• 23
  • Sep

pm bcNous l’avons écrit à plusieurs reprises. L’intervention de Blaise Compaoré dans la crise malienne a été la médiation de trop. Le temps passe et cette médiation commence à révéler certains de ses pans, mettant du même coup à nu, la méthode Compaoré. Dans un écrit en date du 11 juillet, un enseignant-chercheur malien, Pr Issa, n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger cette méthode du pyromane pompier. Celui-ci décrit les coulisses de l’échec de la médiation en avril dernier entre les acteurs maliens à Ouagadougou. « Le scénario semblait écrit à l’avance. La technique de négociation semblait, elle aussi, rodée. Tout devait baigner dans l’huile. Même les imprévus devaient être prévus à l’avance. La médiation avançait en terrain connu. La blitzkrieg préparée lui assurait une victoire foudroyante », écrit le Pr N’Diaye qui s’est glissé parmi les invités sans être membre officiel de la délégation. Il ne faisait donc pas partie des délégations officielles invitées par le médiateur, mais était animé par la curiosité et l’intérêt du chercheur de comprendre le secret du médiateur Blaise Compaoré. « Comment cet homme à la poigne de fer, prompt à briser toute velléité de révolte dans son propre pays réussit-il à s’imposer comme médiateur dans des conflits sanglants de sa sous-région auxquels il a été mêlé de loin ou de près, voire soupçonné d’en être le parrain ? Allié de Savimbi dans la guerre d’Angola et de Charles Taylor au Liberia et en Sierra Leone, tour à tour soutien de Laurent Gbagbo et des rebelles ivoiriens, il officia comme médiateur en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry et dernièrement au Mali, bien qu’abritant à Ouagadougou, une représentation de la rébellion armée du MLNA. » Voilà le centre d’intérêt de cet universitaire. Il a donc effectué le déplacement à Ouagadougou ses propres, fait-il remarquer, pour comprendre. Mais tout porte à croire, qu’il s’est fait une bien mauvaise idée de l’efficacité de la méthode Compaoré. Du reste, il n’est pas le seul.

  • 05
  • Sep

tiaoDécidément, avec ce gouvernement de Luc Adolphe Tiao, on verra tout dans ce pays. Voilà un gouvernement qui fait expulser violemment des étudiants des cités universitaires, les jette dans la rue pour ensuite jouer les pompiers. Dans quel pays sommes-nous ? Comment un gouvernement peut se permettre autant de légèretés, à la limite, irresponsables avec la jeunesse ? Qui plus est, dans un contexte actuel de crise sociopolitique qui divise déjà le pays ?

  • 25
  • Aoû

manifLa gestion quotidienne de l’Etat burkinabè est caractérisée depuis deux décennies par une mal gouvernance avec son cortège de corruption rampante, de clientélisme politique, de collusion dangereuse entre le politique et l’économique (engendrant l’’émergence d’opérateurs économiques de compromission et de prête-noms, des mafieux en tous genres), une déliquescence morale et une crise éthique profonde, etc. Nous l’avons dit depuis le premier numéro du Journal Le Reporter en Juillet 2007, ce pouvoir-là n’est plus capable de faire la différence entre ses intérêts et ceux du peuple. Pire, il se croit investi de tous les droits sur le peuple dont il ne soucie même pas ni de la souffrance, ni de l’opinion.

  • 04
  • Aoû

Plus que jamais aux côtés des citoyens en lutte pour la démocratie et la bonne gouvernance

logo 2Depuis le 1er juillet dernier, votre Journal a 6 ans. Que le temps passe vite. Le bébé grandit lentement mais sûrement, dans un contexte socioéconomique des plus austères pour les parents qui font le choix de la quête permanente de vérité et de justice sociale. De plus en plus, l’origine familiale semble se constituer en un critère pour espérer un avenir radieux dans ce pays où l’agonie de la morale et de l’éthique, le déclin de la dignité et de la fierté semblent avoir formaté une nouvelle race de dignitaires. Oui, des dignitaires de la république pas forcément dignes de respect et de considération. Fort heureusement, il reste encore des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des citadins et des ruraux dont l’intégrité les condamne à souffrir le martyre d’une gouvernance de l’Etat qui a perdu toute humanité et tout esprit d’équité.

  • 19
  • Juil

lat 2Décidément, le gouvernement que dirige Luc Adolphe Tiao semble manquer sérieusement de méthode et de stratégie. Il louvoie et réagit maladroitement même quand le bon sens commande d’attendre et d’observer. Tenez ! Il a fallu que l’opposition annonçât une journée de protestation pour que le gouvernement se rende enfin compte de son devoir d’imputabilité. Dans une circulaire en date du 12 juin, le Premier ministre a instruit les membres de son gouvernement de se rendre dans les 13 régions pour donner des informations sur les questions essentielles de la vie nationale, notamment la mise en place du Sénat. Ainsi donc le gouvernement fait adopter la loi par sa majorité à l’Assemblée nationale pour ensuite se rendre dans les régions en vue d’expliquer aux populations ce que c’est que le Sénat et les raisons qui ont motivé sa création. Si ce n’est un manque de respect, ça y ressemble. L’on aurait compris que ces missions gouvernementales interviennent avant même la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale. Mais non, le gouvernement a fait le choix de mettre les populations devant le fait accompli. Quelle terrible conception de l’imputabilité et de la prise en compte des attentes citoyennes dans les politiques gouvernementales. Du reste, dans bien des régions, les populations n’ont pas manqué de leur cracher leurs vérités. Finalement, ces sorties n’auront presque servi à rien. Si ce n’est de ridiculiser certains ministres qui se sont fait bombarder de questions dont ils se sont montrés incapables d’apporter des réponses. Heureusement, le ridicule ne tue pas !

  • 10
  • Juil

zefDe mémoire d’observateur de la vie publique nationale, excepté l’initiative foirée « de Blaise Dégage» en 2011, il y a bien longtemps que l’opposition politique n’a pas lancé un mot d’ordre unitaire. Les dernières démonstrations de force à travers des manifestations sur la voie publique remontent dans les années 90 avec la Convention des forces démocratiques (CFD) qui revendiquait une conférence nationale souveraine avant l’organisation de la première élection présidentielle de décembre 1991. Certes, il y a eu le Groupe du 14 février qui, avec les autres organisations membres du collectif contre l’impunité, a activement participé aux mouvements populaires consécutifs à l’assassinat de Norbert Zongo, entre décembre 1998 et 2002. Depuis donc plus d’une décennie, l’opposition s’est progressivement disloquée avec des scissions et créations de « partillons », chacun préférant être à la tête d’une squelettique souris que la queue d’un éléphant.

  • 23
  • Jui

blaihseDans notre précédente édition, nous évoquions l’entêtement du gouvernement et de sa majorité parlementaire soutenue par la mouvance présidentielle à mettre en place le Sénat. Malgré le rejet de cette institution par l’opposition politique dans son ensemble et une bonne partie de la société civile, la loi portant organisation et fonctionnement du Parlement qui institue le Sénat a été adoptée le mardi 21 mai dernier par 81 voix contre 46. Même la défection du principal allié du pouvoir, l’ADF/RDA, n’a ébranlé la volonté du CDP et des « mouvanciers » de passer en force. Le gouvernement a beau expliquer que la mise en place de cette deuxième chambre vise à renforcer la démocratie et à impliquer les collectivités territoriales dans le processus législatif, il ne convainc personne. Comme on le dit, il ne sert à rien de prêcher à des convertis. En vérité, il ne cherche pas à convaincre de l’utilité du Sénat. Il a fait le choix et a décidé de l’imposer.

  • 06
  • Jui

Joseph PareFinalement, la démission de l’ambassadeur Joseph Paré a été acceptée par le président du Faso. Depuis le 8 mai dernier, son remplaçant est connu, en la personne de Eric Tiaré, jusqu’alors Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Paré n’a donc finalement pas pu résister au poids des soupçons de malversations sur la somme de 262 millions FCFA dont il est accusé dans le rapport 2011 de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE). L’affaire remonte en début septembre dernier. Suite à la publication du rapport de l’ASCE, l’ambassadeur Joseph Paré, qui a été épinglé pour sa gestion du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, a été sommé de rembourser la somme de 262 millions de francs CFA. Il aurait décidé (ou bien aurait-il été contraint ?) de démissionner de son poste d’ambassadeur pour se consacrer à sa défense. Son ministre de tutelle, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Djibrill Bassolé, alors en visite en France, confirme l’information en déclarant le 17 septembre que Paré a introduit « une lettre demandant au président du Faso de bien vouloir le décharger de sa fonction d’ambassadeur afin qu’il puisse se consacrer à l’élaboration de sa défense ».

"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite