• 11
  • Jan

Accueillie comme celle de tous les espoirs pour les Burkinabè, l’année 2016 risques d’être finalement perçue comme une année perdue. Au sortir de la Transition difficile avec tous les soubresauts politico-militaires qui ont failli plonger le pays dans le chaos, les Burkinabè étaient en droit d’espérer voir se frayer devant eux, à défaut d’un boulevard, au moins des pistes pouvant les conduire vers l’horizon du bonheur. Les élections présidentielles et législatives du 29 novembre 2015 devaient permettre la mise en place d’un pouvoir véritablement démocratique et plus en phase avec les aspirations du peuple insurgé qui avait chassé Blaise Compaoré du pouvoir un an plus tôt.

  • 06
  • Déc

Depuis le mardi 8 novembre, les Etats-Unis ont un nouveau président élu en la personne de l’inqualifiable Donald Trump, le milliardaire à la langue fourchue et antisystème. Au-delà de la surprise de cette élection de l’outsider Donald Trump, donné perdant par presque tous les sondages jusqu’aux ultimes heures avant le scrutin, cela confirme que les Etats-Unis restent le pays de tous les possibles.

  • 29
  • Nov

Après 27 ans et 16 jours à la tête du pays, le Président Blaise Compaoré a été contraint à la fuite. Mais lui et ses soutiens politiques et militaires, internes et extérieurs ne semblent pas avoir pris toute la mesure de la volonté du peuple burkinabè à prendre son destin en main et à se libérer de toute domination d’où qu’elle vienne. En effet, depuis son départ du pouvoir, ses soutiens politiques et militaires ont tout fait pour arrêter la marche du peuple vers de nouveaux horizons.

  • 15
  • Nov

15 octobre 1987-15 octobre 2016 : il y a 29 ans que le Capitaine Thomas Sankara, président du Faso, chef de la Révolution burkinabè, a été assassiné. Non contents de l’avoir assassiné, ils ont tenté par tous les moyens de souiller son nom, son oeuvre, son image et sa vie. Que n’ont-ils pas dit de lui ? Traître de la révolution, renégat, etc. Ils ont même tenté de le faire passer pour un vulgaire voleur ou détourneur de deniers publics. Ils ont promis de rectifier et renforcer la révolution. Ils l’ont complètement liquidée.

  • 10
  • Nov

Depuis l’avènement de la 4e République, le Burkina Faso s’est engagé dans un processus de libéralisation du jeu politique (multipartisme), de l’économie (instauration du principe de la liberté d’entreprise et de concurrence) et des espaces d’expressions (liberté de presse, d’opinions, d’association, de cultes, etc.). La Constitution du 11 juin 1991, consacre la liberté d’association comme l’un des fondements de l’Etat de droit.

  • 30
  • Oct

Ainsi, il n’était qu’un usurpateur, un imposteur. Chef de l’Etat pendant 21 (sa photo trône parmi celles des anciens présidents du Faso dans le hall d’accueil du palais de Kosyam), Premier ministre pendant 13 mois, nommé Ambassadeur aux USA sans avoir jamais pris fonction, bombardé Général de Division (alors qu’il n’était que Lieutenant-Colonel), désormais recherché par la Justice de son pays et aussi l’armée qui l’accuse de désertion, Yacouba Isaac Zida aura donc connu une ascension extraordinaire et éclair. Mais cette ascension semble avoir préparé une longue et lente déchéance.

  • 25
  • Sep

Le 25 août dernier, un groupe de personnalités du monde universitaire, de la société civile et d’anciens compagnons de feu le Président Thomas Sankara ont lancé une initiative de mobilisation de fonds pour la réalisation d’un mémorial à la mémoire du père de la révolution burkinabè (4 août 1983- 15 octobre 1987).

  • 18
  • Sep

kabaAcompter du premier septembre 2016, les Burkinabè se verront appliquer 4 nouvelles taxes. Il s’agit de la taxe sur les jeux du hasard (10% des gains dont le montant est égal ou supérieur à 100 000F CFA), de celle sur l’importation des véhicules de plus de 13 chevaux (5% de la valeur), de la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties (fixée à 0,1% pour les immeubles à usage d’habitation et à 0,2% pour les immeubles à usage autre que d’habitation) et enfin de la taxe sur la bière qui passe de 25% à 40%. Le gouvernement espère ainsi engranger autour de 8 milliards de francs CFA par an pour le Trésor public. Le gouvernement entend par ces nouvelles taxes, élargir davantage l’assiette fiscale et renforcer la contribution des citoyens au financement de projets de développement.

L’initiative du gouvernement est à saluer à sa juste valeur, d’autant plus que sans le dire ouvertement, ces nouvelles taxes visent à créer les conditions pour que les plus nantis du pays puissent contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la grande majorité de leurs concitoyens. Cependant, à côté de l’instauration de nouvelles taxes, le gouvernement du Premier ministre Paul Kaba Thiéba doit impérativement inscrire la traque des biens mal acquis des dignitaires de l’ancien régime comme une source importante de mobilisation des ressources.

C’est même une obligation pour le gouvernement. En effet, selon certains spécialistes, ces biens mal acquis sont évalués à plusieurs milliards de francs CFA. L’on ne comprend toujours pas l’absence d’initiative du gouvernement dans le sens de permettre à l’Etat burkinabè de recouvrer ces fortunes amassées sur le dos du contribuable par des anciens dignitaires du régime déchu. Comme l’a si bien relevé le REN-LAC dans sa déclaration du 9 décembre 2015 à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, « après 27 ans de pouvoir et de pillages organisés, il est de bon ton que les avoirs et les biens mal acquis de Blaise Compaoré et de sa famille, ainsi que ceux des principaux dignitaires de son régime soient gelés, recouvrés et restitués au peuple ». Depuis, rien à se mettre sous la dent. Le gouvernement de transition l’avait promis mais finalement il n’a rien fait. Depuis sa mise en place, le gouvernement Thiéba n’en parle pas du tout.

A cela s’ajoute le travail remarquable de la Commission d’enquête parlementaire du Conseil national de transition (CNT). Cette commission avait estimé les pertes annuelles liées à la fraude fiscale sur les motos à entre 2,268 et 22, 680 milliards F CFA et à 21,8 milliards F CFA pour la fraude sur le carburant. Quant aux restes à recouvrer à la Direction générale des impôts (DGI), ils s’élèvent sur la période de 2012 à 2014, à environ 123,6 milliards F CFA. A la Direction générale des douanes, les restes à recouvrer représentent un manque à gagner de 29,2 milliards F CFA. Au Trésor public, les restes à recouvrer en termes de prêts contractés par des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des députés et personnes morales de 2012 à 2014 s’élèvent à environ 49,036 milliards F CFA. En 2015, le cumul des chèques revenus impayés au Trésor public est estimé à 37 milliards 593 millions 880 mille 649 F CFA. Presque tous les acteurs impliqués dans ces pertes de ressources publiques sont connus. Il ne reste que la volonté politique pour engager une véritable traque des auteurs pour qu’ils remboursent leurs crédits. Autrement, ce sera des créances compromises qui finiront par échapper au Trésor public. Le gouvernement de transition n’avait pas réussi à donner des suites à ces enquêtes parlementaires.

Le gouvernement Thiéba va-til y donner des suites ou compte-t-il ranger ce rapport dans les tiroirs ? Pour un gouvernement qui tire le diable par la queue, faute d’argent, l’on comprend difficilement cette indifférence par rapport à ces dossiers qui pourtant pourraient largement renflouer les caisses de l’Etat. Le gouvernement Thiéba doit donc revoir sa copie.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite