions d’abus de biens publics comme c’est le cas avec le crime économique qu’est le scandale de la route Boromo – Bobo. Le cas d’Ousmane Guiro, où l’ex- ministre de la justice Zakalia Koté avait laissé entendre qu’il n’était pas n’importe qui pour que la Justice le touche, est aujourd’hui devant la Justice. A propos des réformesinstitutionnelles, des questions qui ont longtemps fait l’objet de revendications de l’opposition ont été traitées, même si elles ne l’ont pas toujours été de façon satisfaisante. Sont de ces questions : le statut de l’opposition ; le financement des partis politiques ; Le Code électoral relu et la CENI revue ; l’égal accès des citoyens aux médias d’Etat.

Aussi, les actions multiples et multiformes du CODMPP ont eu, je le rappelle, un impact en termes d’éducation riche et profonde sur le peuple. C’est cette élévation de son niveau de conscience politique qui a conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la résistance héroïque du 16 septembre 2015, qui sont des étapes dans son progrès vers sa libération nationale et un progrès social véritable. Il y a aussi l’abrogation des textes portant institution des zones rouges dans notre pays, la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la relecture de la loi 013.

De même, nous constatons agréablement, l’exercice du contrôle populaire à tous les niveaux : politiques (gestion des gouvernants) ; économiques (saisies et incendies de produits avariés) ; socio-culturels (critique des comportements déviants), etc.

Comment entrevoyez-vous la suite du dossier Norbert Zongo ?

Il y aura vérité et justice dans le dossier Norbert Zongo et les autres dossiers de crimes ; parce qu’on ne peut pas ruser avec un peuple tout le temps ; c’est faire preuve d’ignorance et de négligence scandaleuse pour soi-même en pensant ainsi, car les peuples sortent toujours victorieux ! En effet, sur les causes justes, celui-ci se régénère en passant le flambeau. Pour preuve, les dirigeants qui étaient aux avant-postes à la création du CODMPP n’y sont plus, mais la lutte se poursuit : une fois de plus, c’est une question de relève !

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