• 18
  • Déc

Les participants à l’atelier régional sur l’enquête et le rapportage de la corruption et du crime organisé dans le Sahel

 

JournalismeDu 24 au 27 novembre 2014, des journalistes d’investigation de 14 pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, ainsi que des journalistes de l’Amérique latine et de l’Europese sont réunis à Saly, au Sénégal,lors d’un atelier régional sur l’enquête et le rapportage de la corruption et le crime organisé dans le Sahel.

  • 03
  • Déc

« Quitter le CDP pour le MPP ne garantit pas qu’on ait changé de nature et de conviction »

francoisIl a longtemps dirigé des structures de défense et de promotion des droits humains, en l‘occurrence la Commission nationale des droits humains (CNDH) et le Secrétariat général de la Commission justice et paix (CJP) de la conférence épiscopale Burkina- Niger. Spécialiste des lois de travail, il est connu comme l’un des Burkinabè n’ayant pas leur langue dans la poche. De retour de Bangui (Centrafrique) où il est consultant des droits de l’Homme pour le compte de l’Union africaine, il a été témoin des événements ayant conduit au départ de Blaise Compaoré du pouvoir le 31 octobre 2014. Dans cette interview qu’il nous a accordée, le 07 novembre 2014, à Ouagadougou, François de Salle Bado nous donne sa lecture des derniers développements de la situation nationale. Le soulèvement populaire des 30 et 31 octobre 2014 est pour lui le réveil du peuple qui a longtemps subi des brimades et des injustices. Il estime que le Burkina Faso tient là l’occasion de refonder sa gouvernance et sa démocratie. Si Blaise Compaoré peut être qualifié de dictateur, c’est qu’il l’a été avec la bénédiction d’« intellectuels burkinabè de haute facture », dit-il, avant d’ajouter que « ce n’est pas parce qu’on change de vêtement qu’on change de nature ». Tout comme, poursuit-il, « ce n’est pas parce qu’on a quitté le CDP pour devenir MPP, devenir ceci ou cela qu’on a changé de nature et de conviction ». Malgré tout, François de Salle Bado demeure convaincu que le peuple burkinabè est plein d’espoir et qu’il existe encore des Burkinabè intègres mais appelle à un procès dès maintenant des dignitaires du régime de la 4e République. Lisez plutôt !

  • 26
  • Nov

drDr Ra-Sabla Seydou OUEDRAOGO, Economiste-chercheur, Coordonnateur de l’Institut FREE Afrik, activiste de la société civile

Le peuple burkinabè vient de réaliser ce qui était impensable pour bien des acteurs, il y a à peine une semaine. Quelle analyse et commentaire faites-vous de l’évolution de la situation et du dénouement auquel l’on a abouti ?

Nous vivons des moments historiques. La révolution des 30 et 31 octobre est l’évènement sociopolitique le plus important depuis l’avènement de Blaise Compaoré au pouvoir. C’est une véritable révolution avec ses martyrs qu’il faudra très vite honorer. Un véritable panthéon burkinabè doit recevoir ces héros qui ont donné leur vie en ces jours et tous ceux qui ont ouvert la voie à la conscience du peuple. Hommage aux morts de la révolution, à des jeunes assassinés par le régime mourant et mort, pensée et hommages à Norbert Zongo, à Sankara et à tous les héros.

  • 05
  • Nov

« J’ai peur pour la démocratie sous Mahamadou Issoufou »

azizDepuis le 27 août dernier, le président de l’Assemblée nationale nigérienne, Hama Amadou, est en cavale. La Justice de son pays l’implique dans une affaire de trafic de bébés (des jumeaux) que lui et son épouse - aujourd’hui aux arrêts – auraient enlevés au Nigeria. L’affaire fait couler beaucoup d’encre et de salive au pays d’Hamani Diori. De passage dans la capitale nigérienne, courant septembre dernier, nous avons cherché à en savoir davantage sur ce feuilleton qui en rappelle Rocambole. Nous nous sommes rendus, le jeudi 25 septembre dernier, dans l’après-midi, au siège du parti du fugitif à Niamey. Ses partisans venaient juste de finir une réunion. Il y régnait une chaude ambiance après une grosse pluie qui s’est abattue sur la ville. C’est le responsable de communication du parti, Pr Daouda Aziz, qui nous reçoit. Après un petit tour des locaux du parti, l’homme s’est prêté à nos questions dans son bureau, non loin du siège. Avec lui, nous avons passé en revue les questions brûlantes de l’heure. Pourquoi en veut-on tant à Hama Amadou ? Cette affaire de trafic de bébés est-elle réelle ou montée de toutes pièces par le pouvoir dans l’optique de casser l’opposant ? Pourquoi l’ex-président de l’Assemblée nationale a-t-il choisi la France pour déposer ses valises de réfugié politique ? Comment s’est organisée sa fuite, cette nuit du 27 août 2014 ? Quel est l’état des lieux de la démocratie après trois ans de gestion du pouvoir d’Etat de Mahamadou Issoufou ? Voilà, entre autres, les questions auxquelles nous répond Pr Daouda Aziz sans langue de bois.

  • 16
  • Oct

Le Niger, ventre mou de la libre circulation des personnes et des biens

nigerOuagadougou, 23 septembre 2014. Nous sommes à bord d’un en partance pour Niamey, capitale du Niger. Autour de 9 heures du matin, nous arrivons à Makalondi (ville nigérienne) après avoir franchi la frontière du Burkina. Nos ennuis commencent ! De cette ville à Niamey, nous sommes l’objet de multiples tracasseries policières. On exige souvent aux passagers des sommes d’argent même s’ils sont en règle. Décidément, ce n’est pas demain la veille pour l’intégration régionale et son principe de libre circulation des personnes et des biens. Et c’est peu dire.

  • 03
  • Oct

52 ans d’injustice enfin réparée,selon Adama Sankara

adamaAu terme du tout premier code de la nationalité de Côte d’Ivoire, la loi N°61-415, adoptée le 14 décembre 1961, tout enfant né sur le sol ivoirien de parents étrangers pouvait acquérir la nationalité de ce pays par simple déclaration. C’est-à-dire, en se faisant enregistrer sur un régistre d’état civil. C’est ce que stipulait notamment l’article 17 de cette loi. Malheureusement, à en croire des témoins concernés par cette disposition de la loi, elle n’a jamais connu d’application sur le terrain. En 1972, la loi a été modifiée et cet article 17 purement et simplement supprimé. Mais au nom du principe de la non rétroactivité de la loi, les enfants nés sous l’ancienne loi ont toujours revendiqué leur nationalité ivoirienne. Ils en ont fait leur cheval de bataille durant des décennies. Adama Sankara est de ceux-là. Il est le président de l’association créée à cet effet. A travers cet entretien, réalisé à Abidjan le 9 août 2014, il revient sur les péripéties de ce long combat qu’il mène depuis des décennies avec d’autres camarades. Combat qui vient de donner ses premiers fruits avec la toute nouvelle loi sur la nationalité ivoirienne adoptée en 2013 par l’Assemblée nationale ivoirienne.

  • 03
  • Oct

La malédiction !

maisonAprès plus de 20 ans d’atermoiements, l’on croyait le projet de construction de la Maison du Burkina à Abidjan enfin sur les rails, avec la pose de la première pierre de l’édifice le 27 mars 2014. Mais que nenni. Le bâtiment censé être livré en 20 mois, à compter de la date de cette pose symbolique de première pierre, tarde à sortir de terre, près de 5 mois après. Un petit détour sur le site du chantier, en plein coeur du quartier Plateau d’Abidjan, courant août dernier et l’on reste ahuri. Rien de substantiel n’est encore visible sur place. En dehors de quelques fouilles réalisées, le terrain reste désespérément nu. Et pire, à en croire certains bruits de coulisses, demain ne serait pas la veille pour cette fameuse maison. La cérémonie du 27 mars dernier n’aurait été qu’une banale mise en scène voulue pour des fins purement politiciennes. C’est à croire qu’il y a une malédiction sur ce projet qui n’a que trop duré.

  • 16
  • Sep

Plus d’un an après son arrestation, ce que devient Amadé Ouérémi, ses hommes, ses femmes

ouremiRedoutable chef de guerre, jadis régnant en maître absolu dans la forêt du Mont Péko, à quelques encablures de Duekoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, Amadé Ouérémi aura marqué la crise ivoirienne, particulièrement la période postélectorale de 2011. Ses hauts faits de guerre sont à l’aune de des supposés pouvoirs mystiques que tout le monde s’accorde à lui attribuer. Lui et ses hommes ont constitué la bête noire des forces loyalistes et autres miliciens de l’époque dans cette région. Mis aux arrêts le 18 mai 2013 et déporté dans la capitale ivoirienne, il a laissé sur place de nombreux hommes, reconvertis pour la plupart au travail de la terre. Il a aussi laissé derrière lui des femmes et des enfants. Leur quotidien n’est pas des plus reluisants. Reportage dans l’antre du guerrier aux mille mystères.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite