• 28
  • Avr

« J’ai versé une larme », dixit Didier Awadi, artiste-musicien sénégalais

awadiArtiste-musicien et engagé, connu pour ses prises de positions sans langue de bois, inconditionnel des idéaux du père de la Révolution burkinabè, Didier Awadi ne refuse pas d’être appelé « sankariste ». Présent à Ouagadougou dans le cadre de la 24e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), l’artiste sénégalais s’intéresse à l’audio-visuel qui pour lui permettra aux Africains de se définir eux-mêmes. Nous l’avons retrouvé dans les coulisses du FESPACO aux côtés d’une dizaine de ses collègues, suivant une formation des artistes engagés sur leur mission d’éveilleurs des consciences. Il livre sa lecture de la chute de Blaise Compaoré dont il a suivi des séquences de loin. Il s’est inquiété pour les Burkinabè, au regard de la capacité de répression du régime déchu. Il se dit « politisé » mais pas politicien et refuse qu’un politicien veuille lui fermer la bouche. Pour Didier Awadi, le Burkina Faso n’est pas encore au bout du tunnel, la révolution restant encore à parachever.

  • 18
  • Mar

Attention aux pièges du foncier !

foretLa gestion décentralisée des ressources forestières est en passe de devenir une réalité au Burkina. Nombreuses sont les communes qui, d’une manière ou d’une autre, disposent d’un espace dit forêt communale et qui fait l’objet d’une gestion par les populations. Mais ce qui devait aujourd’hui être entendu comme une évolution contient des risques et cela n’est pas fait pour faciliter les rapports intervillageois et entre populations et autorités administratives. La Direction des forêts (DIFOR), en partenariat avec les journalistes s’intéressant aux questions environnementales, Média’Vert, a permis un constat sur le terrain à Fada N’Gourma dans la région de l’Est. Encourageant pour les communautés, certes, mais des risques sont perceptibles. C’est le cas du foncier et, il faut vite réagir avant qu’il ne soit trop tard.

  • 18
  • Mar

Il faut mettre fin aux commerces de la mort !

canettesC’est l’une des affaires les plus rocambolesques de ce début d’année. Plus de 1200 tonnes de boissons et des millions de cannettes de boissons gazeuses dont les dates de péremption sont expirées ont été découvertes dans les entrepôts du Groupe Obouf. Certains des produits sont périmés depuis 2011. Mais le pire, c’est que le Groupe a dépêché un expert en falsification venu de Tunisie, pour tromper les consommateurs en effaçant les vraies dates de péremption pour les remplacer par de fausses. Depuis le 24 février, cette affaire défraie la chronique et chacun y va de son commentaire des plus virulents aux plus réservés.

  • 05
  • Mar

L’autre cheval de bataille du Balai citoyen

logo bcLa réduction du train de vie de l’Etat est une préoccupation des citoyens et le mouvement le Balai citoyen veut en faire son cheval de bataille. D’où le débat posé lors d’un panel organisé le 14 février 2015, sous le thème « Burkina post insurrectionnel : quels mécanismes pour contrôler et réduire le train de vie de l’Etat ». Autour de la table, syndicats, Autorité supérieure du contrôle d’Etat (ASCE), gouvernement…

  • 16
  • Fév

Une affaire de reclassement à problèmes

sgL’affaire refait surface et suscite des gorges chaudes au sein du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, dirigé par le Pr Augustin Loada. L’ancienne Secrétaire générale du ministère, Adama Vignigbé Ouédraogo, était soupçonnée, avec d’autres de ses collègues, d’avoir bénéficié de faveur dans un concours international de recrutement de 8 gestionnaires des ressources humaines (GRH) à former à l’ENA (Ecole nationale d’administration) de Dakar (Cf Le Reporter n°65 du 1er au 14 mars 2011). Le concours s’est passé dans des circonstances à forte odeur de favoritisme au profit de la SG d’alors arrivée première à l’issue du test. Malgré tout, les recrues sont allées suivre leur formation et sont de retour. Ils font des pieds et des mains pour un reclassement dans la Fonction publique. Mais ça coince !

  • 16
  • Fév

Sit-in le 4, grève le 17 et 18 février

ccvLa Coalition de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) n’en démord pas. Elle donne de plus en plus de la voix sur la vie nationale et surtout sur le coût de la vie. Pour elle, le gouvernement ne montre pas des signes encourageants quant à la baisse de cherté de la vie. Sa bagarre actuelle concerne le prix du carburant et l’indisponibilité du gaz butane. Au cours d’une conférence de presse animée le 29 janvier 2015 à Ouagadougou, le 1er vice-président, Chrysogone Zougmoré, a annoncé des actions pour les prochains jours en vue de manifester sa réprobation des « mesurettes » du gouvernement.

  • 03
  • Fév

Au secours, un blessé de l’insurrection en détresse !

blesseL’on ne finira sans doute jamais de parler de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ayant fait fuir Blaise Compaoré du Burkina. Nous avons reçu à notre Rédaction, une victime de ces évènements. Tout en étant heureux d’avoir contribué à déboulonner Blaise Compaoré, il en appelle au secours des nouvelles autorités de la transition. Que devient leur aide puisque lui n’arrive pas à    joindre les deux bouts avec des ordonnances toujours sous la main et une incapacité de reprendre son travail.

  • 18
  • Jan

Et pourtant, « tous les ingrédients de la chute étaient là »

bigoC’était il y a deux ans, en juillet 2012 : le diplomate français Laurent Bigot a fait scandale en annonçant la chute de Blaise Compaoré. Et six mois plus tard, il a été limogé de son poste Afrique de l’Ouest au Quai d’Orsay. Aujourd’hui, il vit au Maroc et travaille comme consultant sur l’Afrique subsaharienne. Suite à ces déboires, il s’était quelque peu éclipsé. A la faveur d’un entretien accordé à RFI le 9 décembre dernier, il est revenu au devant de la scène. Ses convictions restent intactes. Nous proposons un large extrait de cet entretien.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite