• 04
  • Aoû

Plus que jamais aux côtés des citoyens en lutte pour la démocratie et la bonne gouvernance

logo 2Depuis le 1er juillet dernier, votre Journal a 6 ans. Que le temps passe vite. Le bébé grandit lentement mais sûrement, dans un contexte socioéconomique des plus austères pour les parents qui font le choix de la quête permanente de vérité et de justice sociale. De plus en plus, l’origine familiale semble se constituer en un critère pour espérer un avenir radieux dans ce pays où l’agonie de la morale et de l’éthique, le déclin de la dignité et de la fierté semblent avoir formaté une nouvelle race de dignitaires. Oui, des dignitaires de la république pas forcément dignes de respect et de considération. Fort heureusement, il reste encore des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des citadins et des ruraux dont l’intégrité les condamne à souffrir le martyre d’une gouvernance de l’Etat qui a perdu toute humanité et tout esprit d’équité.

  • 19
  • Juil

lat 2Décidément, le gouvernement que dirige Luc Adolphe Tiao semble manquer sérieusement de méthode et de stratégie. Il louvoie et réagit maladroitement même quand le bon sens commande d’attendre et d’observer. Tenez ! Il a fallu que l’opposition annonçât une journée de protestation pour que le gouvernement se rende enfin compte de son devoir d’imputabilité. Dans une circulaire en date du 12 juin, le Premier ministre a instruit les membres de son gouvernement de se rendre dans les 13 régions pour donner des informations sur les questions essentielles de la vie nationale, notamment la mise en place du Sénat. Ainsi donc le gouvernement fait adopter la loi par sa majorité à l’Assemblée nationale pour ensuite se rendre dans les régions en vue d’expliquer aux populations ce que c’est que le Sénat et les raisons qui ont motivé sa création. Si ce n’est un manque de respect, ça y ressemble. L’on aurait compris que ces missions gouvernementales interviennent avant même la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale. Mais non, le gouvernement a fait le choix de mettre les populations devant le fait accompli. Quelle terrible conception de l’imputabilité et de la prise en compte des attentes citoyennes dans les politiques gouvernementales. Du reste, dans bien des régions, les populations n’ont pas manqué de leur cracher leurs vérités. Finalement, ces sorties n’auront presque servi à rien. Si ce n’est de ridiculiser certains ministres qui se sont fait bombarder de questions dont ils se sont montrés incapables d’apporter des réponses. Heureusement, le ridicule ne tue pas !

  • 10
  • Juil

zefDe mémoire d’observateur de la vie publique nationale, excepté l’initiative foirée « de Blaise Dégage» en 2011, il y a bien longtemps que l’opposition politique n’a pas lancé un mot d’ordre unitaire. Les dernières démonstrations de force à travers des manifestations sur la voie publique remontent dans les années 90 avec la Convention des forces démocratiques (CFD) qui revendiquait une conférence nationale souveraine avant l’organisation de la première élection présidentielle de décembre 1991. Certes, il y a eu le Groupe du 14 février qui, avec les autres organisations membres du collectif contre l’impunité, a activement participé aux mouvements populaires consécutifs à l’assassinat de Norbert Zongo, entre décembre 1998 et 2002. Depuis donc plus d’une décennie, l’opposition s’est progressivement disloquée avec des scissions et créations de « partillons », chacun préférant être à la tête d’une squelettique souris que la queue d’un éléphant.

  • 23
  • Jui

blaihseDans notre précédente édition, nous évoquions l’entêtement du gouvernement et de sa majorité parlementaire soutenue par la mouvance présidentielle à mettre en place le Sénat. Malgré le rejet de cette institution par l’opposition politique dans son ensemble et une bonne partie de la société civile, la loi portant organisation et fonctionnement du Parlement qui institue le Sénat a été adoptée le mardi 21 mai dernier par 81 voix contre 46. Même la défection du principal allié du pouvoir, l’ADF/RDA, n’a ébranlé la volonté du CDP et des « mouvanciers » de passer en force. Le gouvernement a beau expliquer que la mise en place de cette deuxième chambre vise à renforcer la démocratie et à impliquer les collectivités territoriales dans le processus législatif, il ne convainc personne. Comme on le dit, il ne sert à rien de prêcher à des convertis. En vérité, il ne cherche pas à convaincre de l’utilité du Sénat. Il a fait le choix et a décidé de l’imposer.

  • 06
  • Jui

Joseph PareFinalement, la démission de l’ambassadeur Joseph Paré a été acceptée par le président du Faso. Depuis le 8 mai dernier, son remplaçant est connu, en la personne de Eric Tiaré, jusqu’alors Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Paré n’a donc finalement pas pu résister au poids des soupçons de malversations sur la somme de 262 millions FCFA dont il est accusé dans le rapport 2011 de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE). L’affaire remonte en début septembre dernier. Suite à la publication du rapport de l’ASCE, l’ambassadeur Joseph Paré, qui a été épinglé pour sa gestion du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, a été sommé de rembourser la somme de 262 millions de francs CFA. Il aurait décidé (ou bien aurait-il été contraint ?) de démissionner de son poste d’ambassadeur pour se consacrer à sa défense. Son ministre de tutelle, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibrill Bassolé, alors en visite en France, confirme l’information en déclarant le 17 septembre que Paré a introduit « une lettre demandant au président du Faso de bien vouloir le décharger de sa fonction d’ambassadeur afin qu’il puisse se consacrer à l’élaboration de sa défense ».

  • 23
  • Mai

greveLe mercure social commence à monter d’un cran. Et ce n’est que le début. Après la reculade du gouvernement dans le bras de fer qui l’opposait au Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSCHA) sur le licenciement d’un militant dudit syndicat accusé d’avoir laissé mourir une patiente en couche, c’est au tour des syndicats de l’éducation et des étudiants d’entrer dans la danse. Ensuite ce sera le tour d’autres syndicats. Puis, d’autres mouvements et pourquoi pas enfin les paysans ?

Si le gouvernement a la preuve de la responsabilité de l’agent incriminé dans la mort de la patiente, aucune raison ne peut justifier la levée de la sanction. L’on pourrait même dire que ce serait extrêmement grave. Car, ce sera la preuve que ce gouvernement n’est pas capable de protéger les citoyens des manquements graves à l’éthique professionnelle et à la déontologie des agents publics.

Cette levée de la sanction sonne comme un aveu du gouvernement que la décision de licenciement a été précipitée et manque de fondement sérieux. A moins que, implicitement, ce ne soit une reconnaissance que les rapports de force ont changé en défaveur du gouvernement qui a été contraint de reculer.

  • 03
  • Mai

adfrdaL’information a été donnée par notre confrère « L’Evènement ». Le divorce entre L’ADF/RDA et le régime Compaoré ne sera finalement pas prononcé. Après 4 mois de séparation de corps et de tractations, les deux parties seraient finalement parvenues à un accord pour sauver ce mariage de raison. Il est vrai que Ouaga la rumeur bruissait déjà sur ce retour du parti de l’éléphant. De même les positions ambiguës du parti de Me Gilbert Noël Ouédraogo, depuis cette rupture intervenue au lendemain de la formation du dernier gouvernement Luc Adolphe Tiao, laissaient penser qu’à son niveau, le divorce n’était pas consommé.

  • 17
  • Avr

Le Burkina a encore du plomb dans l’aile

blaiseBlaise Compaoré a promis de faire du Burkina Faso un pays émergent à l’horizon 2015, ou tout au moins de construire les bases de l’émergence. A quelques 2 ans de l’échéance, les constats sont très amers et même très désespérants. Le pays continue de jouer les derniers de la classe dans le classement du PNUD sur le développement humain. Le rapport 2013 classe le Burkina Faso à la 183e place, juste devant le Tchad (184e), la République démocratique du Congo (185e) et le Niger, bon dernier (186e). Que ce soit sur la qualité de l’éducation ou la construction du capital humain, de l’intégration sociale, de l’innovation technologique, de l’équité genre, des flux commerciaux internationaux, de la gestion durable de l’environnement, le Burkina Faso se retrouve partout au bas de l’échelle.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite