Boureima Ouédraogo

Boureima Ouédraogo

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BILAN DE L’AN 1 DU PRESIDENT KABORE

Une confirmation de la faillite de toute la classe politique

La démocratie burkinabè semble progressivement marquer le pas, faute d’une classe politique à la hauteur des défis et des enjeux post-insurrection. Face au pouvoir hésitant, l’opposition semble se complaire dans une rhétorique battue en brèche lors des dernières élections présidentielle, législatives et municipales : le nouveau ancien régime n’est pas capable du vrai changement.

Depuis la fin de l’année 2016, la Côte d’Ivoire est en proie à d’intempestives mutineries des forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire. Ce fut d’abord les ex-rebelles (engagés dans l’armée après la victoire du camp Ouattara contre celui du président déchu, Laurent Gbagbo, dans la crise militaire post-électorale de 2010) qui ont commencé les revendications bruyantes de primes impayées. Ces primes auraient été détournées depuis des années par la hiérarchie militaire. Après de longues tractations avec ces ex-rebelles dans leur QG de Bouaké, le gouvernement consent de verser plusieurs millions à chaque soldat concerné (12 millions FCFA, dont 6 millions d’avance selon plusieurs).

Ouf ! Les choses semblent bouger du côté de la Justice ! Après avoir annoncé la décision prise lors de sa session du 28 juillet 2016, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a effectivement mis en place une commission d’enquêtes sur les accusations de corruption impliquant des magistrats,

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"Nous rêvons d'un Burkina Faso où le pauvre suscite chez le riche, compassion et solidarité; où le faible bénéficie de la protection des forts; où la solidarité n'est pas seulement un slogan mais une valeur essentielle dans nos rapports avec les autres; où toute vie humaine est sacrée;...Lire la suite