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An II DE L’INSURRECTION POPULAIRE : «Ce qui est passé est passé» dixit la CODER

29 novembre 2016 Auteur :   Amélie GUE

L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 a offert au pays, une opportunité rare d’enclencher une dynamique pour des lendemains meilleurs pour tous les Burkinabè, a affirmé la CODER. Cette insurrection que la coalition définit comme étant «la manifestation la plus éclatante du sentiment collectif de révolte» s’est voulue, affirment ses membres, une révolution citoyenne, donnant véritablement la priorité à l’amélioration concrète des conditions d’existence de la population.

Deux années après l’insurrection, que retenir? «Le changement amorcé en 2014 ne répond pas aux attentes du peuple burkinabè». C’est la conviction de la CODER qui, tout en prônant le pardon, la tolérance, la réconciliation nationale, la sauvegarde de la démocratie, le dialogue inclusif, appelle à une justice assise sur la primauté du droit, sur le respect scrupuleux des garanties que la Constitution et les traités internationaux accordent à tout citoyen.

Pour les formations politiques membres, «ce qui est passé est passé» et aujourd’hui, il relève de l’intérêt de tous, que les espoirs et aspirations qui ont pris naissance à la faveur de ce changement se concrétisent par des avancées tangibles, dans le domaine de la justice, de la sécurité, des libertés démocratiques, civiles, politiques, de l’économie, avec un impact visible et des perspectives réelles d’amélioration du bienêtre des Burkinabè. «Chaque crise sociale, politique est, en ellemême porteuse d’opportunités pour mieux faire, en tirant leçon des erreurs et des fautes du passé», affirment Ablassé Ouédraogo, président de la CODER, et ses camarades. «Sachons faire du souvenir de ces évènements une nouvelle chance pour le progrès du Burkina.»

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