• 01
  • Sep

En attendant le déguerpissement, le martyre des Burkinabè du Mont Péko

peko2Cela fait plus d’une décennie qu’un grand nombre de personnes, en majorité des ressortissants burkinabè, a infiltré le Mont Péko, du nom de cette réserve forestière de l’Etat ivoirien, située à quelques encablures de la ville de Duekoué, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Les intéressés justifient leur entrée dans cette forêt interdite d’accès par des raisons de sécurité. Ils disent s’y être réfugiés pour fuir des attaques dirigées contre eux au plus fort de la crise ivoirienne, au début des années 2000. Pour survivre dans cette gîte de luxe, ils ont défriché des grandes aires de la forêt, devenue aujourd’hui un gigantesque périmètre agricole où les champs de cacao s’étendent à perte de vue. A la faveur de la réhabilitation de cette réserve voulue par l’Etat ivoirien, il a été décidé l’évacuation du parc. Un ultimatum leur avait même été lancé pour s’en aller définitivement des lieux. Mais que de tractions. L’ultimatum a expiré et les occupants sont toujours sur place. A l’opposé du départ précipité exigé, les intéressés, évalués à plus de 30.000 personnes, proposent un départ organisé, avec un délai de grâce. Pour défendre leurs intérêts, ils ont créé le Conseil représentatif des occupants du Mont Péko (CROMP). Le dossier est devenu si préoccupant qu’il a été inscrit à l’ordre du jour du dernier sommet du Traité d’amitié et de coopération Côte d’Ivoire/Burkina (TAC), tenu fin juillet 2014 à Ouagadougou. Les deux pays ont décidé de la mise en place d’un comité chargé de réfléchir en vue de trouver la bonne formule pour un déguerpissement apaisé, prenant en compte les intérêts des uns et des autres. Du coup, les occupants bénéficient d’un sursis de fait. En attendant la mise en place de ce comité et ses conclusions à venir, les occupants demeurent sur place. Seulement ils doivent s’abstenir de défricher de nouveaux espaces. Mais dans les faits, la vie dans le parc est devenue une véritable galère. Les infortunés occupants subissent toutes sortes d’exactions dans le silence de la forêt.

  • 24
  • Aoû

Les sociétés minières à l’index

congoDu 22 au 24 juillet 2014 a eu lieu à Kongoussi, un atelier d’information et de formation sur la protection des ressources en eau. Organisée par le Secrétariat permanent du Plan d’action pour la gestion intégrée des ressources en eau (SP/PAGIRE), au profit des hommes de médias, cette session de formation a non seulement renforcé les capacités des journalistes sur le sujet, mais a surtout montré la vulnérabilité de nos ressources en eau face au boum minier que connaît le pays.

  • 08
  • Aoû

La gouvernance des ressources forestières préoccupe

diapangouL’ONG Tree Aid intervient dans la commune de Diapangou dans le cadre de son projet de gouvernance locale des ressources forestières. Ce projet qui vise non seulement la gestion de la forêt, mais aussi l’amélioration des revenus des femmes de la commune par l’exploitation des produits forestiers non ligneux (PFNL) a débuté en octobre 2007 et prendra fin au cours du mois de juin 2015. C’est pour faire le bilan des actions menées sur le terrain que les premiers responsables de Tree Aid avec leurs partenaires de l’Ambassade de Suède se sont rendus sur le terrain afin de constater de visu ce qui est fait. Ils y ont associé les journalistes qui traitent des questions de l’environnement, membres de l’association Média’Vert pour prendre connaissances des actions.

  • 08
  • Aoû

francois

Incroyable ! Difficile de s’empêcher de s’exclamer ainsi en découvrant cette histoire. Celle de la liquidation des biens de l’ex-FLEX Faso. Une société d’économie mixte créée vers la fin des années 80, dans la continuité du Projet de développement des cultures fruitières. La liquidation a été prononcée par la Justice en 2007, suite à la faillite de ladite société. Mais, manifestement, l’opération n’aura été qu’une véritable arnaque organisée. Un véritable marché de dupes au cours duquel des puissants du moment se sont adjugé de vastes superficies de terres en toute illégalité et au grand détriment des pauvres paysans. C’est le cas des fermes d’anacardiers de Guénako I et II, situées dans la commune rurale de Kourignon, à quelques encablures de Orodara, dans la province du Kénédougou. Ces fermes d’une superficie de plus de 500 ha ont été cédées à une certaine société dénommée UPAK. Derrière ce sigle se cache un homme. Pas n’importe lequel. François Compaoré, frère cadet du président du Faso.

  • 21
  • Juil

Se préparer à gouverner

upcLes 21 et 22 juin 2014, le parti de Zéphirin Diabré, l’UPC (Union pour le progrès et le changement), a tenu son tout premier congrès ordinaire depuis sa création il y a 4 ans. En atelier, les participants ont travaillé à doter le parti de nouveaux textes avec pour ambition de conquérir et de gérer le pouvoir d’Etat. Zéphirin Diabré reconduit à la tête du parti, les ambitions présidentielles pour 2015 sont dorénavant plus claires et le parti se prépare à gouverner.

  • 21
  • Juil

Le CFOP attend 500 000 000 FCFA

cfopLe projet du chef de file de l’opposition politique (CFOP) nécessite de gros moyens et les responsables de cette institution en sont conscients. C’est sans doute cela qui explique l’idée de la campagne de souscription pour soutenir la lutte contre le référendum. Débutée le 31 mai 2014 lors du meeting de l’opposition contre le référendum, la campagne a été officiellement lancée le 26 juin 2014. Il n’y a rien de spécial dans cette campagne de souscription que de soutenir une lutte en donnant sa contribution et qu’au bout du compte l’on se sente concerné par la lutte. Voici le leitmotiv de la campagne de souscription contre le référendum.

  • 07
  • Juil

Les pages sombres de la SNC 2014

snc1Promouvoir la culture burkinabè tant dans le domaine des arts que des lettres, ainsi est vu le but principal de la Semaine nationale de la culture. Depuis sa création à l’aube de la Révolution d’août 1983, la SNC a permis de ressusciter certaines valeurs culturelles qui étaient en voie de disparition et aussi de découvrir les talents cachés des dignes fils du peuple dans divers domaines.

Les SNC se succèdent et se ressemblent. Nul besoin de dire que toute personne qui visite la ville de Bobo, siège de la SNC, lors d’une édition, est heureuse de découvrir les potentialités culturelles du pays. De même, l’on regarde avec nostalgie les portes de la SNC se fermer, et aussi avec l’amertume d’attendre encore deux ans avant de redécouvrir ces merveilles de la terre des hommes intègres. La renommée de la SNC a dépassé les frontières du Burkina, voire de l’Afrique.

  • 07
  • Juil

Les lamentations d’une capitale économique en agonie

bobo1Un système de voirie et d’assainissement obsolète, un hôpital manquant de tout et devenu un véritable mouroir pour ses usagers, des opérations de lotissements hautement contestées et sources de tension permanente, le tout couronné par une activité économique d’une morosité sans précédent. C’est le triste visage que présente Bobo-Dioulasso, 2e ville du Burkina Faso, aussi appelée capitale économique. Une appellation que de nombreux habitants n’hésitent plus à contester publiquement, tant la ville n’est plus que l’ombre d’elle-même sur le plan économique. Lorsqu’on leur donne la parole, les bobolais se déchainent et ne cachent pas leur désarroi. Ils laissent libre cours à leurs complaintes. L’autorité municipale est pointée du doigt. Accusée d’incapacité notoire à imprimer une marche salutaire à la commune. Le gouvernement central n’est pas épargné. Plus qu’un délaissement, c’est un « complot », ce dont il est accusé par certains, visiblement désabusés et amers. Une équipe du Journal Le Reporter à séjourné dans cette cité aux mille paradoxes. Reportage

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite