• 14
  • Aoû

Ces députés qui violent la loi !

cntLe Conseil national de transition (CNT), Assemblée nationale version Transition, a pour missions traditionnelles de voter les lois, consentir l’impôt, et contrôler l’action du gouvernement. Mais certains députés du CNT ont aussi décidé de violer la loi. Certains honorables CNT sites multiplient les impairs en la matière : perception de double salaire, refus de déclarer leurs biens conformément à la Charte de la Transition, en sont des illustrations. De la part de ceux-là mêmes qui votent les lois et qui sont censés incarner leur respect, cela laisse songeur…

  • 05
  • Aoû

Les populations toujours dans l’angoisse

chrDans Le Reporter n°166 du 15 au 31 mai 2015, nous faisions échos d’une affaire autour de l’implantation du nouveau CHR de Dédougou. « Vive tension autour de l’implantation du nouveau CHR », titrions-nous. En rappel, l’implantation du nouveau CHR de Dédougou est un projet du gouvernement burkinabè qui devait permettre de délocaliser une bonne partie du centre hospitalier régional. Mais, il se trouve que ce projet n’a visiblement pas été suffisamment muri sinon qu’il a été mal ficelé. Si fait que les occupants du site d’implantation n’ont pas été pris en compte. Voilà qui a provoqué la colère de ces derniers au point que de nombreuses rencontres aient été organisées à l’époque entre les autorités locales et les populations sans que la solution ne soit trouvée.

  • 05
  • Aoû

L’appel de Ouagadougou

corruption ghanaLes 21, 22 et 23 mai 2015 s’est tenue à Ouagadougou, une rencontre sous régionale des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest œuvrant dans la lutte anti-corruption et pour la transparence dans la gestion des affaires publiques. Organisée à l’initiative du Réseau national de Lutte anti-corruption (REN-LAC) avec l’appui financier du PNUD à travers le Projet de renforcement de la gouvernance politique (PRGP) autour du thème « Renforcement de la contribution des organisations de la société civile ouest-africaines à la lutte contre la corruption », la rencontre a connu la participation de dix-sept(17) organisations de 12 pays membres de la CEDEAO. Les participants ont bénéficié de communications sur i) la détection et la lutte contre les flux financiers illicites en Afrique, ii) les outils de mesure de la corruption, notamment l’Indice de perception de la corruption (IPC) et le Système national d’intégrité de l’ONG Transparency international et iii) la Convention des Nations-unies contre la corruption et son mécanisme d’examen. Les organisations participantes ont également présenté leurs expériences diverses en matière de lutte contre la corruption.

  • 05
  • Aoû

orpaillageL’on reste songeur face à ce qui se passe sur le site d’orpaillage de Opoor, petit village situé dans la commune rurale de Legmoin, à une cinquantaine de kilomètre de Gaoua, dans la province du Poni. Le monde de l’orpaillage, c’est connu, est un monde à part. Un monde sans foi ni loi. Une sorte de jungle où les plus gros carnassiers dévorent sans état d’âme les plus petits. Cela relève à la limite de l’ordre normal des choses dans ce monde-là. Mais que des autorités administratives et judiciaires locales se rendent complices de certains nantis pour brimer des plus faibles, cela dépasse l’entendement. Et pourtant, c’est bien ce qui se passe dans le silence de la brousse de Opoor.

  • 02
  • Juil

Me Sankara pour la bataille de Kosyam

maitre sankaraLes convictions se sont mêlées aux espoirs de tous ceux qui se réclament de l’idéal du père de la Révolution d’Août au Burkina Faso. Longtemps appelée de tous leurs vœux, la convention unitaire des Sankaristes de tous bords a enfin eu lieu les 16 et 17 mai 2015 à Ouagadougou. Les délégués venus des 13 régions ont alterné travaux en groupe et plénières. A l’unanimité, Me Bénéwendé Sankara a été désigné comme candidat des Sankaristes pour la présidentielle de 2015.

  • 02
  • Juil

Vive tension autour de l’implantation du nouveau CHR

chr4Lors de son discours sur la situation de la nation devant l’Assemblée nationale, le 3 avril 2014, l’ex-premier ministre Luc Adolphe Tiao annonçait sous les applaudissements des députés, un projet de construction et d’équipement de trois Centres hospitaliers régionaux (CHR) à travers le pays, en vue d’accroître l’offre de santé. Les trois CHR devaient ainsi être construits à Fada, Dédougou et Gaoua. Sans savoir ce qu’il en est des deux autres, celui de Dédougou rencontre d’énormes difficultés. Son implantation nécessite un déguerpissement. Le chantier doit engloutir une centaine de ménages qui ne savent plus à quel saint se vouer. Un déguerpissement qui n’est pas du goût des populations concernées car, rien n’aurait été prévu pour elles. Pas de site de relogement, pas de dédommagement non plus. Les occupants peinent depuis lors à trouver une oreille attentive. Les autorités, aussi bien celles d’avant que d’après insurrection, semblent s’être emmurées dans un silence assourdissant. « Nous ne pouvons rien contre elles, mais nous les attendons », fulminent les occupants pendant que le haut-commissaire de la province, elle, a déjà bandé les muscles et lancé son ultimatum. 90 jours est le délai mais il ne reste plus beaucoup de temps. La tension monte…

  • 07
  • Jui

La CIL plaide pour la protection des données personnelles

cil2La fulgurance du développement des nouvelles technologies de l’information ne se démontre plus. Elles ont pris d’assaut le quotidien des populations, même dans les localités reculées et aucune couche de la société n’est épargnée. Pourtant, l’utilisation de ces technologies oblige très souvent d’y laisser des données à caractère personnel, des données qui doivent d’ailleurs être protégées. La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) s’est engagée à sensibiliser des acteurs impliqués dans le processus électoral ce 14 avril 2015. L’objectif est que les barrières ne soient pas franchies en termes de protection des données personnelles et individuelles au cours de ce processus.

  • 07
  • Jui

Ne faut-il pas une trêve sociale, sinon mieux un pacte social pour sauver la transition ?

michei kafando3Depuis la mise en place des institutions de la Transition, on assiste à une situation quasi insurrectionnelle : grèves de syndicats des travailleurs du privé comme du public, grèves des élèves et étudiants, mouvements d’humeur de toute forme, revendications sociales conduisant à la destruction de pans entiers de notre économie, à l’image de la mise à sac, sinon à mort de sites miniers, joutes oratoires incendiaires, pronostics apocalyptique pour le Burkina, et j’en passe. Il est de bon ton que chacun veuille profiter de la situation pour faire aboutir des aspirations longtemps non satisfaites, mais à trop tirer sur la corde, le risque de saboter la transition est grand. La transition n’est ni la scission, ni l’anarchie. Ces manifestations et revendications sont inopportunes et font le jeu du pouvoir déchu.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite