• 10
  • Juil

zefDe mémoire d’observateur de la vie publique nationale, excepté l’initiative foirée « de Blaise Dégage» en 2011, il y a bien longtemps que l’opposition politique n’a pas lancé un mot d’ordre unitaire. Les dernières démonstrations de force à travers des manifestations sur la voie publique remontent dans les années 90 avec la Convention des forces démocratiques (CFD) qui revendiquait une conférence nationale souveraine avant l’organisation de la première élection présidentielle de décembre 1991. Certes, il y a eu le Groupe du 14 février qui, avec les autres organisations membres du collectif contre l’impunité, a activement participé aux mouvements populaires consécutifs à l’assassinat de Norbert Zongo, entre décembre 1998 et 2002. Depuis donc plus d’une décennie, l’opposition s’est progressivement disloquée avec des scissions et créations de « partillons », chacun préférant être à la tête d’une squelettique souris que la queue d’un éléphant.

  • 23
  • Jui

blaihseDans notre précédente édition, nous évoquions l’entêtement du gouvernement et de sa majorité parlementaire soutenue par la mouvance présidentielle à mettre en place le Sénat. Malgré le rejet de cette institution par l’opposition politique dans son ensemble et une bonne partie de la société civile, la loi portant organisation et fonctionnement du Parlement qui institue le Sénat a été adoptée le mardi 21 mai dernier par 81 voix contre 46. Même la défection du principal allié du pouvoir, l’ADF/RDA, n’a ébranlé la volonté du CDP et des « mouvanciers » de passer en force. Le gouvernement a beau expliquer que la mise en place de cette deuxième chambre vise à renforcer la démocratie et à impliquer les collectivités territoriales dans le processus législatif, il ne convainc personne. Comme on le dit, il ne sert à rien de prêcher à des convertis. En vérité, il ne cherche pas à convaincre de l’utilité du Sénat. Il a fait le choix et a décidé de l’imposer.

  • 06
  • Jui

Joseph PareFinalement, la démission de l’ambassadeur Joseph Paré a été acceptée par le président du Faso. Depuis le 8 mai dernier, son remplaçant est connu, en la personne de Eric Tiaré, jusqu’alors Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Paré n’a donc finalement pas pu résister au poids des soupçons de malversations sur la somme de 262 millions FCFA dont il est accusé dans le rapport 2011 de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE). L’affaire remonte en début septembre dernier. Suite à la publication du rapport de l’ASCE, l’ambassadeur Joseph Paré, qui a été épinglé pour sa gestion du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, a été sommé de rembourser la somme de 262 millions de francs CFA. Il aurait décidé (ou bien aurait-il été contraint ?) de démissionner de son poste d’ambassadeur pour se consacrer à sa défense. Son ministre de tutelle, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibrill Bassolé, alors en visite en France, confirme l’information en déclarant le 17 septembre que Paré a introduit « une lettre demandant au président du Faso de bien vouloir le décharger de sa fonction d’ambassadeur afin qu’il puisse se consacrer à l’élaboration de sa défense ».

  • 23
  • Mai

greveLe mercure social commence à monter d’un cran. Et ce n’est que le début. Après la reculade du gouvernement dans le bras de fer qui l’opposait au Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSCHA) sur le licenciement d’un militant dudit syndicat accusé d’avoir laissé mourir une patiente en couche, c’est au tour des syndicats de l’éducation et des étudiants d’entrer dans la danse. Ensuite ce sera le tour d’autres syndicats. Puis, d’autres mouvements et pourquoi pas enfin les paysans ?

Si le gouvernement a la preuve de la responsabilité de l’agent incriminé dans la mort de la patiente, aucune raison ne peut justifier la levée de la sanction. L’on pourrait même dire que ce serait extrêmement grave. Car, ce sera la preuve que ce gouvernement n’est pas capable de protéger les citoyens des manquements graves à l’éthique professionnelle et à la déontologie des agents publics.

Cette levée de la sanction sonne comme un aveu du gouvernement que la décision de licenciement a été précipitée et manque de fondement sérieux. A moins que, implicitement, ce ne soit une reconnaissance que les rapports de force ont changé en défaveur du gouvernement qui a été contraint de reculer.

  • 03
  • Mai

adfrdaL’information a été donnée par notre confrère « L’Evènement ». Le divorce entre L’ADF/RDA et le régime Compaoré ne sera finalement pas prononcé. Après 4 mois de séparation de corps et de tractations, les deux parties seraient finalement parvenues à un accord pour sauver ce mariage de raison. Il est vrai que Ouaga la rumeur bruissait déjà sur ce retour du parti de l’éléphant. De même les positions ambiguës du parti de Me Gilbert Noël Ouédraogo, depuis cette rupture intervenue au lendemain de la formation du dernier gouvernement Luc Adolphe Tiao, laissaient penser qu’à son niveau, le divorce n’était pas consommé.

  • 17
  • Avr

Le Burkina a encore du plomb dans l’aile

blaiseBlaise Compaoré a promis de faire du Burkina Faso un pays émergent à l’horizon 2015, ou tout au moins de construire les bases de l’émergence. A quelques 2 ans de l’échéance, les constats sont très amers et même très désespérants. Le pays continue de jouer les derniers de la classe dans le classement du PNUD sur le développement humain. Le rapport 2013 classe le Burkina Faso à la 183e place, juste devant le Tchad (184e), la République démocratique du Congo (185e) et le Niger, bon dernier (186e). Que ce soit sur la qualité de l’éducation ou la construction du capital humain, de l’intégration sociale, de l’innovation technologique, de l’équité genre, des flux commerciaux internationaux, de la gestion durable de l’environnement, le Burkina Faso se retrouve partout au bas de l’échelle.

  • 11
  • Avr

urneLe groupe « Alternance, démocratie et justice » (ADJ) a décidé de consacrer les travaux de ses premières journées parlementaires de la présente législature aux enseignements à tirer des élections couplées de décembre dernier. Estimant que leurs partis politiques ont été victimes de la fraude et des achats des consciences, les députés de ce groupe parlementaire ont, entre autres, recommandé l’utilisation de timbres autocollants pour matérialiser le choix des électeurs sur les bulletins de votes ainsi que l’interdiction de l’utilisation des gadgets pendant les campagnes électorales.

  • 01
  • Avr

On ne changera pas ainsi le visage féminin de la pauvreté

8marsLe 8 mars prochain, les femmes du Burkina Faso, à l’instar de leurs sœurs du monde entier, célèbreront la Journée internationale de la femme. Le thème choisi cette année est : «Entrepreneuriat féminin et croissance économique ». Ce thème vient comme une réponse à la fois aux défis de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) (le nouveau cadre de la politique gouvernementale de développement) mais aussi à la nécessité de changer le visage féminin de la pauvreté.

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite