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RECIT DE VOYAGE , OUAGA-KORHOGO-OUAGA: Le diktat des « PDG »

03 août 2017 Auteur :   Dasmané Niangané

Nous avons emprunté récemment l’axe Ouagadougou-Korhogo (nord de la Côte d’Ivoire). Le constat est consternant. Ces pratiques ont la peau dure. Même si les postes frontaliers ivoiro-burkinabè semblent détenir la palme d’or des tracasseries sur cet axe, tout le long de celui-ci, les « PDG », entendez policiers, douaniers et gendarmes font la pluie et le beau temps. Ils règnent en maîtres absolus et gare à qui ose les contredire.

 

Ce mardi du mois de mars 2017, il était 23 heures quand j’embarque  à bord d’une compagnie de transport à Ouagadougou à destination de Korhogo, une ville ivoirienne, située au nord de ce pays. Avant de monter à bord du bus, il fallait se soumettre aux formalités sécuritaires des éléments de la Gendarmerie nationale.  Chaque passager étant appelé à montrer patte blanche.  Contrairement aux hommes, la fouille n’était pas aussi minutieuse chez les femmes. Pourquoi en est-il ainsi ? « Soyez rassuré, il y a un détecteur spécial pour les femmes ». Me répondait un des éléments de sécurité, mais sans trop me convaincre. Car de «détecteur spécial » réservé au contrôle des femmes, je ne voyais pas trop à quoi cela pouvait retourner. Ces formalités terminées, les gendarmes prennent place dans le car, arborés de leur tenue et équipements militaires.  Après trois heures de trajet, nous arrivons à Boromo. Il était deux heures du matin, mais la gare routière grouillait toujours de monde. Des vendeuses s’attroupent aux issues du bus, proposant diverses marchandises: sésame, arachides, oignons, viande, œufs, pain,…. Quelques passagers s’approvisionnent et le car poursuit son chemin. Il rentre en gare à Bobo aux environs de quatre heures et demie. Si la plupart des passagers ont parcouru tout le trajet pratiquement dans les bras de Morphée, voyage de nuit oblige, du côté des éléments de sécurité, c’était tout le contraire. Ils ont veillé au grain tout le long du trajet. Ils s’échangeaient les sièges assis, tout comme les positions dans le car. En somme, la traversée entre Ouaga et Bobo  s’est déroulée sans couac. Quid de la suite?

L’après-Bobo

C’est avec un autre car de la même compagnie de transport que nous quittons Bobo aux environs de 9 heures ce mercredi. Cette fois-ci, il n’y a ni fouille, ni contrôle d’identité d’avant embarquement, ni aucune présence d’éléments de sécurité à nos côtés. Dans le car, tout commence d’abord par une longue dispute entre passagers au sujet des places assises, notamment le respect des numéros des sièges assis tels que précisés sur les tickets de voyage. Les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Puis, au bout d’une heure et demie environ, nous sommes à Banfora. Une petite pause puis voilà le car lancé à l’assaut de la frontière ivoirienne. Mon voisin, apparemment un habitué des axes routiers me confie ceci : « Des contrôles des pièces vont commencer bientôt, il arrive parfois qu’au cours de ces opérations, des agents de contrôle exigent des passagers le paiement d’une somme de mille francs sans qu’on ne sache pourquoi, cela arrive beaucoup plus aux étrangers ; mais s’ils constatent la présence de personnes exerçant certaines professions parmi les passagers, ils s’abstiennent ». Il me suggère alors, de dissimuler ma carte de presse si je souhaite être au parfum desdites pratiques. Je n’avais aucune raison de ne pas croire à cette confidence qui sonnait tel un avertissement. Dès lors, je suis resté aux aguets. A peine une vingtaine de minutes de trajet, nous sommes à la sortie de Banfora et le convoyeur s’exclame : « sortez vos pièces, contrôle d’identité! ». Un gendarme pénètre dans le bus, et ne visionne que tout au plus cinq pièces d’identité sur une quarantaine de passagers et redescend.  Face à mon étonnement, une passagère me confie que ce contrôle léger est propre aux cars de cette compagnie de transport. Selon elle, les contrôles seraient très approfondis avec les autres compagnies.  Notre convoi entamait le dernier tronçon vers la frontière. L’état de la voie laisse à désirer depuis que nous avons dépassé Banfora. Les secousses sont permanentes jusqu’aux postes de contrôle frontaliers.

Traverser la frontière à moto, pour échapper aux rackets…

Il est 12 heures moins le quart quand nous arrivons au poste de contrôle de Yendéré. Un grand monde y est regroupé. Des passagers issus de différents cars sont en rang.  Des agents de la Police nationale procèdent aux vérifications. Deux documents sont essentiellement réclamés. La carte d’identité et le carnet international de vaccination. Ceux qui étaient à jour regagnaient leur car. Par contre, ceux qui ne possédaient pas l’un ou l’autre devaient faire un tour dans un autre lieu. Me concernant, en plus de ma carte d’identité, j’étais muni d’un livret médical.  Après hésitations, l’agent de police me laisse continuer.  Une trentaine de minutes d’escale et nous poursuivons notre chemin. A environ un kilomètre, un autre poste de contrôle, cette fois-ci, c’est la Gendarmerie nationale. Même scénario que le poste précédent. Ici, le gendarme me rétorque que je n’ai qu’un livret médical, je lui réponds que mes vaccinations y figurent. Il vérifie, et constate que ma dernière vaccination contre la méningite date de 2010. Il ne m’a plus dit mot. Comme précédemment, ceux qui n’avaient pas de carnet de vaccination devaient faire aussi un tour dans un autre emplacement.  Juste après ces contrôles, j’aperçois quelques passagers de notre convoi qui se faisaient remorquer sur des motos. Mais qu’est-ce qui se passe, alors que jusque-là, tout allait bien ? Il ressort alors que tous ceux qui n’avaient pas de carnet de vaccination et qui étaient appelés à passer dans un autre coin, ont déboursé deux mille francs chacun dans les deux précédents postes de contrôle. Cela sans qu’ils ne soient dotés de carnet de vaccination. Et c’est pour échapper aux paiements des sommes plus élevées qu’ils essaient ainsi de contourner les prochains postes de contrôles.  Effectivement, à un jet de pierre des postes burkinabè, se trouvent ceux de la Côte-d’Ivoire. Dès notre arrivée, un gendarme s’est posté à une seule issue du bus pour récupérer les pièces d’identité des passagers avant qu’ils ne descendent du car. Nous devons le suivre jusqu’à une maisonnette qui sert de lieu de contrôle. Alors que nous étions regroupés sous un hangar devant ladite maisonnette, notre convoyeur nous prie de nous présenter directement au poste de contrôle sanitaire où nos pièces d’identité étaient déjà transférées. A ce poste, pour récupérer ta pièce, il faut présenter ton carnet international de vaccination. Les « sans-carnet» doivent non seulement s’en procurer, mais aussi ils sont obligés de faire les vaccins contre la fièvre jaune et la méningite A & C. Ici, mon livret médical est remis en cause par l’agent de santé, issu de l’institut ivoirien d’hygiène publique, en charge du contrôle. Je tente, en vain, de le convaincre de la validité de mon livret. Il m’a opposé une fin de non-recevoir. Face à mon insistance, il lâche ceci: « Monsieur, vous devez payer un carnet avec nous et faire aussi la vaccination obligatoirement ; cela fait en tout huit mille francs». Face à cet interminable dialogue de sourd qui commençait à devenir exaspérant, je décide de m’exécuter. Après avoir déboursé une telle somme, je lui exige un reçu. L’air étonné, l’agent de santé se met  à fouiller ses paperasses dans tous les sens. Il me tend un reçu, un coup d’œil rapide et je l’interpelle à nouveau.  « Monsieur, il n’y a ni signature ni cachet…». Il le reprend et me le tend en disant : « C’est fait, tenez ». Dessus, on pouvait lire : FJ+Carnet inter : 5500 f ; Méningite A &C : 2500f. Nous pouvons enfin poursuivre. Tous ces contrôles nous ont coûté environ une heure d’horloge. Loin de là, nous sommes rejoints par ceux qui avaient traversé la frontière à moto.

Un vélo non dédouané, taxé à cinq mille francs.

Aux environs de quatorze heures quand nous arrivons à Ouangolo, première grande ville frontalière ivoirienne, la douane des lieux effectue un contrôle. Je suis sommé d’ouvrir mon sac de voyage logé dans le coffre du car. L’agent n’y trouve rien d’anormal. Ce qui n’est pas le cas de Moussa Sawadogo, un autre passager dont le contenu des colis semble l’incriminer. Il va s’expliquer à l’intérieur du bureau de douane. A son retour, il m’a confié ceci : «La douane m’a demandé si j’avais des documents justifiant le contenu de mes cartons, je me suis juste défendu en disant que ce sont des équipements qui appartiennent à mes ouvriers ici présents en partance sur un chantier ». La voie était libre jusqu’à la sortie de Ferkéssédougou où un autre souci avec la douane s’est présenté. Alors que celle de Ouangolo n’avait rien trouvé à dire là-dessus, la brigade mobile de Ferké va réclamer les pièces d’un vélo que Bassératou Nyaoré, une passagère, dit avoir acquis par don pour son enfant. Les douaniers  qui estimaient que le vélo n’était pas dédouané, ont confisqué le reçu et exigé le payement d’une somme de  cinq mille francs. La bonne dame s’est acquittée de ces frais sans avoir droit à aucun reçu ni un laisser-passer.

 Concernant les contrôles en terre ivoirienne, outre les formalités remplies à la frontière, aucune vérification des identités des passagers n’avait eu lieu jusqu’à notre arrivée à Korhogo, aux environs de 17 heures. Cependant, un membre de l’équipe du convoi, qui était descendu au moins six fois pour voir les PDG ivoiriens à la frontière, à Ouangolo, Fèrké et Korhogo, avoue avoir déboursé environ  soixante-neuf mille francs. A-t-il bénéficié de reçus après avoir déboursé toutes ces sommes ? Non. Repond-il. « De toutes façons, nos patrons sont au courant de toutes ces sommes que nous payons », précise-t-il.

Un retour plus mouvementé.

C’est un jeudi du mois d’avril 2017 que je reprends la voie depuis Korhogo avec pour destination, Ouagadougou. Ma première surprise, c’est le coût du transport. Avec la même compagnie de transport, il faut débourser six cent francs de plus pour le même trajet. « C’est parce qu’il y a plus de taxes de Korhogo vers Ouagadougou  que dans le sens inverse», m’explique la caissière. Cette dernière m’accorde un siège assis près de l’équipe du bus, ce qui va me permettre de suivre leurs mouvements durant la traversée. Ainsi, à chaque entrée et sortie des villes comme Korhogo, Ferkéssédougou, Ouangolo et à la frontière, un membre de l’équipe du convoi descendait pour remettre une somme (allant de mille à six mille) aux agents des postes de contrôle, sans avoir droit à un reçu. « Nous faisons comme ça tous les jours avec eux, il n’y a plus de secret », me confie son collègue. Cependant, aucun contrôle des pièces d’identité des passagers n’est effectué à tous ces postes. Ces contrôles se font à la frontière. Très vite, nous y sommes. Là, nos pièces sont récupérées par un gendarme et nous voici devant la fameuse maisonnette de contrôles. Les passagers qui possèdent des passeports ne sont pas contrôlés au même lieu que les détenteurs des cartes d’identité. Je faisais partie de ces derniers, nettement majoritaires. Une fois dans la maisonnette à l’appel de mon nom, un autre agent assis sur une chaise me demande de payer mille francs. « Mais, j’ai toutes mes pièces», balbutie-je. D’un ton martial qui donne à frissonner, l’agent me rétorque, «… c’est quel nom encore ; c’est pour l’enregistrement ; donnez l’argent et quittez ici… ». Pris de peur, je me suis exécuté à la seconde qui a suivi. J’ai pu néanmoins remarquer qu’au même moment, d’autres passagers continuaient sans payez. Après renseignement auprès des habitués des lieux, il m’est revenu que ces frais ne sont payés que par les passagers non ivoiriens. Tout de même, une exception à cette règle est à noter. Des passagers non ivoiriens mais munis de passeport ont témoigné n’avoir pas payé ces frais, quand bien même ils ont bénéficié des formalités d’enregistrements. Mieux, ils seraient à l’abri du contrôle des agents de l’INHP. Ce qui n’est pas le cas pour les détenteurs de cartes d’identité qui sont obligés d’acquérir le carnet de vaccination et de se faire vacciner obligatoirement.

Une fois toutes ces formalités finies, notre convoi poursuit son chemin et nous sommes à présent sur le territoire burkinabè. Place aux contrôles frontaliers effectués par la Gendarmerie et la Police nationale aux postes de Yendéré. Dès que le bus stationne, le convoyeur s’adresse aux passagers en ces termes, « nous sommes sur le territoire burkinabè, sortez avec vos pièces d’identité et vos carnets de vaccination pour les contrôles ».

Mais à quelle fin les forces de défense et de sécurité contrôlent des documents sanitaires en l’absence d’un agent de santé ? Quelle infraction commet un citoyen burkinabè qui entre au pays et à quoi s’expose-t-il devant ces agents de sécurité, s’il ne détient pas un carnet de vaccination ? Pour tenter d’avoir des réponses à toutes ces questions, je décide de ne présenter que ma Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB).

Côté gendarmerie.

A mon tour de montrer patte blanche à l’agent chargé du contrôle, je lui présente uniquement ma CNIB. « Continuez », a-t-il répondu. Par contre, une dizaine de passagers ont été verbalisés avec comme  infraction commise « défaut de pièce d’identité », peut-on lire sur certains procès-verbaux de contraventions délivrées par les gendarmes contre une somme de trois mille francs. « C’est un laisser-passer pour vingt quatre heures », m’indique un ‘’verbalisé’’ qui dit n’avoir pas l’original de sa pièce d’identité.  Tous les passagers appelés au poste n’ont pas eu droit au même traitement. Un cultivateur nigérien, la trentaine, en transit vers son pays dont la pièce d’identité est à jour, m’a confié avoir payé mille francs sans savoir pourquoi. « Quand j’ai fini de payer, je me suis arrêté et il a dit de partir », a ajouté notre compagnon nigérien qui n’a pas eu droit à un procès-verbal de contravention comme les autres.

Côté police.

A environ un kilomètre du précédent contrôle, nous sommes soumis aux mêmes formalités, mais cette fois-ci, les vérifications sont assurées par la Police nationale. Quand j’ai présenté ma CNIB, l’agent me demande, « tu n’as pas de carte de vaccination ? », non, ai-je répondu. Il appelle un de ses collègues, pour me conduire au poste de contrôle où deux autres agents étaient. Arrivé, il visionne ma CNIB et questionne : « vous vous êtes où ? », « sur votre carte c’est marqué profession étudiant, est-ce que vous êtes toujours étudiant ? ». Un autre agent enchaîne,  « avez-vous une carte d’étudiant ? ». « Nous posons cette question parce que peut-être qu’on vous recherche quelque part », réagit un troisième agent. Je finis par leur tendre l’unique carte d’étudiant que j’ai pu établir durant mon 1er et 2e cycle à l’Université Ouaga I, cette institution n’étant pas aussi exemplaire en matière de délivrance régulière de carte d’étudiant. Dans sa manipulation la carte se brise, mais l’agent de police ne trouve pas de problème, estimant que la carte est périmée. Ma carte professionnelle a été ensuite demandée. Malgré que je l’aie fournie aussi, les questions fusaient toujours de partout. Un quatrième agent, certainement leur supérieur, est appelé à la rescousse. Ce dernier, face à mon indignation concernant le traitement réservé à ma carte d’étudiant, a fini par se mettre hors de lui-même. Me voici à nouveau sous le feu des flics. Toutes mes pièces sont confisquées, un agent s’en va faire une photocopie de ma carte de presse, je ne saurais à quelle fin. « Il ne faut pas énerver les gens ; on a des enfants comme toi étudiant qui sont en train de faire la presse aussi ; tu es venu pour te foutre de nous ou bien c’est quoi ; mais regardez l’âge des gens là », fulminait leur ‘’supérieur’’qui, muni de mes pièces, s’est retiré dans un bureau. Il ressortira par la suite pour me les restituer sans autre forme de procès. Mon contrôle a ainsi pris fin sans que les flics n’aient plus pipé mot sur le carnet de vaccination qu’ils avaient réclamé au départ.   Ces moments électriques ont duré plus d’une quarantaine de minutes. Et comme il fallait s’y attendre, le car qui nous transportait était parti me laisser, avec à bord tous mes bagages. J’ai poursuivi mon chemin avec un taxi-moto jusqu’au poste douanier de Niangoloko.  Là, suite à l’intervention d’un locataire des lieux, je trouve un autre bus qui me transportera jusqu’à Bobo.

Autre bus, autres réalités.

A bord de ce nouveau bus, on dénombrait également des passagers qui ne possédaient aucune pièce d’identité. Nous avons traversé ensemble au moins trois postes de contrôle d’identité, telles les entrées et sorties des villes comme Banfora et Bobo. A chaque poste, un agent fait son contrôle et les passagers qui n’ont pas de pièces étaient priés de se présenter devant d’autres agents assis un peu à l’écart. Selon les témoignages de certains « sans-papier », à leur retour, les agents demandaient de payer une somme de mille francs, après quoi, ils pouvaient poursuivre leur chemin. D’ailleurs, depuis l’intérieur du car, on pouvait parfois suivre le mouvement de mains tendues de ces passagers en direction d’un agent. Mais il est difficile de dire avec précision ce qu’il en était réellement. Finalement, une fois à Bobo, j’ai retrouvé mes bagages. Aussitôt arrivé, un car de ma compagnie de transport d’origine nous embarque pour Ouaga. On n’aura qu’un seul contrôle des pièces d’identité à Boromo.

Par Dasmané Niangané


Des transporteurs confessent.

De nombreux transporteurs reconnaissent que les tracasseries demeurent réelles. Les contrôles aux postes frontaliers ivoiro-burkinabè sont plus pointés du doigt par les habitués des axes routiers. « Les étrangers sont parfois sommés en ces lieux de s’acquitter des sommes, bien vrai qu’ils soient à jour de leurs pièces d’identité », confesse un transporteur. Où est alors l’intégration dont on parle tant ? Se questionne-t-il. Même la délivrance des procès-verbaux de contraventions n’empêche pas les rackets.  « La somme qui figure sur les procès-verbaux n’est pas celle payée par les passagers dits en infraction, il y a parfois mille francs de plus », estime un habitué des axes routiers. Un autre va plus loin : « Comment comprendre que des Burkinabè résidant en Côte d’Ivoire, munis de leur carte consulaire à jour, soient obligés par des agents de leur pays de débourser une certaine somme parce qu’ils ne possèdent pas de CNIB ?». Pour ce transporteur, ce sont des réalités vécues parfois par certains passagers.

Par Dasmané Niangané

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