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Recherche sur migration et développement: Bilan satisfaisant pour le programme MIGDEVRI

03 août 2017 Auteur :  

Du 3 au 7 avril 2017 s’est tenu, dans la ville balnéaire de Grand-Popo, à une soixantaine de kilomètres de Cotonou, au Bénin, un atelier bilan du programme MIGDEVRI (Migration, Development and Regional Integration). Un programme mis en place par le LASDEL (Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local), en vue de développer les compétences des jeunes chercheurs sur les thématiques liées à la migration et au développement.

C’est un bilan plus que satisfaisant que les responsables du programme ont pu dresser, au terme d’une parfaite exécution de l’ensemble des activités prévues. 

Bousculer les idées reçues ; briser le mur de glace entre anglophones et francophones dans le domaine de la recherche; relever le défi d’associer les institutions nationales aux projets des chercheurs ; rendre les résultats des recherches accessibles en ouvrant l’univers des chercheurs aux journalistes et par ricochet, au grand public ; etc. Tels étaient, entre autres, les challenges que les promoteurs du programme MIGDEVRI s’étaient lancés en mettant sur les rails, ledit programme. A l’heure du bilan, la satisfaction était au rendez-vous. C’est la coquette cité balnéaire de Grand Popo, dans le sud-ouest du Bénin, à quelques encablures de la frontière togolaise, que les responsables du programme ont retenue pour se retrouver du 3 au 7 avril 2017, pour faire le bilan de cette aventure inédite entamée depuis juin 2015. Cotonou-Lagos-Ouagadougou-Niamey, c’est l’itinéraire que le programme MIGDEVRI s’était fixé de poursuivre en vue de booster la recherche sur la thématique migration et développement. La boucle a été bouclée en décembre 2016, avec l’atelier de Niamey. L’atelier bilan de Grand-Popo a aussi servi d’occasion pour les chercheurs juniors et séniors de discuter des projets de recherches en cours. Au total, à en croire le coordonnateur scientifique du programme, Eliet Eyebiyi, plus de 120 candidatures provenant de plusieurs pays ouest-africains, francophones et anglophones ont été enregistrées ; un comité scientifique dirigé par le Professeur Jean-Pierre Olivier de Sardan a travaillé d’arrache-pied pour mener à bien toutes les activités prévues ; 20 bourses de résidence de 3 à 6 mois, dont 11 attribués ; un ouvrage en deux tomes en voie de finition ; etc. L’éventualité d’une deuxième phase de programme, dont l’originalité et la pertinence des thématiques abordées ne souffre d’aucun conteste, est envisagée.  Vivement que cela se concrétise pour un meilleur devenir de la recherche sur cette problématique dont l’actualité est plus brûlante.

BYL

Y. Ladji Bama

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